José Laboureur – le prof cogneur de Berlaimont – veut son procès !
Médias, actualités, droits de l'enfant, justice, société 25 mars 2008 Tags: actualités, école, Berlaimont, collège, droits de l'enfant, Gilles-de-Chin, justice, Laboureur, mineurs, société, violence .La relaxe ! José Laboureur, le professeur du collège Gilles de Chin à Berlaimont qui s’était rendu coupable de violences à la limite du passage à tabac sur un élève de 6ème âgé de 11 ans et qui avait tenté de la faire passer pour une simple giffle lancée en réaction à une insulte, a décidé finalement qu’il n’acceptait pas le plaider-coupable, et réclamait rien de moins que la relaxe !
Pas qu’il conteste les faits, non non non : mais il déclare, accompagné de son avocat Francis Lec (dont nous reparlerons), qu’ils ne sont pas répréhensibles pénalement, qu’il a exercé son « droit d’autorité ». Alors, une bonne fois pour toute, rappellons les actes de ce monsieur, et montrons ce qu’il appelle « son droit d’autorité ». Je cite intégralement Monsieur le Procureur de la République Bernard Beffy :
« Il ne s’agit pas du tout d’une simple gifle, mais bien d’une vraie scène de violence longue de 1 minute qui dépasse largement les bornes. La classe entière a été choquée par ce qui s’est passé, et ce sont deux élèves traumatisées qui, à la fin du cours, se sont rendues à l’infirmerie pour raconter ce à quoi elles venaient d’assister.
A aucun moment le professeur n’a demandé à l’élève de débarrasser son bureau. L’enseignant a tout renversé sans un mot et c’est alors que l’élève de 11 ans, qui en paraît 8 physiquement, lui a demandé pourquoi il avait fait cela. Le professeur l’a saisi par le col et poussé contre le mur, l’enfant l’a insulté, la gifle est partie. Le professeur a ensuite traîné l’élève en larmes, qui ne touchait pas terre, jusqu’à son bureau, puis dans une salle attenante où il a exigé des excuses qu’il a obtenues avant de ramener l’enfant dans la classe en lançant que la parenthèse était refermée et que personne ne devait parler de ce qui s’était passé… »
Voici donc ce que Monsieur José Laboureur – quinquagénaire d’1m90 – et avec la complicité corporatiste de la quasi-totalité du monde enseignant, appelle « le droit d’autorité » sur un élève à peine sorti de l’école primaire. Vous le saurez, donc, messieurs-dames, lorsque vous envoyez vos enfants à l’école : tous les adhérents du SNALC et du SNES (les deux syndicats qui ont présenté un soutien inconditionnel à Monsieur je-plaque-un-élève-contre-le-mur -et-je-me-fais-passer-pour-une-victime) considèrent qu’il est de leur droit de plaquer un enfant contre un mur, de le gifler, de le trainer sur plusieurs mètres, et de tenter d’étouffer l’affaire : c’est leur droit d’autorité. Si si, sans rire ! Enfin c’est leur droit, mais il faut que les élèves « n’en parlent à personne » : droit dans ses bottes, Monsieur Laboureur, vraiment ?
On apprend d’ailleurs qu’il n’a pas été sanctionné par sa hiérarchie (vous en doutiez ? vous comprenez maintenant pourquoi le père a porté plainte ?), mais que l’élève lui par contre, a été forcé de changer d’établissement scolaire suite à la pression qui fut exercée sur lui – bravo le corps enseignant.
On apprend également que Monsieur Laboureur aurait déjà été condamné pour attentat à la pudeur (par Le Figaro), il y a de cela un certain nombre d’années déjà.
Que cet élève, si par miracle il devait avoir vent de ce blog, soit assuré de mon soutien et de ma compassion. C’est peu, mais s’il pouvait savoir que tous les français n’ont pas cédé à la haine irraisonnée d’un enfant, ce serait somme toute toujours ça de pris.
Bien entendu, on va m’opposer l’affirmation que le procureur représente l’accusation, et que par conséquent sa version ne saurait être neutre (bien que ce soit la seule source qui se soit exprimée qui dispose de l’ensemble du dossier à ce jour).
C’est un argument que j’entend, et que je prend au mot.
Je n’ai pas eu ouïe dire que José Laboureur et son entourage contestaient les faits, mais « la qualification pénale ». Si toutefois Monsieur Laboureur, ses avocats (au hasard, Francis Lec alias Maître Je-veux-judiciariser-les-insultes des-élèves-mais-je réclame-la-relaxe-des professeurs-qui-frappent), ou quiconque a un intérêt à défendre l’enseignant dans cette affaire, désire me faire parvenir une autre version des faits, il n’y a aucun problème : elle sera immédiatement publiée, intégralement, en grosses lettres (aussi grosses que tous les autres articles), dans un billet à part, comme il se doit.
Dans l’attente d’une version alternative des faits, je suis bien obligé de me baser sur la seule source crédible dont je dispose. Et celle-ci tranche légèrement (c’est le moins que l’on puisse dire) avec la belle histoire bisounours du vilain élève et du pauvre professeur.
Rendez-vous au procès public que vous avez réclamé, Monsieur Laboureur ! Nous verrons, alors, qui fut le bourreau, qui fut la victime !
26 mars 2008 à 22:23
« Je n’ai pas eu ouïe dire que José Laboureur et son entourage contestaient les faits, mais “la qualification pénale”. »
Le professeur, en ce qui concerne les faits, reconnaît-il seulement une gifle, ou bien aussi la « vraie scène de violence » ?
Est-ce que la renconciation à la CRPC viendrait du soutien massif qui lui a été apporté, dont il espère qu’il influencera les juges ? Des magistrats ont cependant contesté le « soutien » de Fillon au prof: http://www.20minutes.fr/article/212599/Lille-A-Berlaimont-les-magistrats-plaident-pour-leur-independance.php (j’écris « soutien » enre guillemets car Fillon a dit « ce n’est jamais une bonne solution que de gifler un élève », c’est-à-dire qu’il a en fait désavoué le prof…)
En ce qui concerne l’attentat à la pudeur, à la lecture de l’article que j’ai trouvé, on ne sait pas trop s’il a été condamné ou seulement poursuivi.
26 mars 2008 à 22:35
A ma connaissance il a « reconnu plus qu’une simple gifle » (selon Le Figaro toujours, cf sources de mon billet précédent sur le sujet), et je n’ai jamais entendu dire qu’il contestait « une partie des faits ». Cela dit, pour être parfaitement sincère, je n’ai jamais entendu non-plus très ouvertement qu’il « confirmait l’intégralité des faits ». C’est pourquoi si qui que ce soit de l’univers Laboureur veut finalement contester « une partie des faits », je me ferais un devoir de publier sa version.
Quant à savoir pourquoi il refuse la CRPC, honnêtement, je ne suis pas sûr de savoir. J’ai quelques théories :
- Le soutien qu’il a reçu et son conseil, Francis Lec, un anti-élèves de base (je prépare un billet rien que pour lui), lui ont monté cette histoire à la tête et ont réussi à lui faire croire qu’il avait une chance de s’en sortir blanchi (or, vu les propos du procureur, ça me paraît compromis).
- Il veut se poser en victime pour provoquer un débat (il veut faire dire à la France entière qu’il a été puni injustemment pour une toute petite gifle de rien du tout et que les juges de toute façon ils protègent les délinquants et embêtent les pauvres profs consciencieux)
- Voire il cherche à remettre de l’huile sur le feu régulièrement pour se faire aduler et faire conspuer son ex-élève (dont il n’a rien, absolument RIEN fait pour que l’acharnement public sur sa personne cesse).
Ce sont les trois idées qui me viennent à l’esprit, et j’y vois une égale probabilité pour les trois.
Concernant l’attentat à la pudeur enfin, vu qu’il aurait reconnu les faits, on l’imagine mal relâché sans la moindre condamnation. C’était les nineties mais tout de même ! Et puis, je sais que c’est un bien petit détail littéraire, mais Le Figaro dit que les faits « ne figurent plus » au casier judiciaire : s’ils ne figurent plus, c’est qu’ils ont figuré. Or, ne sont mentionnées au casier judiciaire que les condamnations effectives.
En revanche, il est étonnant que le procureur n’en aie trace : il me semble que les amnisties, les abstention d’inscription au casier, les « peines réputées non-avenues » à la fin d’un sursis etc. restent tout de même inscrites au Bulletin n°1, celui de la justice, non ?
27 mars 2008 à 14:47
Il y a peut-être une différence entre le casier intégral et les informations du casier exploitables lors d’un procès ? Mais même le bulletin n°1 ne contient pas tout :
http://www.ca-noumea.justice.fr/vpdp/page13.htm
Sinon, il y a une histoire semblable au lycée Robert Schuman de Reims:
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20080304.OBS3407/reims__un_professeur_suspendu_pour_un_coup_de_pied.html
27 mars 2008 à 17:25
Décidément, le niveau des commentaires sur Libé et l’Obs est désespérant. Rassurez-moi quand-même, c’est juste une clique d’affreux réac’ qui s’est donné le mot, non ? Ils sont pas représentatifs de la population quand-même ces gens là, si ?
28 mars 2008 à 17:20
Je découvre enfin un blog où le chroniqueur a une vision réaliste des faits. Pour apporter de l’eau au moulin de Samuel, j’invite les lecteurs à lire ce billet paru sur LePost : http://www.lepost.fr/article/2008/03/28/1173429_gifle-de-berlaimont-le-professeur-condamne-pour-alcoolemie-au-volant.html
Au vu de cette nouvelle information, je ne pense guère me tromper en disant que les violences commises par José Laboureur sur cet enfant de 10 ans fait suite à une intempérance évidente à l’alcool. Rappelons que cet enseignant a été dépisté à 0,30 g/l le jour des faits et que son visage présente les stygmates d’une alcoolopathie certaine : (voir cet article :
http://www.nordeclair.fr/journal/NE/2008/03/26/REGION/ART307864.phtml)
Eu égard à toutes ces évidences, il m’apparait comme impensable que le principal du collège et le rectorat puisse laisser un tel professeur continuer d’enseigner à des enfants de 10 ans. Je rappelle que José Laboureur a reconnu avec un problème avec l’alcool depuis de nombreuses années. Il mesure de plus 1,90 m et pèse vraisemblablement près d’un quintal. C’est une véritable bombe à retardement et un danger potentiel permament pour les enfants. Comme chacun sait l’alcool est un déshinibiteur et un vecteur de violences. Je m’interroge donc sur l’utilité de la médecine du travail, car comme tout fonctionnaire José Laboureur est tenu de se faire suivre par un médecin du travail. Si j’étais toubib, je pense que rien qu’en voyant le facies de M. Laboureur, que demanderai des analyses de sang (Gamma GT, volume sanguin, et taux de cholestérol, c-à-d les 3 marqueurs de l’alcoolisme) et je rendrais mon avis sur l’aptitude à enseigner de cet individu.
Vous pouvez également lire mon article daté du 4 février dernier à cette adresse :
http://unfrancaisparleauxfrancais.blog.20minutes.fr/archive/2008/02/04/une-gifle-qui-defraie-la-chronique.html
28 mars 2008 à 18:58
Bonjour
Désolé pour le temps qu’a mis votre post à s’afficher, le nombre de liens a excité mon antispam qui a demandé confirmation manuelle de ma part.
J’avais entendu parler de cette histoire d’alcoolémie mais ne disposant pas de source fiable (je ne considère pas Le Post comme une source fiable), j’ai préféré éviter d’en parler dans mon billet.
Ce qu’il faut retenir de cette histoire, pour moi, c’est que si les journalistes avaient rapportés correctement les faits et non une version erronnée, rien de tout cela ne serait arrivé, car les gens auraient compris la garde à vue.
Là où le comportement de l’enseignant est inacceptable, c’est qu’il n’a rien fait pour mettre fin au déchaînement médiatique contre son ex-élève, alors que soyons franc, il est un peu l’homme à cause de qui tout est parti.
Cela nous apprend aussi que les gens ne savent pas lire au dela des gros titres.
29 mars 2008 à 2:58
Chose promise, chose dûe, j’ai recoupé des informations concernant Maître Lec et c’est assez croustillant. Notre monsieur « la judiciarisation c’est mal » tiens un tout autre discours quand on parle des actes des élèves. Vraiment tout autre. Voir billet au dessus de celui-ci.
29 mars 2008 à 9:39
La procédure de conduite sous l’empire d’un état alcoolique est confirmée ce jour dans Le Figaro. José Laboureur a été interpellé le 22 février dernier avec 0,71 mg/l d’air expiré (ce qui correspond bien à 1,42 g d’alcool par litre de sang). Voir le lien suivant :
http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/03/26/01001-20080326ARTFIG00004-le-professeurgifleur-veut-un-vrai-proces-.php
2 avril 2008 à 17:43
test
2 avril 2008 à 18:52
Votre système anti-spam n’est pas fiable, je viens encore de perdre un texte. C’est la deuxième fois. J’arrête de vouloir poster chez vous.
2 avril 2008 à 18:55
Sur certains blogues, si on fait une erreur de captcha, il suffit de revenir à la page précédente, où est resté notre texte (ex : leblogauto.com).
Pourriez-vous paramétrer cette sécurité ? Merci d’avance.
2 avril 2008 à 19:04
« Rappelons que cet enseignant a été dépisté à 0,30 g/l le jour des faits »
Il me semble qu’il attribue ce taux (loin de l’ivresse, inférieur à la limite pour conduire) à deux boissons consommées au repas.
« Votre système anti-spam n’est pas fiable, je viens encore de perdre un texte »
Penser à toujours enregistrer les commentaires dans un fichier avant de poster.
Louis-Pierre: la focalisation sur la gifle me semble abusive, dans la mesure où le parquet ne lui reproche pas seulement ce geste, mais toute une scène de violence qui aurait commencé avant que l’élève ne l’insulte.
Au sujet de la CRPC, le professeur demande : « Plaider coupable, vous savez ce que ça veut dire ? » Qu’entend-il par cette question ?
2 avril 2008 à 19:26
- L’antispam n’est a priori pas à remettre en cause : je n’ai aucun commentaire placé ni dans la liste des spams, ni dans celle des commentaires en attente de modération.
- Je n’ai pas une telle option sur le plugin captcha que j’utilise.
- Concernant le taux d’alcoolémie du monsieur, j’avoue m’y perdre dans ces mesures de la quantité d’alcool. S’agissait-il de 0,3g/l de sang ou de 0,3mg/l d’air ? Dans le second cas, il est au dessus de la limite autorisée pour conduire. S’agissant de l’origine de son alcool dans le sang, franchement, je ne sais plus. Au départ j’étais plutôt disposé à le croire, bien qu’il reconnaisse un problème avec l’alcool (et je ne dis pas ça pour le descendre: l’alcoolisme est une maladie, qui touche à mon avis à des degrés divers une part beaucoup plus importante de la population qu’on ne veut bien le croire).
Maintenant que je l’ai vu chopé avec une quantité impressionnante d’alcool dans le sang au volant d’une voiture, je me dis que quand-même, il a un gros problème ce monsieur : vu sa situation délicate, je crois que niveau alcool c’était pas le moment de se faire remarquer et qu’il devait le savoir. Alors je m’autorise à nouveau à penser que peut-être finalement il ne se prive pas pour boire trop et au mauvais moment. 0,3g/l en fin d’après-midi, ça représente deux verres à l’heure du déjeûner. Mais ça représente combien à 8h du mat avant de prendre la classe ?
4 avril 2008 à 19:04
Peu importe le taux présenté le jour des faits,que ce soit 0,34g par litre de sang ou 0,34 mg/litre d’air expiré. A mes yeux, ça n’a aucune espèce d’importance. Ce qui m’émeut ici c’est le fait qu’un professeur ayant un problème important avec l’alcool puisse encore enseigner à des enfants de 10/11 ans dont la corpulence est trois fois moins importante que celle de M. Laboureur. C’est ça qui est grave. Le problème avec l’alcool est facilement vérifiable grâce à une analyse de sang. Il n’existe pas que le marqueur Gamma GT pour vérifier si une personne est alcoolique. Je suis tout à fait d’accord pour dire que l’alcoolisme est une maladie (qui peut d’ailleurs se soigner) et qu’un alcoolique a bien le droit de vivre, mais je n’admets pas qu’un alcoolique puisse continuer de travailler lorsque qu’il présente un danger potentiel, surtout pour des enfants. Laisseriez-vous un chauffeur de car alcoolique vous transportez dans son véhicule ?
22 avril 2008 à 23:55
Droits de l’homme, droits de l’enfant, libertés individuelles et anti-anti-pédophilie…
c’est donc pro pédophiles soyez raisonnables …
22 avril 2008 à 23:56
relisez ce que vous écrivez