Rétention de sûreté (épilogue) : Dérives néo-nazies ?

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Ça y’est. La rétention de sûreté pour les criminels dangereux en général et pour les criminels sexuels pédophiles en particulier, a été validée par le Conseil Constitutionnel… y compris la rétroactivité, preuve que la validation ne concerne absolument pas le respect de la Constitution, juste l’absolution du gouvernement par un Conseil politiquement très marqué (un certain Jacques Chirac s’est chargé d’y mettre tous ses amis avant de partir).

On saura donc qu’en France, on peut se torcher avec les droits de l’homme. Et on comprendra mieux pourquoi la France est le deuxième pays le plus condamné par la Cour Européenne des Droits de l’Homme, devant la Russie et la Turquie. Tout en se doutant qu’elle deviendra bientôt le premier pays le plus condamné pour violation des droits de l’homme.

On sait aujourd’hui que l’UMP disait à l’Assemblée s’inspirer d’un dispositif instauré en Allemagne en 1933. Le Canard enchaîné publie cette semaine la décision en question, signée de la main du chancelier de l’époque. Un certain… Adolf Hitler.

Tout est dit.

Lettre ouverte à la défenseure des enfants.

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Au risque de passer pour un obsessionnel, avec un 3ème billet sur ce même sujet, je reviens sur l’affaire Berlaimont en reproduisant intégralement – avec son accord – la lettre ouverte écrite et publiée par un enseignant à l’attention de Madame Dominique Versini, défenseure des enfants. Pour éviter toute ambiguité, je vous demande de bien noter qu’il s’agit de la reproduction de la lettre publiée par un enseignant, que je ne fais ici que copier-coller.

Voici la Lettre ouverte à Madame la Défenseure des Enfants.

Madame,

au-delà de l’impact médiatique outrancier auquel l’épisode a donné lieu, la gifle lancée par un enseignant à un élève éclaire d’un jour particulier le peu de cas qu’on semble faire en France, tout spécialement dans les établissements scolaires, de la Convention internationale des droits de l’enfant, pourtant signée par la France, mais aussi, plus simplement, du respect le plus élémentaire pour sa personne. Dans son article 19, la convention stipule en effet que « les Etats parties prennent toutes les mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l’enfant contre toute forme de violence, d’atteinte ou de brutalités physiques ou mentales (…), de mauvais traitements ou d’exploitation, pendant qu’il est sous la garde de ses parents (…) ou de toute autre personne à qui il est confié ». Bien que le texte de la Convention soit affiché depuis peu dans toutes les salles de classe, le respecte-t-on pour autant ? Pour une gifle dont le retentissement traverse pour une fois les murs de l’école, combien de brutalités « physiques et mentales », de coups, de vexations, d’humiliations sont le lot quotidien d’élèves qui préfèrent se taire, encaisser sans broncher, parce qu’ils ont peur ou parce qu’ils savent bien que, de toutes manières, leur parole ne sera pas entendue. Cet enfant de 11 ans, maltraité, rudoyé, humilié devant toute la classe, comment devait-il réagir ? L’injure sortie de sa bouche n’est pas venue de rien, elle est la réponse, certes maladroite, à un adulte sorti de son rôle. Dans ses conditions, et même si la gifle qui a suivi peut être imputée à un réflexe impulsif, il est inadmissible que les plus hautes autorités de l’état, derrière le Premier ministre et le ministre de l’Education nationale, aient pu, en apportant leur soutien à l’enseignant fautif, légitimer cette forme de violence et sembler couvrir à l’avance tous les dérapages dont les adultes se rendraient coupables à l’intérieur d’un établissement scolaire. Alors que ces mêmes autorités n’ont pas de mots assez forts pour dénoncer la violence lorsqu’elle vient des élèves, que la ministre de la Justice réclamait il y a peu « pour les mineurs, une réponse pénale à chaque infraction », on peut quand même s’étonner de la complaisance ainsi manifestée pour la violence lorsqu’elle vient des détenteurs de l’autorité.

Faut-il croire, comme on le soutenait encore il n’y a pas très longtemps, que les coups feraient grandir ou qu’un enfant n’en souffrirait pas ? La campagne lancée dans l’opinion publique suite à cet événement, où, malheureusement, les enseignants ne sont pas les moins virulents, est le signe d’une formidable régression dans le débat éducatif, régression déjà à l’œuvre depuis plusieurs années, par exemple dans les domaines de la pédagogie ou de la justice des mineurs : des pétitions initiées par des syndicats bien mal inspirés, ont ouvert les vannes à un flot furieux de paroles haineuses qui dépassent de beaucoup les deux protagonistes à l’origine de l’histoire. Il ne s’agit plus de défendre un enseignant mais d’en appeler, avec une brutalité invraisemblable, au retour des « bonnes vieilles méthodes », celles d’une époque où l’on pouvait frapper les enfants en toute bonne conscience, en toute impunité. Avec les conséquences que l’on pressent : vous êtes mieux placée que quiconque, Madame, pour constater les dégâts de la violence exercée sur les enfants, à l’école comme à la maison. Et lorsque des enfants meurent sous les coups, lorsque d’autres sont détruits pour la vie, c’est toujours parce qu’au départ il y a eu ces mots criminels : « c’est pour ton bien ! » (1). Votre fonction de défenseure des enfants vous impose, Madame, d’intervenir dans les médias, auprès de l’opinion publique, des autorités, pour faire cesser ce déferlement irresponsable, pour faire en sorte que, dans les établissements scolaires, la Convention des droits de l’enfant soit autre chose qu’une simple affiche placardée sur un mur, pour que l’on comprenne que les coups portés aux enfants ne sont jamais légitimes, que l’adulte n’a pas toujours raison, que l’enseignant peut aussi avoir des comptes à rendre. Il est plus que temps que, dans les écoles « le droit de l’enfant au respect » (Janusz Korczak) soit réellement pris en considération.

(1) Alice MILLER, C’est pour ton bien. Racines de la violence dans l’éducation de l’enfant, Aubier, 1984
Bernard GIRARD
Enseignant
http://journaldecole.canalblog.com

A noter que la lettre ouverte a été envoyée à un certain nombre de médias, dont Libération qui a refusé de la publier, tandis que le président de DEI France – à savoir le président du tribunal pour enfants de Bobigny Jean-Pierre Rosenczveig – l’a publié sur son blog.
Au passage, je trouve intéressant que cette lettre soit envoyée à Dominique Versini : Il y a peut-être un rapport à faire entre cette affaire et son rapport « alarmant » de 2007.

Berlaimont et l’affaire de l’élève giflé (suite)

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Dans les commentaires de mon précédent billet, j’ai noté que beaucoup d’entre vous doutaient de mes sources. Alors, j’ai cherché, comme chacun peut le faire, dans Google Actu. Le lien le plus récent est celui d’un dangereux journal anarcho-laxiste bien connu pour sa défense acharnée des délinquants : j’ai nommé Le Figaro.

Voici l’article du Figaro qui donne un éclairage intéressant sur les faits.

Il me semble pertinent, dans le cadre de ce billet, de citer intégralement le Procureur de la République, Bernard Beffy.

« « Il ne s’agit pas du tout d’une simple gifle, mais bien d’une vraie scène de violence longue de 1 minute qui dépasse largement les bornes. La classe entière a été choquée par ce qui s’est passé, et ce sont deux élèves traumatisées qui, à la fin du cours, se sont rendues à l’infirmerie pour raconter ce à quoi elles venaient d’assister.
A aucun moment le professeur n’a demandé à l’élève de débarrasser son bureau. L’enseignant a tout renversé sans un mot et c’est alors que l’élève de 11 ans, qui en paraît 8 physiquement, lui a demandé pourquoi il avait fait cela. Le professeur l’a saisi par le col et poussé contre le mur, l’enfant l’a insulté, la gifle est partie. Le professeur a ensuite traîné l’élève en larmes, qui ne touchait pas terre, jusqu’à son bureau, puis dans une salle attenante où il a exigé des excuses qu’il a obtenues avant de ramener l’enfant dans la classe en lançant que la parenthèse était refermée et que personne ne devait parler de ce qui s’était passé… »

Voici le Procureur cité in extenso. Or, l’article est intéressant parce qu’on apprend que cette version est basée sur les interrogatoires de :

  • La directrice de l’établissement scolaire
  • L’infirmière scolaire de l’établissement
  • 6 élèves interrogés
  • L’enseignant

Et que tous donnent cette même version des faits – même l’enseignant qui « reconnait davantage qu’une simple gifle » (encore une fois, je ne fais que citer).

Rappellons que l’enseignant sera jugé en procédure de CRPC – c’est à dire de Reconnaissance Préalable de Culpabilité : le fameux « plaider-coupable ». Ceux qui affirment donc que les choses ne se seraient pas passées comme cela se montrent en fait plus royaliste que le Roi.

Et quand je pense que certains (une majorité de personne, même) ont essayé de faire passer l’enfant pour un affreux délinquant pervers qui a poussé son prof à bout avant de porter plainte dans un accès de machiavélisme, j’ai vraiment les boules. Les boules pour cet enfant, qui a été victime de violences. Oui il faut le dire. Les boules pour tous les autres enfants qui ont été victimes de violence et qu’on a fait passer pour des délinquants, aussi. Car si on l’a fait avec autant de brio pour un, on a dû le faire plus d’une fois dans des affaires moins médiatisées.

Quiconque suit ce blog depuis ses débuts sait que l’un de mes buts était de faire contre-poid face à l’hystérie que l’on connait parfois sur les affaires qui concernent les enfants victimes. Mais en l’occurence, quand il y a violence nette et reconnue, il ne me semble pas juste d’accabler un enfant qui a déjà pas mal morflé. Surtout, j’affirme qu’au vu de la version « officielle » et des témoignages qui composent cette version, continuer à vouloir parler d’une simple « gifle réponse à une insulte » est une escroquerie intellectuelle.

Un peu plus, et c’était l’enfant le coupable de s’être fait maltraîter…

Un mineur se suicide en prison – La faute à pas de chance ?

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Nous sommes en février 2008, les Etablissements Pénitentiaires pour Mineurs (EPM) ont ouvert en juin dernier : Ils viennent de connaitre leur premier suicide. Simple fait divers ? Pas tout à fait…

L’année dernière en effet, il y eut 72 tentatives de suicide chez les mineurs incarcérés, bien qu’aucun suicide n’aie réussi cette année là. Pour un peu plus de 780 mineurs incarcérés… Cela fait un taux d’environ 10 tentatives de suicide pour 100 personnes.

Pour donner une petite comparaison, le taux de tentatives de suicide à l’extérieur en France – déjà fort préoccupant – est d’environ 0,25 suicides pour 100 jeunes : Le taux de tentative de suicide chez les mineurs est donc 40 fois supérieur chez les mineurs incarcérés.

Dis autrement, chez les mineurs, il y a 4000% d’augmentation du risque de tentative de suicide chez les mineurs incarcérés. Et ces 4000% d’augmentation du risque suicidaire, il y a un certain nombre de personnes qui doivent en rendre compte.

La justice, d’abord, qui incarcère parfois à tour de bras : que chaque juge des enfants sache qu’à chaque fois qu’il prononce une peine de prison ferme, il multiplie par 40 le risque que la personne qu’il a en face de lui mette fin à ses jours, il crée une chance sur dix que cette personne essaye de se suicider.

Le gouvernement, ensuite, et surtout, qui multiplie les mesures répressives favorisant l’incarcération des mômes en dépit de tout bon sens. C’est bien joli de s’émouvoir et de pleurer toutes les larmes de crocodile de son corps comme le fait Madame Dati, mais lorsque l’on essaye à tout prix de multiplier par deux la peine encourue par les mineurs, que l’on tente de baisser l’âge minimum d’incarcération, que l’on pond réforme sur réforme de l’Ordonnance de 1945, alors on ne peut échapper à ses responsabilités : ce sont des gens comme Nicolas Sarkozy et Rachida Dati qui sont responsables de la mort – ou de la tentative de mettre fin à ses jours – de ces mineurs.

Et avec eux, tous les citoyens qui ne s’offusquent pas, voire qui encouragent cette politique du pire.

Qu’on ne fasse pas semblant d’être surpris ! Comment l’être quand on voit les conditions de détention auxquels sont soumis certains mineurs ? Et même quand les conditions de détention sont bonnes…

Le gouvernement aura beau nous ressortir des gimmicks vaguement commerciaux comme « la prison-école » à propos des EPM : c’est bien dans un de ces EPM flambant neuf qu’un adolescent s’est suicidé. Comme quoi malheureusement pour Madame Dati, les faits sont têtus.

Et les faits, c’est que la prison est une punition très dure lorsqu’il s’agit d’un adulte, mais franchement inhumaine lorsqu’il s’agit d’un mineur. Tellement inhumaine que cet adolescent a préféré la quitter les pieds devant qu’y rester une seconde de plus. Parce que même la prison école-centre-aéré-halte-garderie et tous les slogans qu’on pourra nous ressortir ne changeront rien au fait qu’un mineur n’a rien à faire dans une prison, et que la peine de prison – en soi et quelque soit son contenu – est une peine terrible.

Une peine qu’on inflige – et qu’on veut infliger de plus en plus souvent – à des mômes de 13 ans.

Celui-ci en avait seize au moment où il s’est pendu. Nous ne savons pas grand chose de lui, mais nous savons une chose :

Tous, collectivement, et le gouvernement et la justice en premier lieu, par l’utilisation d’une peine inhumaine, nous avons tué cet adolescent.

Élève giflé et enseignant arrêté : Ce qui s’est vraiment passé à Berlaimont.

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Le sujet deffraie la chronique : un professeur d’un collège de Berlaimont (Nord) qui aurait gifflé un élève s’est retrouvé en garde à vue à la suite d’une plainte par le père du jeune collègien de 11 ans. Selon la version des journalistes, « l’élève a traité le professeur de connard, le prof a réagit en gifflant l’élève », fin de l’histoire.

Mais la version donnée par le procureur diffère quelque peu. Voici donc la vraie chronologie des évènements selon le procureur, Monsieur Beffy :

  • La table de l’élève n’étant pas rangée, le professeur arrive là où se trouve l’élève, au fond de la classe, et sans dire un mot, d’un revers de main, met l’ensemble des affaires de l’élève par terre.
  • L’élève demande au professeur « Pourquoi avoir fait cela, monsieur ? »
  • Pour toute réponse, le professeur – dont on apprend qu’il reconnait avoir un problème avec l’alcool depuis 4 ans et qui avait 0,36mg dans le sang au moment de son interpellation – le soulève par le col et le plaque contre un mur de la classe.
  • « Connard » marmonne alors l’enfant, probablement humilié et déjà victime d’une violence à ce moment là des faits.
  • C’est à ce moment là seulement que le professeur lui met une gifle, puis le traine du fond de la classe jusqu’à son bureau (à l’autre bout de la classe), avant de l’amener dans une autre salle pour lui faire rédiger une lettre d’excuse. Devant tous les élèves, dont deux filles, choquées, partent vers l’infirmerie en pleurs.
  • Il reviens ensuite dans la classe en déclarant « L’incident est clos, vous n’en parlez à personne » : une réaction d’enseignant qui n’a rien à se reprocher bien entendu.

Au passage, on apprend que l’élève a été exclu de son établissement pendant 3 jours – ce qui signifie que l’évènement sera mentionnée sur son dossier scolaire : un moyen de lui compliquer l’accès à certains lycées prestigieux notamment si jamais ça devait le tenter. C’est, par expérience, une sanction totalement inhabituelle, une insulte à un prof de ce genre étant généralement sanctionnée par quelques heures de colle.

Dis autrement, il s’agit d’une basse vengeance de la part de la direction du collège Gilles-de-Chin ; Mesquin. D’autant plus qu’on imagine facilement que la plainte est une décision du père et non du fils.

Au fait, le fallait-il, porter plainte ? Je répondrais par un quadruple-oui :

  • Oui parce que c’est apparamment le seul moyen de faire savoir publiquement que des professeurs frappent des élèves (et parfois au dela) : tous les journalistes sont en train de nous dire que l’acte est incroyablement rare, alors j’ai cherché à mener l’enquête : ayant interrogé un certain nombre de collègiens, ils sont unanimes : tous ont connu, dans l’année en cours ou l’année précédente, au moins un professeur qui aura frappé au moins un élève. Parfois plus (et parfois plus grave que des giffles). Les affaires sont presque systèmatiquement étouffées, maintenues privées. Et les enseignants presque jamais sanctionnés par leur hiérarchie, même quand les actes sont nettement plus grave.
  • Oui parce que c’est facile de jouer les vierges effarouchées quand un élève insulte un professeur, alors que l’inverse est assez courant et strictement jamais sanctionné. Le respect c’est à double-sens : « je te respecte, tu me respectes », sinon ce n’est pas du respect mais de l’autoritarisme. Or de ce point de vue là, beaucoup de professeurs ont un comportement inacceptable sans que l’on ne tolère que l’élève réponde en frappant son professeur pour autant.
  • Oui ensuite parce que les actes sont inacceptables : je vous pose la question à vous adultes, probablement salariés, qui me lisez. Comment réagiriez vous si votre patron jettait vos affaires par terre dans un excès de colère, et comment réagiriez vous s’il vous soulevait, vous plaquait contre un mur, vous frappait puis vous trainait jusqu’à son bureau ? Je pense que vous seriez vous aussi fortemment tenté de porter plainte. Or le respect que vous êtes en droit d’attendre, les enfant sont aussi en droit de l’attendre : les enfants ne sont pas des sous-citoyens ni des sous-êtres.
  • Oui enfin parce qu’au petit jeu de la judiciarisation des comportements irrespectueux, il est important de dire que ce ne sont pas les élèves qui ont commencé. Et que les enseignants ne se privent pas, eux, de contacter la justice à la moindre insulte ou comportement irrespectueux d’un élève. Nous y reviendrons dans un prochain article ici-même. Et vous verrez qu’il s’agit de quelque chose de très sérieux, projet de loi à l’appui.

Avouez qu’on est bien loin du « il l’a traité de connard, il a reçu une gifle en échange ».
Ne laissez pas les journalistes diaboliser les élèves pendant que les professeurs seraient tous des héros. Il est très important de dire haut et fort que la violence et l’irrespect des élèves envers les professeurs est inacceptable. Aucun n’élève n’a le droit d’insulter – et a fortiori de frapper – un professeur. Et des sanctions doivent être prises dans de telles circonstances.

Mais cela est valable dans l’autre sens : l’irrespect des professeurs envers leurs élèves est tout à fait inacceptable également, et la violence à l’égard des élèves est tout aussi inacceptable. Par ailleurs, s’il faut féliciter énergiquement tous les professeurs qui font consciencieusement et respectueusement un métier difficile comme le leur, il est urgent aussi de sanctionner lourdemment les brebis galeuses qui n’ont pas un comportement digne de leur tâche de représentants de la République.

En l’occurence, soulever un élève, le plaquer contre un mur, le frapper et le trainer, c’est illégal et ce n’est pas un geste anodin : on ne l’accepterait pas d’un élève, on n’a pas à l’accepter de la part d’un enseignant.

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