La relaxe ! José Laboureur, le professeur du collège Gilles de Chin à Berlaimont qui s’était rendu coupable de violences à la limite du passage à tabac sur un élève de 6ème âgé de 11 ans et qui avait tenté de la faire passer pour une simple giffle lancée en réaction à une insulte, a décidé finalement qu’il n’acceptait pas le plaider-coupable, et réclamait rien de moins que la relaxe !

Pas qu’il conteste les faits, non non non : mais il déclare, accompagné de son avocat Francis Lec (dont nous reparlerons), qu’ils ne sont pas répréhensibles pénalement, qu’il a exercé son « droit d’autorité ». Alors, une bonne fois pour toute, rappellons les actes de ce monsieur, et montrons ce qu’il appelle « son droit d’autorité ». Je cite intégralement Monsieur le Procureur de la République Bernard Beffy :

« Il ne s’agit pas du tout d’une simple gifle, mais bien d’une vraie scène de violence longue de 1 minute qui dépasse largement les bornes. La classe entière a été choquée par ce qui s’est passé, et ce sont deux élèves traumatisées qui, à la fin du cours, se sont rendues à l’infirmerie pour raconter ce à quoi elles venaient d’assister.
A aucun moment le professeur n’a demandé à l’élève de débarrasser son bureau. L’enseignant a tout renversé sans un mot et c’est alors que l’élève de 11 ans, qui en paraît 8 physiquement, lui a demandé pourquoi il avait fait cela. Le professeur l’a saisi par le col et poussé contre le mur, l’enfant l’a insulté, la gifle est partie. Le professeur a ensuite traîné l’élève en larmes, qui ne touchait pas terre, jusqu’à son bureau, puis dans une salle attenante où il a exigé des excuses qu’il a obtenues avant de ramener l’enfant dans la classe en lançant que la parenthèse était refermée et que personne ne devait parler de ce qui s’était passé… »

Voici donc ce que Monsieur José Laboureur – quinquagénaire d’1m90 – et avec la complicité corporatiste de la quasi-totalité du monde enseignant, appelle « le droit d’autorité » sur un élève à peine sorti de l’école primaire. Vous le saurez, donc, messieurs-dames, lorsque vous envoyez vos enfants à l’école : tous les adhérents du SNALC et du SNES (les deux syndicats qui ont présenté un soutien inconditionnel à Monsieur je-plaque-un-élève-contre-le-mur -et-je-me-fais-passer-pour-une-victime) considèrent qu’il est de leur droit de plaquer un enfant contre un mur, de le gifler, de le trainer sur plusieurs mètres, et de tenter d’étouffer l’affaire : c’est leur droit d’autorité. Si si, sans rire ! Enfin c’est leur droit, mais il faut que les élèves « n’en parlent à personne » : droit dans ses bottes, Monsieur Laboureur, vraiment ?

On apprend d’ailleurs qu’il n’a pas été sanctionné par sa hiérarchie (vous en doutiez ? vous comprenez maintenant pourquoi le père a porté plainte ?), mais que l’élève lui par contre, a été forcé de changer d’établissement scolaire suite à la pression qui fut exercée sur lui – bravo le corps enseignant.

On apprend également que Monsieur Laboureur aurait déjà été condamné pour attentat à la pudeur (par Le Figaro), il y a de cela un certain nombre d’années déjà.

Que cet élève, si par miracle il devait avoir vent de ce blog, soit assuré de mon soutien et de ma compassion.  C’est peu, mais s’il pouvait savoir que tous les français n’ont pas cédé à la haine irraisonnée d’un enfant, ce serait somme toute toujours ça de pris.

Bien entendu, on va m’opposer l’affirmation que le procureur représente l’accusation, et que par conséquent sa version ne saurait être neutre (bien que ce soit la seule source qui se soit exprimée qui dispose de l’ensemble du dossier à ce jour).

C’est un argument que j’entend, et que je prend au mot.

Je n’ai pas eu ouïe dire que José Laboureur et son entourage contestaient les faits, mais « la qualification pénale ». Si toutefois Monsieur Laboureur, ses avocats (au hasard, Francis Lec alias Maître Je-veux-judiciariser-les-insultes des-élèves-mais-je réclame-la-relaxe-des professeurs-qui-frappent), ou quiconque a un intérêt à défendre l’enseignant dans cette affaire, désire me faire parvenir une autre version des faits, il n’y a aucun problème : elle sera immédiatement publiée, intégralement, en grosses lettres (aussi grosses que tous les autres articles), dans un billet à part, comme il se doit.

Dans l’attente d’une version alternative des faits, je suis bien obligé de me baser sur la seule source crédible dont je dispose. Et celle-ci tranche légèrement (c’est le moins que l’on puisse dire) avec la belle histoire bisounours du vilain élève et du pauvre professeur.

Rendez-vous au procès public que vous avez réclamé, Monsieur Laboureur ! Nous verrons, alors, qui fut le bourreau, qui fut la victime !

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