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	<title>Et pourtant, elle tourne...</title>
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	<description>Droits de l'homme, droits de l'enfant, libertés individuelles et anti-anti-pédophilie...</description>
	<pubDate>Sun, 17 May 2009 01:23:55 +0000</pubDate>
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	<language>en</language>
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		<title>Collégien agresseur au couteau, et procureur aux larmes de crocodile</title>
		<link>http://www.et-pourtant.org/actualites/collegien-agresseur-au-couteau-et-procureur-aux-larmes-de-crocodiles.html</link>
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		<pubDate>Sun, 17 May 2009 00:38:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Droits de l'homme]]></category>

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		<category><![CDATA[prison]]></category>

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		<description><![CDATA[Pauvre procureur ! Un grand pacifiste, il aurait vraiment aimé faire autrement !

Vous ne voyez pas de quoi je parle ? Je rappelle les faits : Le 15 Mai, à Fenouillet, près de Toulouse, un collégien du Collège François Mitterrand agresse au couteau une professeur de mathématiques.

On pourrait croire à une affaire de "cités", où un grand dadais de 17 ans ultra-violent agresse une enseignante, seulement Fenouillet est une ville de 5000 habitants, et le collégien est un petit gabarit, âgé de 13 ans et, loin de la racaille, est un élève timide et sans histoires jusqu'alors, un élève jamais signalé comme violent. Il était bien entendu inconnu des forces de police - comme du rectorat.

L'agression, au couteau, aurait pour origine une punition donnée pour un devoir non-rendu et l'élève, apparemment dans un échec scolaire qu'il avait du mal à vivre, aurait eu comme un coup de folie.

Même si on est plus dans le coup de folie du gamin sans histoire que dans l'ultra-violence habituelle d'un caïd incontrôlable, le fait est grave, et mérite sans aucun doute d'être traite à un niveau judiciaire et pénal. Il a donc été placé en garde à vue vendredi, puis déféré au parquet samedi matin. On aurait préféré qu'il ne passe pas la nuit au poste quand on connait l'état des cellules des commissariats, mais soit, admettons qu'il n'ait pas été possible de faire autrement. Tout cela, nous pouvons l'accepter.

Là où ça va beaucoup moins, c'est quand on apprend que le garçon a été placé en détention provisoire, dans un établissement pénitentiaire.
Il faut quand-même rappeler ce qu'est la détention provisoire : c'est une détention avant jugement, qui ne doit être employée que lorsque réellement, il est impossible de faire autrement.

Et c'est un peu ce que nous explique Monsieur le Procureur de la République, Monsieur Michel Valet, qui, avec des larmes de crocodile, nous explique, osons le dire, hypocritement, que "C'est une décision particulièrement difficile à prendre, compte-tenu de l'âge" [de l'enfant].

Si la décision était si difficile à prendre, pourquoi l'avoir prise, Monsieur le Procureur ?

Qu'il n'était pas possible de renvoyer ce garçon chez lui, comme si de rien n'était, je veux bien en convenir. Mais l'Ordonnance de 1945 donne largement d'autres possibilités intermédiaires, entre la prison et la maison.
Centres Educatifs Fermés, Centre Educatifs Renforcés, Centres Immédiats de Placement, foyers pour délinquants, pour enfants en difficultés.... les alternatives à la prison ne manquent pas en ce qui concerne les mineurs ! J'en ai cité cinq et la liste n'est probablement pas encore exhaustive. Mais c'est sûr qu'incarcérer, c'est plus facile (un papier à signer et hop c'est fait, quelle que soit la situation de la prison) que de se fatiguer à chercher une place libre dans un des nombreux lieux de placement quelque part dans la région.

Pourquoi la prison ?

Et le procureur de nous expliquer... Nous expliquer qu'un "certain nombre de paramètres sont intervenus". Parmi lesquels la gravité des faits et l'âge du mineur.

Alors moi je veux bien, mais là faudra qu'on m'explique ces deux points. La gravité des faits ? On en est déjà au jugement ? Je croyais qu'il venait seulement d'être présenté au parquet... l'instruction est déjà finie ? Non bien-sûr ! Elle n'a même pas encore commencé. Comment peut-on parler des "faits" qui n'ont pas encore été mis en lumière, et comment peut-on en parler comme s'il s'agissait d'une "punition méritée vu les actes", alors que sa punition ne sera décidée qu'au procès, dans plusieurs mois, voire plusieurs années ?

Quant à l'âge, on frise le n'importe quoi... Si l'âge a fait partie des critères expliquant la mise en détention, et sachant que 13 ans est l'âge strictement minimum pour incarcérer un mineur, c'est que la jeunesse est pour Monsieur le Procureur une circonstance... aggravante ! Pour Michel Valet, plus on est jeune, plus on doit aller en prison !!

On zappera, au passage, les propos totalement hypocrites du Procureur sur les Etablissements Pénitentiaires pour Mineurs qui, à l'en croire, sont quasiment des internats du bonheur... des internats du bonheur où se multiplient les suicides, quand-même, il faut dire, comme je l'ai déjà dénoncé sur ce même site.

Il faut dire que le procureur l'a chargé, le gamin, et pas qu'un peu : Tentative d'homicide volontaire. Rien que ça. Un seul coup de couteau, aucun acharnement, aucune tentative de blesser plus qu'au premier coup, un gamin jugé "immature" par le psychiatre et n'ayant pas réalisé tout de suite son geste, un gamin qui a demandé de nombreuses fois comment sa victime allait (pour un assassin immature c'est louche a priori), mais Monsieur Valet a déjà décidé que le jeune a essayé de la tuer. Il n'y a pas seulement pensé hein : il a vraiment tenté de le faire, selon le procureur.
Il aurait pu retenir violence avec armes sur personne dépositaire de l'autorité publique, ce qui aurait été vachement plus crédible... seulement là, le mineur risquait 2 ans et demi ferme au lieu de 15 ans, ce qui empêchait de le placer en détention provisoire.

Alors, comme d'habitude et comme je l'ai déjà dénoncé l'été dernier à l'occasion du drame survenu en Corse, on charge la mule, avec des qualifications qui ne tiennent pas la route, juste pour pouvoir incarcérer avant le procès.

Vouloir à tout prix punir de prison, quand ce n'est pas strictement indispensable à la société, c'est vouloir à tout prix une punition violente, c'est vouloir faire souffrir. Vouloir faire mal, cela s'appelle du sadisme.

Et le pire, c'est de le faire avec des faux scrupules, devant les caméras, prétendre que la décision a été affreusement difficile à prendre, alors que tout a été fait pour incarcérer ce gamin et sur des bases juridiques largement contestables, avec en plus des arguments, passez moi l'expression, à la mords-moi-le-noeud !

Oh il n'y restera pas longtemps, en prison. Même le procureur le laisse entendre. Juste assez pour qu'on imprime, bien profondément en lui, un traumatisme d'une rare violence.
Je ne voulais pas vous refaire le couplet de cette justice qui pourtant n'est pas avare de reproches moralisateurs à certains types de délinquants concernant le traumatisme qu'ils font subir aux enfants, mais quand-même... Que n'aurait pas dit Monsieur Valet s'il avait eu entre ses mains un affreux pervers qui avait eu un rapport sexuel parfaitement consenti avec ce jeune garçon ! Pour sûr, il l'aurait placé immédiatement en détention, en argument du traumatisme horrible subi par ce garçon, et de la montagne de douleur qui l'accompagnera pour le restant de ses jours.
Parce que sa décision de foutre ce môme en taule n'est pas traumatisante pour celui-ci, elle, peut-être ? Parce qu'il n'y aura pas de "montagnes de douleurs" pour ce gamin lors de son séjour en prison, peut-être ? Et quand on connait la faune des EPM en plus... il y a de quoi être inquiet pour ce gamin.
C'est d'ailleurs assez simple : il va se faire bouffer ! Tout cru. Autant la prison est un milieu violent chez les adultes, autant chez les mineurs, c'est même plus violent : c'est pire que la jungle. C'est un milieu absolument horrible où les violences physiques se mêlent aux violences psychiques, où le caïdat est roi, et où le petit gabarit timide du genre de ce garçon sont tout en bas de l'échelle et méritent à peine de survivre.

Et ça, Monsieur le Procureur ne l'ignore pas ! Il ne peut pas l'ignorer, pas dans sa position, pas si près du milieu carcéral. Ou alors il doit démissionner car ne pas savoir cela serait preuve d'incompétence.

La morale de l'histoire ? Il n'y en a pas. Mais je peux quand-même vous raconter la fin probable :

Monsieur Valet a été courageux en embastillant un gamin de treize ans, il sera peut-être même promu, de son côté la populace qui criait "vengeance !" et "à mort le jeune !" sera heureuse et soulagée, Sarkozy revêtant son plus beau costume de Ministre de l'Intérieur va aller de sa petite litanie sur ces hordes de jeunes voyous et sur l'importance d'avoir des mesures sans failles à leur égard, bref, tout le monde sera content, et ce sera la liesse.

Pendant ce temps, ce gamin aura servi de pute et de défouloir à tous les caïds de sa prison, il y aura subi la violence, il y aura souffert le martyr, il y aura appris la haine viscérale de la société, il sortira avec la rage au ventre, et il aura aussi peut-être appris auprès de certains caïds comment se procurer une arme à feu, cette fois, s'il est tenté de récidiver, histoire de faire bien plus de dégâts qu'avec un simple couteau.

Mais la société est contente. La foule a eu la tête de ce gosse, elle a eu ce qu'elle voulait.

Et nous n'aurons rien réglé.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pauvre procureur ! Un grand pacifiste, il aurait vraiment aimé faire autrement !</p>
<p>Vous ne voyez pas de quoi je parle ? Je rappelle les faits : Le 15 Mai, à Fenouillet, près de Toulouse, un collégien du Collège François Mitterrand agresse au couteau une professeur de mathématiques.</p>
<p>On pourrait croire à une affaire de &#8220;cités&#8221;, où un grand dadais de 17 ans ultra-violent agresse une enseignante, seulement Fenouillet est une ville de 5000 habitants, et le collégien est un petit gabarit, âgé de 13 ans et, loin de la racaille, est un élève timide et sans histoires jusqu&#8217;alors, un élève jamais signalé comme violent. Il était bien entendu inconnu des forces de police - comme du rectorat.</p>
<p>L&#8217;agression, au couteau, aurait pour origine une punition donnée pour un devoir non-rendu et l&#8217;élève, apparemment dans un échec scolaire qu&#8217;il avait du mal à vivre, aurait eu comme un coup de folie.</p>
<p>Même si on est plus dans le coup de folie du gamin sans histoire que dans l&#8217;ultra-violence habituelle d&#8217;un caïd incontrôlable, le fait est grave, et mérite sans aucun doute d&#8217;être traite à un niveau judiciaire et pénal. Il a donc été placé en garde à vue vendredi, puis déféré au parquet samedi matin. On aurait préféré qu&#8217;il ne passe pas la nuit au poste quand on connait l&#8217;état des cellules des commissariats, mais soit, admettons qu&#8217;il n&#8217;ait pas été possible de faire autrement. Tout cela, nous pouvons l&#8217;accepter.</p>
<p>Là où ça va beaucoup moins, c&#8217;est quand on apprend que le garçon a été placé en détention provisoire, dans un établissement pénitentiaire.<br />
Il faut quand-même rappeler ce qu&#8217;est la détention provisoire : c&#8217;est une détention <strong>avant</strong> jugement, qui ne doit être employée que lorsque réellement, il est impossible de faire autrement.</p>
<p>Et c&#8217;est un peu ce que nous explique Monsieur le Procureur de la République, Monsieur Michel Valet, qui, avec des larmes de crocodile, nous explique, osons le dire, hypocritement, que &#8220;<span style="font-style: italic;">C&#8217;est une décision particulièrement difficile à prendre, compte-tenu de l&#8217;âge&#8221;</span> [de l'enfant].</p>
<p>Si la décision était si difficile à prendre, pourquoi l&#8217;avoir prise, Monsieur le Procureur ?</p>
<p>Qu&#8217;il n&#8217;était pas possible de renvoyer ce garçon chez lui, comme si de rien n&#8217;était, je veux bien en convenir. Mais l&#8217;Ordonnance de 1945 donne largement d&#8217;autres possibilités intermédiaires, entre la prison et la maison.<br />
Centres Educatifs Fermés, Centre Educatifs Renforcés, Centres Immédiats de Placement, foyers pour délinquants, pour enfants en difficultés&#8230;. les alternatives à la prison ne manquent pas en ce qui concerne les mineurs ! J&#8217;en ai cité cinq et la liste n&#8217;est probablement pas encore exhaustive. Mais c&#8217;est sûr qu&#8217;incarcérer, c&#8217;est plus facile (un papier à signer et hop c&#8217;est fait, quelle que soit la situation de la prison) que de se fatiguer à chercher une place libre dans un des nombreux lieux de placement quelque part dans la région.</p>
<p>Pourquoi la prison ?</p>
<p>Et le procureur de nous expliquer&#8230; Nous expliquer qu&#8217;un  &#8220;certain nombre de paramètres sont intervenus&#8221;. Parmi lesquels la gravité des faits et l&#8217;âge du mineur.</p>
<p>Alors moi je veux bien, mais là faudra qu&#8217;on m&#8217;explique ces deux points. La gravité des faits ? On en est déjà au jugement ? Je croyais qu&#8217;il venait seulement d&#8217;être présenté au parquet&#8230; l&#8217;instruction est déjà finie ? Non bien-sûr ! Elle n&#8217;a même pas encore commencé. Comment peut-on parler des &#8220;faits&#8221; qui n&#8217;ont pas encore été mis en lumière, et comment peut-on en parler comme s&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;une &#8220;punition méritée vu les actes&#8221;, alors que sa punition ne sera décidée qu&#8217;au procès, dans plusieurs mois, voire plusieurs années ?</p>
<p>Quant à l&#8217;âge, on frise le n&#8217;importe quoi&#8230; Si l&#8217;âge a fait partie des critères expliquant la mise en détention, et sachant que 13 ans est l&#8217;âge strictement minimum pour incarcérer un mineur, c&#8217;est que la jeunesse est pour Monsieur le Procureur une circonstance&#8230; aggravante ! Pour Michel Valet, plus on est jeune, plus on doit aller en prison !!</p>
<p>On zappera, au passage, les propos totalement hypocrites du Procureur sur les Etablissements Pénitentiaires pour Mineurs qui, à l&#8217;en croire, sont quasiment des internats du bonheur&#8230; des internats du bonheur où se multiplient les suicides, quand-même, il faut dire, comme je l&#8217;ai déjà dénoncé sur ce même site.</p>
<p>Il faut dire que le procureur l&#8217;a chargé, le gamin, et pas qu&#8217;un peu : Tentative d&#8217;homicide volontaire. Rien que ça. Un seul coup de couteau, aucun acharnement, aucune tentative de blesser plus qu&#8217;au premier coup, un gamin jugé &#8220;immature&#8221; par le psychiatre et n&#8217;ayant pas réalisé tout de suite son geste, un gamin qui a demandé de nombreuses fois comment sa victime allait (pour un assassin immature c&#8217;est louche a priori), mais Monsieur Valet a déjà décidé que le jeune a essayé de la tuer. Il n&#8217;y a pas seulement pensé hein : il a vraiment tenté de le faire, selon le procureur.<br />
Il aurait pu retenir violence avec armes sur personne dépositaire de l&#8217;autorité publique, ce qui aurait été vachement plus crédible&#8230; seulement là, le mineur risquait 2 ans et demi ferme au lieu de 15 ans, ce qui empêchait de le placer en détention provisoire.</p>
<p>Alors, comme d&#8217;habitude et comme je l&#8217;ai déjà dénoncé l&#8217;été dernier à l&#8217;occasion du drame survenu en Corse, on charge la mule, avec des qualifications qui ne tiennent pas la route, juste pour pouvoir incarcérer avant le procès.</p>
<p>Vouloir à tout prix punir de prison, quand ce n&#8217;est pas strictement indispensable à la société, c&#8217;est vouloir à tout prix une punition violente, c&#8217;est vouloir faire souffrir. Vouloir faire mal, cela s&#8217;appelle du sadisme.</p>
<p>Et le pire, c&#8217;est de le faire avec des faux scrupules, devant les caméras, prétendre que la décision a été affreusement difficile à prendre, alors que tout a été fait pour incarcérer ce gamin et sur des bases juridiques largement contestables, avec en plus des arguments, passez moi l&#8217;expression, à la mords-moi-le-noeud !</p>
<p>Oh il n&#8217;y restera pas longtemps, en prison. Même le procureur le laisse entendre. Juste assez pour qu&#8217;on imprime, bien profondément en lui, un traumatisme d&#8217;une rare violence.<br />
Je ne voulais pas vous refaire le couplet de cette justice qui pourtant n&#8217;est pas avare de reproches moralisateurs à certains types de délinquants concernant le traumatisme qu&#8217;ils font subir aux enfants, mais quand-même&#8230; Que n&#8217;aurait pas dit Monsieur Valet s&#8217;il avait eu entre ses mains un affreux pervers qui avait eu un rapport sexuel parfaitement consenti avec ce jeune garçon ! Pour sûr, il l&#8217;aurait placé immédiatement en détention, en argument du traumatisme horrible subi par ce garçon, et de la montagne de douleur qui l&#8217;accompagnera pour le restant de ses jours.<br />
Parce que sa décision de foutre ce môme en taule n&#8217;est pas traumatisante pour celui-ci, elle, peut-être ? Parce qu&#8217;il n&#8217;y aura pas de &#8220;montagnes de douleurs&#8221; pour ce gamin lors de son séjour en prison, peut-être ? Et quand on connait la faune des EPM en plus&#8230; il y a de quoi être inquiet pour ce gamin.<br />
C&#8217;est d&#8217;ailleurs assez simple : il va se faire bouffer ! Tout cru. Autant la prison est un milieu violent chez les adultes, autant chez les mineurs, c&#8217;est même plus violent : c&#8217;est pire que la jungle. C&#8217;est un milieu absolument horrible où les violences physiques se mêlent aux violences psychiques, où le caïdat est roi, et où le petit gabarit timide du genre de ce garçon sont tout en bas de l&#8217;échelle et méritent à peine de survivre.</p>
<p>Et ça, Monsieur le Procureur ne l&#8217;ignore pas ! Il ne peut pas l&#8217;ignorer, pas dans sa position, pas si près du milieu carcéral. Ou alors il doit démissionner car ne pas savoir cela serait preuve d&#8217;incompétence.</p>
<p>La morale de l&#8217;histoire ? Il n&#8217;y en a pas. Mais je peux quand-même vous raconter la fin probable :</p>
<p>Monsieur Valet a été courageux en embastillant un gamin de treize ans, il sera peut-être même promu, de son côté la populace qui criait &#8220;vengeance !&#8221; et &#8220;à mort le jeune !&#8221; sera heureuse et soulagée, Sarkozy revêtant son plus beau costume de Ministre de l&#8217;Intérieur va aller de sa petite litanie sur ces hordes de jeunes voyous et sur l&#8217;importance d&#8217;avoir des mesures sans failles à leur égard, bref, tout le monde sera content, et ce sera la liesse.</p>
<p>Pendant ce temps, ce gamin aura servi de pute et de défouloir à tous les caïds de sa prison, il y aura subi la violence, il y aura souffert le martyr, il y aura appris la haine viscérale de la société, il sortira avec la rage au ventre, et il aura aussi peut-être appris auprès de certains caïds comment se procurer une arme à feu, cette fois, s&#8217;il est tenté de récidiver, histoire de faire bien plus de dégâts qu&#8217;avec un simple couteau.</p>
<p>Mais la société est contente. La foule a eu la tête de ce gosse, elle a eu ce qu&#8217;elle voulait.</p>
<p>Et nous n&#8217;aurons rien réglé.</p>
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		<title>Les lycéens sont déprimés, suicidaires, stressés, mais tout va très bien</title>
		<link>http://www.et-pourtant.org/actualites/les-lyceens-sont-deprimes-suicidaires-stresses.html</link>
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		<pubDate>Wed, 06 May 2009 03:29:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA["Tout va très bien, Madame la Marquise", nous dit-on inlassablement.

Mieux: les élèves français seraient trop bien traîtés, ces feignants, on leur épargnerait la moindre frustration et le moindre traumatisme, à ces petits chéris.

Voilà, en tout cas, un discours qu'on entend un peu partout, et dont les déclinologues se sont fait spécialiste. Ainsi entend-on constamment que nos élèves pètent forcément la forme parce qu'ils ne travaillent presque pas, ont des journées fort peu stressantes, des cours d'une grande facilité, et des profs laxiste au possible.

Le problème, c'est que ces affirmations ne résistent pas une seule seconde à l'épreuve des faits. En témoigne cette étude menée par l'Observatoire régional de la santé de Normandie sur la santé (au sens large) des lycéens. Cette étude nous apprend tout un tas de choses intéressantes. On passera sur les questions de santé physique, de sexualité, de drogue, pour s'intéresser en particulier aux chiffres concernant le moral des lycéens.

Alors, comment vont-ils, ces jeunes que l'on prétend épargnés de tout et menant une vie de luxure, de paresse et de félicité totale ?

Réponse courte : Mal !

Réponse un peu moins courte : Plus de la moitié des lycéens se sentent déprimés (51%). Bizarre pour des jeunes à qui, paraît-il, on épargnerait toute souffrance. Pire : 70% sont "nerveux". Il paraît pourtant que l'école est devenue facile, sans stress, sans contraintes, sans discipline... Je crois que la preuve est faite que tout cela est faux. Il faut dire que cette image d'épinale est largement véhiculée par des gens qui ne sont plus lycéens depuis plusieurs dizaines d'années et qui n'ont aucune idée de ce que ces jeunes vivent, en réalité, au quotidien. Apparamment des choses qui touchent aux nerfs.

On notera par ailleurs que 95% se sentent fatigués, et que 69% ont besoin de sommeil en journée : si la tendance à se coucher tard n'y est pas forcément étrangère, elle est loin de tout expliquer. La réalité est que beaucoup de lycéens vivent un rythme insoutenable qui explique fort bien cette fatigue : Comme leurs parents, ils sont aux 35 heures, ou presque. Mais leurs journées sont bien plus longues, parce qu'éclatées (des heures de trou au beau milieu de la journée les oblige à être là de 8h à 18h, avec une pause d'une heure pour manger, parfois moins). Comme leurs parents, ils ont souvent 2 heures quotidien de transport, parfois plus. Mais contrairement à leurs parents, leur journée n'en est pas terminée pour autant. L'avis des enseignants du lycée, du moins celui qui est donné aux lycéens le jour de leur rentrée, c'est que pour réussir leur année, ils doivent travailler chez eux deux heures par jour, tous les jours. Plus le week-end. Si on compte bien, et si on ne compte que 3 heures le dimanche, ça fait déjà une cinquantaine d'heures de travail par semaine. Et nous ne parlons pas d'adultes, mais d'adolescents dont les besoins en terme de sommeil et de repos ne sont pas les mêmes, pour tout un tas de raisons que n'importe quel médecin saura vous expliquer mieux que moi. Être fatigué et mal à l'aise dans ces conditions porte un nom : cela s'appelle le surmenage. Et c'est un motif d'arrêt de travail pour un salarié. Mais pas pour un lycéen.

Pas étonnant, dans ces conditions, que les lycéens se sentent fatigués.

Mais l'étude ne s'arrête pas là : 80% des élèves se plaignent de maux de ventre, 86% de maux de tête. Deux maux dont le psychosomatisme n'est plus à démontrer : sauf cas médicaux très particuliers et en quantité négligeable, un individu qui se plaint de maux de ventres réguliers est un individu démesurément stressé. Idem pour les maux de têtes, qui sont aussi imputables à la fatigue, sans doute. 55% des élèves souffrent du dos, ce qui peut aussi être un indicateur psychosomatique, mais aussi une question d'ergonomie, question qui à ma connaissance n'a pas été prise à bras le corps une seule fois par un gouvernement ces vingt dernières années.

Enfin, comment aborder la question du bien-être adolescent sans aborder la question douloureuse du suicide ? Ca tombe mal, les chiffres font froid dans le dos. 29% des lycéens déclarent avoir des pensées suicidaires. Près d'un tiers ! A cela s'ajoute 9% ayant déjà commis une (ou plusieurs) tentative de suicide. Près d'un sur dix !
Et l'addition des deux mène à 38% ce qui dépasse allègrement le tiers des lycéens.

Plus d'un tiers des lycéens qui pense au suicide, un sur dix qui tente, la quasi-totalité des lycéens ayant des troubles psycho-somatiques, plus de la moitié en état de déprime... avec des chiffres pareils, les déclinologues et les autres réactionnaires de leur trempe auront beau prétendre qu'on passe tout aux jeunes, que leur vie est démesurément facile, et que les bobo-gauchos-angélisto-pédagos dans mon genre sont des niais qui ne comprennent pas que la vie d'un lycéen est un long fleuve tranquille...

Le problème, c'est qu'à des kilomètres de leur discours idéologique, la réalité, elle, parle d'elle-même, qu'elle leur donne tort, que les lycéens vont mal, mais que tout le monde s'en fout.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;Tout va très bien, Madame la Marquise&#8221;, nous dit-on inlassablement.</p>
<p>Mieux: les élèves français seraient trop bien traîtés, ces feignants, on leur épargnerait la moindre frustration et le moindre traumatisme, à ces petits chéris.</p>
<p>Voilà, en tout cas, un discours qu&#8217;on entend un peu partout, et dont les déclinologues se sont fait spécialiste. Ainsi entend-on constamment que nos élèves pètent forcément la forme parce qu&#8217;ils ne travaillent presque pas, ont des journées fort peu stressantes, des cours d&#8217;une grande facilité, et des profs laxiste au possible.</p>
<p>Le problème, c&#8217;est que ces affirmations ne résistent pas une seule seconde à l&#8217;épreuve des faits. En témoigne cette étude menée par l&#8217;Observatoire régional de la santé de Normandie sur la santé (au sens large) des lycéens. Cette étude nous apprend tout un tas de choses intéressantes. On passera sur les questions de santé physique, de sexualité, de drogue, pour s&#8217;intéresser en particulier aux chiffres concernant le moral des lycéens.</p>
<p>Alors, comment vont-ils, ces jeunes que l&#8217;on prétend épargnés de tout et menant une vie de luxure, de paresse et de félicité totale ?</p>
<p>Réponse courte : Mal !</p>
<p>Réponse un peu moins courte : Plus de la moitié des lycéens se sentent déprimés (51%). Bizarre pour des jeunes à qui, paraît-il, on épargnerait toute souffrance. Pire : 70% sont &#8220;nerveux&#8221;. Il paraît pourtant que l&#8217;école est devenue facile, sans stress, sans contraintes, sans discipline&#8230; Je crois que la preuve est faite que tout cela est faux. Il faut dire que cette image d&#8217;épinale est largement véhiculée par des gens qui ne sont plus lycéens depuis plusieurs dizaines d&#8217;années et qui n&#8217;ont aucune idée de ce que ces jeunes vivent, en réalité, au quotidien. Apparamment des choses qui touchent aux nerfs.</p>
<p>On notera par ailleurs que 95% se sentent fatigués, et que 69% ont besoin de sommeil en journée : si la tendance à se coucher tard n&#8217;y est pas forcément étrangère, elle est loin de tout expliquer. La réalité est que beaucoup de lycéens vivent un rythme insoutenable qui explique fort bien cette fatigue : Comme leurs parents, ils sont aux 35 heures, ou presque. Mais leurs journées sont bien plus longues, parce qu&#8217;éclatées (des heures de trou au beau milieu de la journée les oblige à être là de 8h à 18h, avec une pause d&#8217;une heure pour manger, parfois moins). Comme leurs parents, ils ont souvent 2 heures quotidien de transport, parfois plus. Mais contrairement à leurs parents, leur journée n&#8217;en est pas terminée pour autant. L&#8217;avis des enseignants du lycée, du moins celui qui est donné aux lycéens le jour de leur rentrée, c&#8217;est que pour réussir leur année, ils doivent travailler chez eux deux heures par jour, tous les jours. Plus le week-end. Si on compte bien, et si on ne compte que 3 heures le dimanche, ça fait déjà une cinquantaine d&#8217;heures de travail par semaine. Et nous ne parlons pas d&#8217;adultes, mais d&#8217;adolescents dont les besoins en terme de sommeil et de repos ne sont pas les mêmes, pour tout un tas de raisons que n&#8217;importe quel médecin saura vous expliquer mieux que moi. Être fatigué et mal à l&#8217;aise dans ces conditions porte un nom : cela s&#8217;appelle le surmenage. Et c&#8217;est un motif d&#8217;arrêt de travail pour un salarié. Mais pas pour un lycéen.</p>
<p>Pas étonnant, dans ces conditions, que les lycéens se sentent fatigués.</p>
<p>Mais l&#8217;étude ne s&#8217;arrête pas là : 80% des élèves se plaignent de maux de ventre, 86% de maux de tête. Deux maux dont le psychosomatisme n&#8217;est plus à démontrer : sauf cas médicaux très particuliers et en quantité négligeable, un individu qui se plaint de maux de ventres réguliers est un individu démesurément stressé. Idem pour les maux de têtes, qui sont aussi imputables à la fatigue, sans doute. 55% des élèves souffrent du dos, ce qui peut aussi être un indicateur psychosomatique, mais aussi une question d&#8217;ergonomie, question qui à ma connaissance n&#8217;a pas été prise à bras le corps une seule fois par un gouvernement ces vingt dernières années.</p>
<p>Enfin, comment aborder la question du bien-être adolescent sans aborder la question douloureuse du suicide ? Ca tombe mal, les chiffres font froid dans le dos. 29% des lycéens déclarent avoir des pensées suicidaires. Près d&#8217;un tiers ! A cela s&#8217;ajoute 9% ayant déjà commis une (ou plusieurs) tentative de suicide. Près d&#8217;un sur dix !<br />
Et l&#8217;addition des deux mène à 38% ce qui dépasse allègrement le tiers des lycéens.</p>
<p>Plus d&#8217;un tiers des lycéens qui pense au suicide, un sur dix qui tente, la quasi-totalité des lycéens ayant des troubles psycho-somatiques, plus de la moitié en état de déprime&#8230; avec des chiffres pareils, les déclinologues et les autres réactionnaires de leur trempe auront beau prétendre qu&#8217;on passe tout aux jeunes, que leur vie est démesurément facile, et que les bobo-gauchos-angélisto-pédagos dans mon genre sont des niais qui ne comprennent pas que la vie d&#8217;un lycéen est un long fleuve tranquille&#8230;</p>
<p>Le problème, c&#8217;est qu&#8217;à des kilomètres de leur discours idéologique, la réalité, elle, parle d&#8217;elle-même, qu&#8217;elle leur donne tort, que les lycéens vont mal, mais que tout le monde s&#8217;en fout.</p>
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		<title>Prison de Fleury-Mérogis - Et les mineurs aussi&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Dec 2008 01:06:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Des détenus ont réussi à faire entrer illégalement une mini-caméra dans la prison de Fleury-Mérogis. Il s'agit d'une Maison d'Arrêt, qui accueille donc les courtes peines et les gens en détention provisoire, coupables ou pas. Comme vous allez le voir, "accueillir" est un bien grand mot pour parler de ce lieu dont on a du mal à ne pas trouver un air de ressemblance avec Abou Ghraïb. Je vous laisse seul juge...

[Vidéo Dailymotion]
http://www.dailymotion.com/relevance/search/d-mon/video/x7rk12_la-prison-de-fleurymrogis-filme-par_news

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La prison de Fleury-Mérogis filmée par des détenus
par lemondefr
Oui, ça, c'est la France, pays des droits de l'homme (qu'ils disent, sans rire). Mais ce que vous n'entendez pas, dans ces vidéos, ce sont les cris des mineurs. Car la Maison d'Arrêt de Fleury-Mérogis dispose bel et bien d'un quartier mineur, comme je vous en avais parlé dans un article précédent. Voilà, donc, où la justice, place des enfants de 13 ans - bientôt 12 si les propositions du rapport Varinard sont adoptées.
C'est que, la justice est toujours prompte à donner de belles leçons aux adultes qu'elle reçoit pour des faits d'atteinte sexuelle, par exemple. Ca, quand un homme a fait des galipettes avec une gamine ou un gamin de 13 ans, fut-il parfaitement consentant, la justice est prompte à donner des leçons sur le "traumatisme" infligé aux "victimes", et sur la gravité de l'acte "car ils en porteront les séquelles toute leur vie".
Mais cette même justice envoie des mômes de 13 ans sans état d'âme dans cet endroit, comme s'il n'était pas traumatisant, comme s'il ne laissait pas des séquelles à vie. Nous n'entendons pas dans cette vidéo les cris des mineurs de 13 ans (bientôt 12). Et c'est tant mieux, parce qu'à cet âge, tous n'ont pas mué. Et dans un endroit pareil, le cri perçant de la voix d'un garçon qui n'a pas mué, il y a de quoi glacer le sang...
Pourtant disons-le sans détour : quiconque fait subir cela à un enfant de 13 ans, ou quiconque se réjouit simplement du fait que des enfants de 13 ans s'y trouvent, avec l'horreur et le traumatisme que cela suppose, n'a pas une once d'humanité supplémentaire, et ne vaut pas plus qu'un vulgaire Marc Dutroux. ]]></description>
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<p>Des détenus ont réussi à faire entrer illégalement une mini-caméra dans la prison de Fleury-Mérogis. Il s&#8217;agit d&#8217;une Maison d&#8217;Arrêt, qui accueille donc les courtes peines et les gens en détention provisoire, coupables ou pas. Comme vous allez le voir, &#8220;accueillir&#8221; est un bien grand mot pour parler de ce lieu dont on a du mal à ne pas trouver un air de ressemblance avec Abou Ghraïb. Je vous laisse seul juge&#8230;</p>
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<strong><a href="http://www.dailymotion.com/swf/x7rk12">La prison de Fleury-Mérogis filmée par des détenus</a></strong><br />
<em>par <a href="http://www.dailymotion.com/lemondefr">lemondefr</a></em></div>
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<p>Oui, ça, c&#8217;est la France, pays des droits de l&#8217;homme (qu&#8217;ils disent, sans rire). Mais ce que vous n&#8217;entendez pas, dans ces vidéos, ce sont les cris des mineurs. Car la Maison d&#8217;Arrêt de Fleury-Mérogis dispose bel et bien d&#8217;un quartier mineur, comme je vous en avais parlé dans un article précédent. Voilà, donc, où la justice, place des enfants de 13 ans - bientôt 12 si les propositions du rapport Varinard sont adoptées.</p>
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<p>C&#8217;est que, la justice est toujours prompte à donner de belles leçons aux adultes qu&#8217;elle reçoit pour des faits d&#8217;atteinte sexuelle, par exemple. Ca, quand un homme a fait des galipettes avec une gamine ou un gamin de 13 ans, fut-il parfaitement consentant, la justice est prompte à donner des leçons sur le &#8220;traumatisme&#8221; infligé aux &#8220;victimes&#8221;, et sur la gravité de l&#8217;acte &#8220;car ils en porteront les séquelles toute leur vie&#8221;.</p>
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<p>Mais cette même justice envoie des mômes de 13 ans sans état d&#8217;âme dans cet endroit, comme s&#8217;il n&#8217;était pas traumatisant, comme s&#8217;il ne laissait pas des séquelles à vie. Nous n&#8217;entendons pas dans cette vidéo les cris des mineurs de 13 ans (bientôt 12). Et c&#8217;est tant mieux, parce qu&#8217;à cet âge, tous n&#8217;ont pas mué. Et dans un endroit pareil, le cri perçant de la voix d&#8217;un garçon qui n&#8217;a pas mué, il y a de quoi glacer le sang&#8230;</p>
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<p>Pourtant disons-le sans détour : quiconque fait subir cela à un enfant de 13 ans, ou quiconque se réjouit simplement du fait que des enfants de 13 ans s&#8217;y trouvent, avec l&#8217;horreur et le traumatisme que cela suppose, n&#8217;a pas une once d&#8217;humanité supplémentaire, et ne vaut pas plus qu&#8217;un vulgaire Marc Dutroux.</p>
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		<title>Suicide de mineurs en prison : qui sont les pires criminels ?</title>
		<link>http://www.et-pourtant.org/actualites/suicide-de-mineurs-en-prison-qui-sont-les-pires-criminels.html</link>
		<comments>http://www.et-pourtant.org/actualites/suicide-de-mineurs-en-prison-qui-sont-les-pires-criminels.html#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 10 Oct 2008 13:43:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Si vous avez suivi un peu l'actualité, vous avez dû en entendre parler : un jeune garçon de 16 ans, Nabil L., est décédé Lundi 6 Octobre 2008 à la Maison d'Arrêt de Metz-Queuleu, présentée comme modèle mais suroccupée à 113,2% : il s'est pendu. Hier, le Jeudi 9 Octobre, à Strasbourg, c'était Nordine qui tentait de mettre fin à ses jours : il serait encore entre la vie et la mort.

Ce n'est à vrai dire pas vraiment la première tentative de suicide de mineur incarcéré. Rien qu'à la maison de Metz-Queuleu, l'Administration Pénitentiaire avait pris soin de passer sous silence plusieurs tentatives de suicides qui heureusement, s'étaient soldés par un sauvetage in-extremis des jeunes concernés. Affaires étouffées, elles ont bien dû ressortir lorsque Nabil est décédé. Acculée, l'Administration Pénitentiaire est loin de faire profil bas : sa lâcheté la dispute à son cynisme le plus glacial : qualifiant le fait que des enfants tentent de mettre fin à leurs jours de "petit jeu", elle accuse ces jeunes de s'être entre-provoqués au faux suicide dans le but d'obtenir des avantages : ce serait notamment le cas de Nordine et de Nabil.

Nabil n'est plus là pour protester contre ces propos scandaleux. Nordine, lui, l'a fait : soumis à un transfèrement disciplinaire vers Strasbourg, il a malheureusement dû prouver qu'il ne faisait pas semblant : il a commis une deuxième tentative de suicide qui pourrait bien se solder par sa mort. Par la faute de l'excellent travail de sape de l'Administration Pénitentiaire, qui fait là la preuve de son absence totale de clairvoyance sur les faits, et qui aura des comptes à rendre aux citoyens pour avoir accusé à mots à peine couverts les jeunes Nordine et Nabil d'avoir fait du cinéma. Non messieurs, ce n'était pas du cinéma ! La preuve.

Mais l'Administration Pénitentiaire n'est pas la seule à avoir des comptes à rendre. D'autant que ce n'est pas seulement de plusieurs tentatives de suicides dont il s'agit : Il y eut le suicide de Julien Khazzar, dans le premier Etablissement Pénitentiaire pour Mineurs (EPM) : je vous en avais parlé à l'époque. Et j'avais prévenu : cela n'a rien de surprenant, cela continuera. Et en effet, cela a continué.

Car l'Administration Pénitentiaire, malgré son cynisme déplacé, est loin d'être la principale responsable de ce suicide : Les principaux responsables, ce sont nous, membre de la société. Et plus spécifiquement, le législateur et les ministres successifs de la justice, dont Rachida Dati, qui permettent ces incarcérations, et les magistrats et juges, qui les prononcent. Ceux-là sont, je l'ai déjà dit et je le répète, directement responsables de cette mort : ils ont tué.

Nabil, lui, n'avait tué personne : il était un délinquant d'habitude, certes. Condamné pour trafic de stupéfiant et conduite sans permis, ce n'était certes probablement pas un sain. Mais il n'avait tué personne, lui. Et sa conduite sans permis est à replacer dans le contexte des centaines de milliers de "bons pères de familles" qui prennent le volant avec un ou plusieurs verres de trop, et qui parfois déciment une famille entière. Ceux-là, quand on leur fait souffler dans le ballon, écopent d'une simple amende. Tout comme les people pris en flagrant délit de consommation de cocaïne.

Ceux qui sont responsables de ce suicide, eux, ont tué. Il n'est pas possible de dire qu'un mineur est responsable de son propre suicide, surtout lorsqu'il a été confié aux mains de l'Etat. Si un mineur était responsable de lui-même, il serait majeur, tout simplement. Et si ce n'est pas lui qui est responsable, alors c'est nous. Et ce sont en particulier ceux qui ont pris des décisions dans cette affaire. Celle de l'incarcérer en particulier. On a beau jeu dire qu'il n'était pas suicidaire : il l'était, et j'en veux pour preuve le fait... qu'il s'est suicidé.

Il n'avait pas tué. Eux si. Le juge qui l'a fait incarcérer, si. Rachida Dati, si. Le législateur, si. Ils ont tué un mineur, peut-être deux. Alors qui sont les pires criminels ? Qui les jugera, eux, pour le suicide de cet adolescent qu'ILS ont causé ?

A l'heure où Rachida Dati s'apprête, selon le Figaro, à annoncer une baisse de l'âge minimum d'incarcération à 12 ans, la question mérite d'être posée, et certaines vérités méritent d'être rappellées : Cela n'est pas un jeu ! Incarcérer un enfant, ce n'est pas un jeu ! Il ne s'agit plus de faire de l'idéologie, de la provocation, ou du populisme, dès lors qu'il s'agit d'une question de vie ou de mort pour des enfants. La prison tue ! S'il fallait encore des preuves pour convaincre les sceptiques, en voilà une. La prison tue des mineurs !

Il faut se le rappeler à chaque fois qu'on envisage d'incarcérer un mineur : il pourra en mourir. Et qu'on ne vienne pas me dire que seuls les pires mineurs criminels vont en prison. Car c'est faux. Cet été, c'était deux enfants corses de 13 et 14 ans inconnus des services de police qui étaient incarcérés pour un accident tragique survenu lors d'un jeu très con (à 13 ans, on est con : qui en doutait ?). Le juge et le procureur, qui espéraient ainsi se faire bien voir de l'opinion publique, avaient apparemment oublié la gravité de leur choix car on sait que quand ils ont été finalement libérés, les deux enfants n'allaient "pas bien du tout" : la mort de Nabil doit agir comme une piqure de rappel sur chaque personne tentée par l'acharnement judiciaire sur des enfants.

Alors, faut-il incarcérer des enfants de 12 ans ? Chacun doit répondre en conscience, mais avec la mort de Nabil à l'esprit : la prison tue, on le sait, et on en est responsable. Être favorable à l'incarcération d'enfants de douze ans, c'est être favorable à ce que des enfants de 12 ans meurent de souffrance ! Dire "je veux voir des mineurs de 12 ans être incarcérés", c'est dire "je veux voir des enfants de 12 ans mourir" : c'est une position.
Mais chaque personne qui la porte devra l'assumer jusqu'au bout et sans faux-semblants le jour venu : ces gens là auront commis un meurtre sur un enfant de douze ans. Nabil, lui, n'avait jamais rien fait de tel.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si vous avez suivi un peu l&#8217;actualité, vous avez dû en entendre parler : un jeune garçon de 16 ans, Nabil L., est décédé Lundi 6 Octobre 2008 à la Maison d&#8217;Arrêt de Metz-Queuleu, présentée comme modèle mais suroccupée à 113,2% : il s&#8217;est pendu. Hier, le Jeudi 9 Octobre, à Strasbourg, c&#8217;était Nordine qui tentait de mettre fin à ses jours : il serait encore entre la vie et la mort.</p>
<p>Ce n&#8217;est à vrai dire pas vraiment la première tentative de suicide de mineur incarcéré. Rien qu&#8217;à la maison de Metz-Queuleu, l&#8217;Administration Pénitentiaire avait pris soin de passer sous silence plusieurs tentatives de suicides qui heureusement, s&#8217;étaient soldés par un sauvetage in-extremis des jeunes concernés. Affaires étouffées, elles ont bien dû ressortir lorsque Nabil est décédé. Acculée, l&#8217;Administration Pénitentiaire est loin de faire profil bas : sa lâcheté la dispute à son cynisme le plus glacial : qualifiant le fait que des enfants tentent de mettre fin à leurs jours de &#8220;petit jeu&#8221;, elle accuse ces jeunes de s&#8217;être entre-provoqués au faux suicide dans le but d&#8217;obtenir des avantages : ce serait notamment le cas de Nordine et de Nabil.</p>
<p>Nabil n&#8217;est plus là pour protester contre ces propos scandaleux. Nordine, lui, l&#8217;a fait : soumis à un transfèrement disciplinaire vers Strasbourg, il a malheureusement dû prouver qu&#8217;il ne faisait pas semblant : il a commis une deuxième tentative de suicide qui pourrait bien se solder par sa mort. Par la faute de l&#8217;excellent travail de sape de l&#8217;Administration Pénitentiaire, qui fait là la preuve de son absence totale de clairvoyance sur les faits, et qui aura des comptes à rendre aux citoyens pour avoir accusé à mots à peine couverts les jeunes Nordine et Nabil d&#8217;avoir fait du cinéma. Non messieurs, ce n&#8217;était pas du cinéma ! La preuve.</p>
<p>Mais l&#8217;Administration Pénitentiaire n&#8217;est pas la seule à avoir des comptes à rendre. D&#8217;autant que ce n&#8217;est pas seulement de plusieurs tentatives de suicides dont il s&#8217;agit : Il y eut le suicide de Julien Khazzar, dans le premier Etablissement Pénitentiaire pour Mineurs (EPM) : <a href="http://www.et-pourtant.org/actualites/un-mineur-se-suicide-en-prison-la-faute-a-pas-de-chance.html">je vous en avais parlé à l&#8217;époque</a>. Et j&#8217;avais prévenu : cela n&#8217;a rien de surprenant, cela continuera. Et en effet, cela a continué.</p>
<p>Car l&#8217;Administration Pénitentiaire, malgré son cynisme déplacé, est loin d&#8217;être la principale responsable de ce suicide : Les principaux responsables, ce sont nous, membre de la société. Et plus spécifiquement, le législateur et les ministres successifs de la justice, dont Rachida Dati, qui permettent ces incarcérations, et les magistrats et juges, qui les prononcent. Ceux-là sont, je l&#8217;ai déjà dit et je le répète, directement responsables de cette mort : ils ont tué.</p>
<p>Nabil, lui, n&#8217;avait tué personne : il était un délinquant d&#8217;habitude, certes. Condamné pour trafic de stupéfiant et conduite sans permis, ce n&#8217;était certes probablement pas un sain. Mais il n&#8217;avait tué personne, lui. Et sa conduite sans permis est à replacer dans le contexte des centaines de milliers de &#8220;bons pères de familles&#8221; qui prennent le volant avec un ou plusieurs verres de trop, et qui parfois déciment une famille entière. Ceux-là, quand on leur fait souffler dans le ballon, écopent d&#8217;une simple amende. Tout comme les people pris en flagrant délit de consommation de cocaïne.</p>
<p>Ceux qui sont responsables de ce suicide, eux, ont tué.  Il n&#8217;est pas possible de dire qu&#8217;un mineur est responsable de son propre suicide, surtout lorsqu&#8217;il a été confié aux mains de l&#8217;Etat. Si un mineur était responsable de lui-même, il serait majeur, tout simplement. Et si ce n&#8217;est pas lui qui est responsable, alors c&#8217;est nous.  Et ce sont en particulier ceux qui ont pris des décisions dans cette affaire. Celle de l&#8217;incarcérer en particulier. On a beau jeu dire qu&#8217;il n&#8217;était pas suicidaire : il l&#8217;était, et j&#8217;en veux pour preuve le fait&#8230; qu&#8217;il s&#8217;est suicidé.</p>
<p>Il n&#8217;avait pas tué. Eux si. Le juge qui l&#8217;a fait incarcérer, si. Rachida Dati, si. Le législateur, si. Ils ont tué un mineur, peut-être deux. Alors qui sont les pires criminels ? Qui les jugera, eux, pour le suicide de cet adolescent qu&#8217;ILS ont causé ?</p>
<p>A l&#8217;heure où Rachida Dati s&#8217;apprête, selon le Figaro, à annoncer une baisse de l&#8217;âge minimum d&#8217;incarcération à 12 ans (à ne pas confondre avec l&#8217;âge de responsabilité pénale), la question mérite d&#8217;être posée, et certaines vérités méritent d&#8217;être rappellées : Cela n&#8217;est pas un jeu ! Incarcérer un enfant, ce n&#8217;est pas un jeu ! Il ne s&#8217;agit plus de faire de l&#8217;idéologie, de la provocation, ou du populisme, dès lors qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une question de vie ou de mort pour des enfants. La prison tue ! S&#8217;il fallait encore des preuves pour convaincre les sceptiques, en voilà une. La prison tue des mineurs !</p>
<p>Il faut se le rappeler à chaque fois qu&#8217;on envisage d&#8217;incarcérer un mineur : il pourra en mourir. Et qu&#8217;on ne vienne pas me dire que seuls les pires mineurs criminels vont en prison. Car c&#8217;est faux. Cet été, c&#8217;était deux enfants corses de 13 et 14 ans inconnus des services de police qui étaient incarcérés pour un accident tragique survenu lors d&#8217;un jeu très con (à 13 ans, on est con : qui en doutait ?). Le juge et le procureur, qui espéraient ainsi se faire bien voir de l&#8217;opinion publique, avaient apparemment oublié la gravité de leur choix car on sait que quand ils ont été finalement libérés, les deux enfants n&#8217;allaient &#8220;pas bien du tout&#8221; : la mort de Nabil doit agir comme une piqure de rappel sur chaque personne tentée par l&#8217;acharnement judiciaire sur des enfants.</p>
<p>Alors, faut-il incarcérer des enfants de 12 ans ? Chacun doit répondre en conscience, mais avec la mort de Nabil à l&#8217;esprit : la prison tue, on le sait, et on en est responsable. Être favorable à l&#8217;incarcération d&#8217;enfants de douze ans, c&#8217;est être favorable à ce que des enfants de 12 ans meurent de souffrance ! Dire &#8220;je veux voir des mineurs de 12 ans être incarcérés&#8221;, c&#8217;est dire &#8220;je veux voir des enfants de 12 ans mourir&#8221; : c&#8217;est une position.<br />
Mais chaque personne qui la porte devra l&#8217;assumer jusqu&#8217;au bout et sans faux-semblants le jour venu : ces gens là auront commis un meurtre sur un enfant de douze ans. Nabil, lui, n&#8217;avait jamais rien fait de tel.</p>
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		<title>Bon anniversaire !</title>
		<link>http://www.et-pourtant.org/meta/bon-anniversaire.html</link>
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		<pubDate>Mon, 14 Jul 2008 15:01:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[La prise de la Bastille fête son anniversaire, et ce blog aussi, souffle sa toute première bougie.

Lancé le 14 Juillet 2007, Et pourtant elle tourne fête ses un an, en cette date ô combien symbolique, celle où la démocratie et les droits de l'homme sont censés avoir triomphé sur l'arbitraire. C'était en 1789. 219 ans plus tard, il reste en réalité encore beaucoup de chemin à parcourir avant que la France puisse se prétendre "pays des droits de l'homme" sans que ça ne fasse hurler de rire (ou de colère) la moitié de la planète.

C'est dans ce but que ce blog fut lancé il y a un an, au 14 juillet. Rappellez-vous : dire tout haut ce qu'une minorité ose à peine penser tout bas, parce que c'est cela, la liberté d'expression. Défendre les droits de l'homme, les libertés individuelles. Défendre les enfants contre des projets de société qui ne s'en soucient pas. Parce que c'est cela, l'esprit des Lumières.

Un an d'écrits, d'actions avec la pétition de soutien au jeune Alexandre, mais aussi de débats : parfois enflammés, car beaucoup d'entre vous n'avez pas la langue dans votre poche, y compris parmi mes contradicteurs. Et c'est très bien comme cela ! Je ne veux ni d'un blog aseptisé, ni d'un blog tout entier acquis à ma cause.

Un an en demi-teinte, car la situation des droits de l'homme, des droits de l'enfants, ou des libertés individuelles n'ont guère évolué en France. Satisfecit quand-même, pour ce blog qui existe sans que personne n'aie tenté de le censurer. Ce n'est certes pas dans tous les pays que l'on peut donner son point de vue avec autant de virulence sur les projets du Ministère de l'Intérieur. L'occasion aussi de rendre hommage à l'hébergeur de ce site, la Coopérative Ouvaton (www.ouvaton.coop), qui met un point d'honneur à garantir le respect de la liberté d'expression de ses hébergés. Ils sont peut-être les derniers en France, alors ils méritent d'autant plus un hommage.

Une nouvelle année s'annonce pour ce blog, auquel j'ai bien l'intention de ne rien changer : je compte toujours donner mon point de vue, sans concession, sur tous les sujets qui me touchent et quite à être politiquement incorrect. Je compte continuer à vous laisser cette tribune que sont les commentaires, que vous partagiez mon opinion ou pas. Je compte continuer à donner les sources de chacune de mes affirmations, pour que vous sachiez, à chaque fois, que je n'invente rien, que je n'affirme rien au hasard, que je ne cède pas aux rumeurs. Bref, que ceci est un blog sérieux et éthique, et pas un simple comptoir de bistrot.

Tant que la justice française ne m'en empêchera pas, et en votre compagnie, je compte continuer à faire vivre ce lieu d'expression et de débat, pour que l'on puisse parler sans tabou de droits de l'homme, de droits de l'enfants, d'anti-anti-pédophilie, de libertés individuelles, et de démocratie, parce qu'il me semble que c'est aussi un peu pour cela, que les citoyens ont pris la Bastille un 14 Juillet 1789, et que c'est aussi un peu cela, que l'on est censé fêter chaque année par des feu d'artifices et un défilé sur les Champs-Elysées.

C'est reparti pour un an, bon anniversaire !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La prise de la Bastille fête son anniversaire, et ce blog aussi, souffle sa toute première bougie.</p>
<p>Lancé le 14 Juillet 2007, Et pourtant elle tourne fête ses un an, en cette date ô combien symbolique, celle où la démocratie et les droits de l&#8217;homme sont censés avoir triomphé sur l&#8217;arbitraire. C&#8217;était en 1789. 219 ans plus tard, il reste en réalité encore beaucoup de chemin à parcourir avant que la France puisse se prétendre &#8220;pays des droits de l&#8217;homme&#8221; sans que ça ne fasse hurler de rire (ou de colère) la moitié de la planète.</p>
<p>C&#8217;est dans ce but que ce blog fut lancé il y a un an, au 14 juillet. Rappellez-vous : dire tout haut ce qu&#8217;une minorité ose à peine penser tout bas, parce que c&#8217;est cela, la liberté d&#8217;expression. Défendre les droits de l&#8217;homme, les libertés individuelles. Défendre les enfants contre des projets de société qui ne s&#8217;en soucient pas. Parce que c&#8217;est cela, l&#8217;esprit des Lumières.</p>
<p>Un an d&#8217;écrits, d&#8217;actions avec la pétition de soutien au jeune Alexandre, mais aussi de débats : parfois enflammés, car beaucoup d&#8217;entre vous n&#8217;avez pas la langue dans votre poche, y compris parmi mes contradicteurs. Et c&#8217;est très bien comme cela ! Je ne veux ni d&#8217;un blog aseptisé, ni d&#8217;un blog tout entier acquis à ma cause.</p>
<p>Un an en demi-teinte, car la situation des droits de l&#8217;homme, des droits de l&#8217;enfants, ou des libertés individuelles n&#8217;ont guère évolué en France. Satisfecit quand-même, pour ce blog qui existe sans que personne n&#8217;aie tenté de le censurer. Ce n&#8217;est certes pas dans tous les pays que l&#8217;on peut donner son point de vue avec autant de virulence sur les projets du Ministère de l&#8217;Intérieur. L&#8217;occasion aussi de rendre hommage à l&#8217;hébergeur de ce site, la <a title="Coopérative Ouvaton" href="http://www.ouvaton.coop">Coopérative Ouvaton</a>, qui met un point d&#8217;honneur à garantir le respect de la liberté d&#8217;expression de ses hébergés. Ils sont peut-être les derniers en France, alors ils méritent d&#8217;autant plus un hommage.</p>
<p>Une nouvelle année s&#8217;annonce pour ce blog, auquel j&#8217;ai bien l&#8217;intention de ne rien changer : je compte toujours donner mon point de vue, sans concession, sur tous les sujets qui me touchent et quite à être politiquement incorrect. Je compte continuer à vous laisser cette tribune que sont les commentaires, que vous partagiez mon opinion ou pas. Je compte continuer à donner les sources de chacune de mes affirmations, pour que vous sachiez, à chaque fois, que je n&#8217;invente rien, que je n&#8217;affirme rien au hasard, que je ne cède pas aux rumeurs. Bref, que ceci est un blog sérieux et éthique, et pas un simple comptoir de bistrot.</p>
<p>Tant que la justice française ne m&#8217;en empêchera pas, et en votre compagnie, je compte continuer à faire vivre ce lieu d&#8217;expression et de débat, pour que l&#8217;on puisse parler sans tabou de droits de l&#8217;homme, de droits de l&#8217;enfants, d&#8217;anti-anti-pédophilie, de libertés individuelles, et de démocratie, parce qu&#8217;il me semble que c&#8217;est aussi un peu pour cela, que les citoyens ont pris la Bastille un 14 Juillet 1789, et que c&#8217;est aussi un peu cela, que l&#8217;on est censé fêter chaque année par des feu d&#8217;artifices et un défilé sur les Champs-Elysées.</p>
<p>C&#8217;est reparti pour un an, bon anniversaire !</p>
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		<title>Soutien à Alexandre : le bilan de l&#8217;affaire Berlaimont.</title>
		<link>http://www.et-pourtant.org/actualites/soutien-a-alexandre-le-bilan-de-laffaire-berlaimont.html</link>
		<comments>http://www.et-pourtant.org/actualites/soutien-a-alexandre-le-bilan-de-laffaire-berlaimont.html#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 24 Jun 2008 12:52:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Demain, le professeur du collège Gilles-de-Chin à Berlaimont, Monsieur José Laboureur - celui qui avait maltraîté Alexandre dans l'affaire Berlaimont pour ceux qui n'auraient pas suivi - sera jugé par le tribunal correctionnel d'Avesnes sur Helpe. La pression monte et l'on sait que du côté du professeur, ça bataille ferme pour faire passer ce brave monsieur (violent et alcoolique, mais il ne faut pas le dire) pour un Saint. Changement de technique chez ses avocats d'ailleurs : ayant compris que plaquer un enfant de 11 ans contre un mur sans raison, puis le gifler, avant de le trainer sur plusieurs mètres, ce n'est pas tout à fait ce qu'on peut appeler "un droit de correction raisonnable" dans un collège, ils ne plaideront donc plus que le professeur "avait le droit" mais qu'il "croyait être dans son droit".

Face à un élève "qui provoquait et cherchait l'affrontement" disait Maître Villesèche au Parisien. Ha bon ? Comment ? On serait curieux de savoir et en effet, cela fera rigoler ceux qui connaissent les faits, y compris tels que les racontait Monsieur Laboureur au début, avant de passer par la moulinette des syndicats enseignants, et cela fera rigoler aussi ceux qui ont vu les bulletins de note d'Alexandre.

Ce fait, totalement nouveau, on ne sait pas trop comment les avocats de Monsieur Laboureur vont les présenter demain, mais on peut prédire que le Procureur va rire jaune. Peu importe : le but pour ces avocats n'est pas de défendre José Laboureur contre une peine par le tribunal, mais de défendre le droit de cogner dans les médias, et d'inverser les rôles entre le coupable et la victime. Mission fort bien accomplie malheureusement puisqu'ils sont plus de 60 000 à avoir soutenus le professeur-cogneur.

De votre côté, vous avez été (presque) 800 à signer la pétition en faveur d'Alexandre.  En proportion évidemment, ça paraît peu de choses. Et pourtant... étant donné le peu de relai que nous avons eu dans la presse, et étant donné que nous ne pouvons pas, nous, nous étendre en déclarations calomnieuses dans tous les journaux, télévisés ou papiers, comme le font allègrement Maître Villesèche et l'ultraréac Maître Lec, on peut parler de grand succès. Je vous avoue en tout cas qu'en lançant cette pétition, je n'espérais pas que vous seriez aussi nombreux à signer. Merci du fond du coeur. Et pour ceux que ça intéresse (la plupart d'entre vous j'imagine), je sais qu'Alexandre et sa famille ont beaucoup apprécié votre geste.

Reste à savoir si demain, la justice saura résister aux pressions syndicales et corporatistes qui se préparent à investir le palais de justice, et à donner leur version étrangement tronquée des faits. Elle en sortirait indéniablement grandie.  Au contraire des syndicats enseignants qui eux, en soutenant un enseignant violent et alcoolique et en emportant dans une campagne nationale de lynchage un enfant de onze ans, ont définitivement perdu toute crédibilité, au moins en matière de défense des intérêts des élèves. Ils auront beau jeu manifester "pour les élèves" comme ils le font en ce moment, quand on sait ce qu'ils sont capable de leur faire, aux élèves. C'est qu'il existe des enseignants qu'on ne sera pas fâché de voir partir en retraite.

L'affaire se joue donc demain. Nous souhaitons donc beaucoup de courage à Alexandre et à sa famille.
Et en ce qui concerne mes lecteurs, hé bien, je vous tiendrais bien entendu au courant.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Demain, le professeur du collège Gilles-de-Chin à Berlaimont, Monsieur José Laboureur - <a title="Affaire Berlaimont - La soi-disante gifle de José Laboureur" href="http://www.et-pourtant.org/meta/berlaimont-et-laffaire-de-leleve-gifle-suite.html">celui qui avait maltraîté Alexandre dans l&#8217;affaire Berlaimont</a> pour ceux qui n&#8217;auraient pas suivi - sera jugé par le tribunal correctionnel d&#8217;Avesnes sur Helpe. La pression monte et l&#8217;on sait que du côté du professeur, ça bataille ferme pour faire passer ce brave monsieur (violent et alcoolique, mais il ne faut pas le dire) pour un Saint. Changement de technique chez ses avocats d&#8217;ailleurs : ayant compris que plaquer un enfant de 11 ans contre un mur sans raison, puis le gifler, avant de le trainer sur plusieurs mètres, ce n&#8217;est pas tout à fait ce qu&#8217;on peut appeler &#8220;un droit de correction raisonnable&#8221; dans un collège, ils ne plaideront donc plus que le professeur &#8220;avait le droit&#8221; mais qu&#8217;il &#8220;croyait être dans son droit&#8221;.</p>
<p>Face à un élève &#8220;qui provoquait et cherchait l&#8217;affrontement&#8221; disait Maître Villesèche au Parisien. Ha bon ? Comment ? On serait curieux de savoir et en effet, cela fera rigoler ceux qui connaissent les faits, y compris tels que les racontait Monsieur Laboureur au début, avant de passer par la moulinette des syndicats enseignants, et cela fera rigoler aussi ceux qui ont vu les bulletins de note d&#8217;Alexandre.</p>
<p>Ce fait, totalement nouveau, on ne sait pas trop comment les avocats de Monsieur Laboureur vont les présenter demain, mais on peut prédire que le Procureur va rire jaune. Peu importe : le but pour ces avocats n&#8217;est pas de défendre José Laboureur contre une peine par le tribunal, mais de défendre le droit de cogner dans les médias, et d&#8217;inverser les rôles entre le coupable et la victime. Mission fort bien accomplie malheureusement puisqu&#8217;ils sont plus de 60 000 à avoir soutenus le professeur-cogneur.</p>
<p>De votre côté, vous avez été (presque) 800 à signer la pétition en faveur d&#8217;Alexandre.  En proportion évidemment, ça paraît peu de choses. Et pourtant&#8230; étant donné le peu de relai que nous avons eu dans la presse, et étant donné que nous ne pouvons pas, nous, nous étendre en déclarations calomnieuses dans tous les journaux, télévisés ou papiers, comme le font allègrement Maître Villesèche et l&#8217;ultraréac <a title="Maître Lec, avocat des profs violents, procureur des élèves grossiers" href="http://www.et-pourtant.org/actualites/maitre-lec-avocat-des-professeurs-violents-procureur-des-eleves-grossiers.html">Maître Lec</a>, on peut parler de grand succès. Je vous avoue en tout cas qu&#8217;en lançant cette pétition, je n&#8217;espérais pas que vous seriez aussi nombreux à signer. Merci du fond du coeur. Et pour ceux que ça intéresse (la plupart d&#8217;entre vous j&#8217;imagine), je sais qu&#8217;Alexandre et sa famille ont beaucoup apprécié votre geste.</p>
<p>Reste à savoir si demain, la justice saura résister aux pressions syndicales et corporatistes qui se préparent à investir le palais de justice, et à donner leur version étrangement tronquée des faits. Elle en sortirait indéniablement grandie.  Au contraire des syndicats enseignants qui eux, en soutenant un enseignant violent et alcoolique et en emportant dans une campagne nationale de lynchage un enfant de onze ans, ont définitivement perdu toute crédibilité, au moins en matière de défense des intérêts des élèves. Ils auront beau jeu manifester &#8220;pour les élèves&#8221; comme ils le font en ce moment, quand on sait ce qu&#8217;ils sont capable de leur faire, aux élèves. C&#8217;est qu&#8217;il existe des enseignants qu&#8217;on ne sera pas fâché de voir partir en retraite.</p>
<p>L&#8217;affaire se joue donc demain. Nous souhaitons donc beaucoup de courage à Alexandre et à sa famille.<br />
Et en ce qui concerne mes lecteurs, hé bien, je vous tiendrais bien entendu au courant.</p>
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		<title>Le deuxième aveu confirmé par Interpol : on ne cherche pas à protéger les enfants !</title>
		<link>http://www.et-pourtant.org/actualites/le-deuxieme-aveu-confirme-par-interpol-on-ne-cherche-pas-a-proteger-les-enfants.html</link>
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		<pubDate>Mon, 16 Jun 2008 13:47:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Dans mon billet précédent, j'expliquais qu'involontairement, le Ministère de l'Intérieur avait avoué un certain nombre de choses.  Et notamment que si on veut protéger les pitizenfants de la pédopornographie, c'est parce qu'ils ne sont pas les derniers à la rechercher... voire à la fabriquer.

C'est dans un article du journal Irlandais Independant.ie (vous savez ? les irlandais : ceux qui ont l'outrecuidance de voter pour ce qu'ils veulent au lieu de voter pour ce qu'on leur dit), que l'on apprend l'information, une véritable petite bombe qui gagne à être connue en France :

"CHILDREN as young as 10 years of age are taking sexually explicit pictures of themselves before uploading them onto the internet -- according to Ireland's leading Criminal Intelligence Officer at Interpol."

En français : Des enfants âgés de parfois seulement 10 ans prennent des photos à caractère sexuels d'eux-même avant de les envoyer sur internet - selon l'officier en chef chargé du renseignement sur le crime de la branche irlandaise d'Interpol.

Et de détailler : "Everything from posing naked to actual sex acts on web cams. We are seeing a lot more self-produced child pornography to the extent that self-taking child abusive material is one of our biggest problems at the moment."

Ce qui signifie que ces jeunes, qui vont de se montrer tout nu jusqu'à réaliser des actes sexuels devant leur webcam, représentent l'un des plus gros problème des gouvernements - et d'Interpol - en ce moment.

Je vous laisse découvrir l'article complet, qui est cité en référence (comme d'habitude - vous savez que je n'ai pas l'habitude d'affirmer des choses au hasard), et qui est une véritable perle. On y apprend donc que la pédopornographie, ce n'est plus, contrairement à ce qu'on nous avait affirmé pendant des années, des enfants victimes de viols affreux par des adultes, lesquels viols seraient mis en ligne par ces mêmes adultes.

Non, la pédopornographie, "l'un des plus gros problème d'Interpol en ce moment", ce sont des jeunes qui prennent par eux-même l'initiative de se montrer nu et de se tripoter devant leur webcam.

Quel est le danger ? Juridique d'abord : "c'est de la pédopornographie" : on comprend mieux pourquoi en France, on s'est à ce point acharné sur les pauvres gamins de 11 ans qui avaient eu le malheur de se filmer en train de jouer à touche-pipi avec la petite soeur : s'ils ont été arrachés à leur famille, mis en examens et placés en garde à vue, ce n'est pas pour défendre la petite soeur comme on nous l'avait prétexté : c'est pour défendre la loi et l'ordre moral ! Cela se confirme par la mise en examen de trois adolescents qui ont eu l'outrecuidance de faire tourner dans la cour du collège la vidéo de leurs ébats avec une fille du collège dont la police avoue ouvertement qu'elle était consentante ! Ce n'est donc pas pour protéger les enfants, d'ailleurs si l'on voulait protéger les enfants d'un traumatisme, on leur épargnerait la garde à vue et la mise en examen : il s'agit uniquement de protéger l'ordre moral !

L'ordre moral, parlons-en : c'est évidemment le deuxième problème que pose ce nouveau genre de pédopornographie (pas si nouveau, en fait). Et l'article irlandais est très clair là-dessus : c'est essentiellement un problème moral. C'est mal parce que c'est mal !

Il n'est donc plus question, pour Interpol, de "défense des enfants" - et les politiques d'Interpol sont définies par les gouvernements qui le composent. Et pour cause : cette pédopornographie est créée à l'initiative des enfants, et cela commence à se savoir, mine de rien, que la masturbation (même devant une lentille de webcam), ne rend ni fou, ni sourd. On pourrait essayer de nous faire croire qu'elle ne rend pas fou mais traumatisé : mais ça risquerait de se voir, que c'est juste une version moderne d'un discours vieux d'un peu plus d'un siècle et qu'on pensait tombé en désuétude.

Non, il est désormais uniquement question de défendre la loi et les bonnes moeurs, quitte à ce que les enfants eux-même soient considérés comme les coupables de ces affronts.

"Cachez ce zizi de pré-adolescent que je ne saurais voir !", tel est le crédo de nos gouvernements. Et avec celui-là, un autre : "Kids, don't do this at home, sinon vous irez en enfer prison." Il n'est absolument plus question de sauver les enfants de quelque danger que ce soit : exclusivement de protéger la société contre le risque de voir quelque chose qui lui déplait.


On conçoit donc de mieux en mieux ce qui s'impose comme une évidence : nous ne défendons plus les enfants, nous défendons l'Ordre Moral. La soi-disante défense des enfants a fait long feu.
Car cet article est la preuve - s'il en était besoin - que ce n'est plus des viols d'enfants dont notre société a peur : c'est de toute forme de sexualité infantile.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans mon billet précédent, j&#8217;expliquais qu&#8217;involontairement, le Ministère de l&#8217;Intérieur avait avoué un certain nombre de choses.  Et notamment que si on veut protéger les pitizenfants de la pédopornographie, c&#8217;est parce qu&#8217;ils ne sont pas les derniers à la rechercher&#8230; voire à la fabriquer.</p>
<p>C&#8217;est dans un article du journal Irlandais Independant.ie (vous savez ? les irlandais : ceux qui ont l&#8217;outrecuidance de voter pour ce qu&#8217;ils veulent au lieu de voter pour ce qu&#8217;on leur dit), que l&#8217;on apprend l&#8217;information, une véritable petite bombe qui gagne à être connue en France :</p>
<p><em>&#8220;CHILDREN as young as 10 years of age are taking sexually explicit pictures of themselves before uploading them onto the internet &#8212; according to Ireland&#8217;s leading Criminal Intelligence Officer at Interpol.&#8221;</em></p>
<p>En français : Des enfants âgés de parfois seulement 10 ans prennent des photos à caractère sexuels d&#8217;eux-même avant de les envoyer sur internet - selon l&#8217;officier en chef chargé du renseignement sur le crime de la branche irlandaise d&#8217;Interpol.</p>
<p>Et de détailler : <em>&#8220;Everything from posing naked to actual sex acts on web cams. We are seeing a lot more self-produced child pornography to the extent that self-taking child abusive material is <strong>one of our biggest problems at the moment.&#8221;</strong></em></p>
<p>Ce qui signifie que ces jeunes, qui vont de se montrer tout nu jusqu&#8217;à réaliser des actes sexuels devant leur webcam, représentent l&#8217;un des plus gros problème des gouvernements - et d&#8217;Interpol - en ce moment.</p>
<p>Je vous laisse découvrir l&#8217;article complet, qui est cité en référence (comme d&#8217;habitude - vous savez que je n&#8217;ai pas l&#8217;habitude d&#8217;affirmer des choses au hasard), et qui est une véritable perle. On y apprend donc que la pédopornographie, ce n&#8217;est plus, contrairement à ce qu&#8217;on nous avait affirmé pendant des années, des enfants victimes de viols affreux par des adultes, lesquels viols seraient mis en ligne par ces mêmes adultes.</p>
<p>Non, la pédopornographie, &#8220;l&#8217;un des plus gros problème d&#8217;Interpol en ce moment&#8221;, ce sont des jeunes qui prennent par eux-même l&#8217;initiative de se montrer nu et de se tripoter devant leur webcam.</p>
<p>Quel est le danger ? Juridique d&#8217;abord : &#8220;c&#8217;est de la pédopornographie&#8221; : on comprend mieux pourquoi en France, on s&#8217;est à ce point acharné sur les pauvres gamins de 11 ans qui avaient eu le malheur de se filmer en train de jouer à touche-pipi avec la petite soeur : s&#8217;ils ont été arrachés à leur famille, mis en examens et placés en garde à vue, ce n&#8217;est pas pour défendre la petite soeur comme on nous l&#8217;avait prétexté : c&#8217;est pour défendre la loi et l&#8217;ordre moral ! Cela se confirme par la mise en examen de trois adolescents qui ont eu l&#8217;outrecuidance de faire tourner dans la cour du collège la vidéo de leurs ébats avec une fille du collège dont la police avoue ouvertement qu&#8217;elle était consentante ! Ce n&#8217;est donc pas pour protéger les enfants, d&#8217;ailleurs si l&#8217;on voulait protéger les enfants d&#8217;un traumatisme, on leur épargnerait la garde à vue et la mise en examen : il s&#8217;agit uniquement de protéger l&#8217;ordre moral !</p>
<p>L&#8217;ordre moral, parlons-en : c&#8217;est évidemment le deuxième problème que pose ce nouveau genre de pédopornographie (pas si nouveau, en fait). Et l&#8217;article irlandais est très clair là-dessus : c&#8217;est essentiellement un problème moral. C&#8217;est mal parce que c&#8217;est mal !</p>
<p>Il n&#8217;est donc plus question, pour Interpol, de &#8220;défense des enfants&#8221; - et les politiques d&#8217;Interpol sont définies par les gouvernements qui le composent. Et pour cause : cette pédopornographie est créée à l&#8217;initiative des enfants, et cela commence à se savoir, mine de rien, que la masturbation (même devant une lentille de webcam), ne rend ni fou, ni sourd. On pourrait essayer de nous faire croire qu&#8217;elle ne rend pas fou mais traumatisé : mais ça risquerait de se voir, que c&#8217;est juste une version moderne d&#8217;un discours vieux d&#8217;un peu plus d&#8217;un siècle et qu&#8217;on pensait tombé en désuétude.</p>
<p>Non, il est désormais uniquement question de défendre la loi et les bonnes moeurs, quitte à ce que les enfants eux-même soient considérés comme les coupables de ces affronts.</p>
<p>&#8220;Cachez ce zizi de pré-adolescent que je ne saurais voir !&#8221;, tel est le crédo de nos gouvernements. Et avec celui-là, un autre : &#8220;Kids, don&#8217;t do this at home, sinon vous irez en <span style="text-decoration: line-through;">enfer</span> prison.&#8221; Il n&#8217;est absolument plus question de sauver les enfants de quelque danger que ce soit : exclusivement de protéger la société contre le risque de voir quelque chose qui lui déplait.</p>
<p>On conçoit donc de mieux en mieux ce qui s&#8217;impose comme une évidence : nous ne défendons plus les enfants, nous défendons l&#8217;Ordre Moral. La soi-disante défense des enfants a fait long feu.<br />
Car cet article est la preuve - s&#8217;il en était besoin - que ce n&#8217;est plus des viols d&#8217;enfants dont notre société a peur : c&#8217;est de toute forme de sexualité infantile.</p>
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		<title>Filtrage du web : les 10 aveux qui font tâche !</title>
		<link>http://www.et-pourtant.org/actualites/filtrage-du-web-les-10-aveux-qui-font-tache.html</link>
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		<pubDate>Sat, 14 Jun 2008 16:03:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Droits de l'homme]]></category>

		<category><![CDATA[Médias]]></category>

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		<category><![CDATA[politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que le gouvernement s'apprête à installer un grand firewall à la chinoise "comme toutes les démocraties" pour filtrer le web, on sait que l'industrie du disque regarde de près les possibilités qu'offrent cette grande idée du Ministère de l'Intérieur. Pour justifier la mesure, on nous ressors le couplet des vilains pédophiles et des pitizenfants à protéger.

Evidemment risible, Michelle Aliot-Marie ne recule devant aucun amalgamme pour justifier la mesure : il s'agit tantôt de "protéger les enfants" contre les contenus choquants sur internet (il paraît que 36% est confronté à des images "choquantes et traumatisantes" chez les 11-17 ans.. mon Dieu, le gouvernement découvre que les jeunes sont fans de films d'horreur et de gore, et feignent de croire que cela n'existe que sur internet), tantôt de lutter contre "des images insoutenables" et les viols d'enfants qu'ils sont censés supposer, et desfois on justifie la mesure par de supposés pervers qui séduiraient les pitizenfants sur internet, et de nous ressortir les classiques enquêtes sur les dizaines de milliers d'enfants enlevés par internet... ou à qui simplement un adulte a adressé la parole : c'est la même chose (il parait).  Curieux mélange des préoccupations rassemblés sous la bannière de la "lutte contre la pédophilie" : comme ce terme fourre-tout est pratique ! Il a le mérite d'annihiler tout esprit critique chez les gens. Premier aveu : la ministre ne sait pas exactement pourquoi elle veut filtrer le web. Mais elle veut le filtrer !

Or, donc, en tout cas, il faut sauver les pitizenfants des affreux pédopornographes. Et pour cela, filtrer les sites pédopornographiques ! Déjà une série d'autres aveux... D'abord, pace qu'on sait qu'on ne tombe pas par hasard sur un site pédopornographique. Ce seraient donc les pitizenfants eux-même qui seraient à l'affut de ces sites ? Ce serait là un deuxième aveu, et qui ferait tâche pour le moins. Et pourtant quand on y pense... qu'est-ce que de la pédopornographie ? Un mineur tout nu ? Messieurs-dames, pères et mères de famille, si vous saviez ce que certains mineurs font avec leur webcam lorsque leurs parents ont le dos tourné... que voilà d'affreux pédopornographes ! Le fait est qu'ils ne traumatisent personne à part leurs parents, en tout cas pas les pitizenfants.

Plus drôle, enfin si j'ose dire, nous allons donc filtrer les sites pédopornographiques pour protéger les pitizenfants, mais pas le reste ! Les enfants pourront donc continuer à consulter, au choix, des sites faisant l'apologie du racisme, des sites à contenu ultra-violent, des sites de photos gores, des scènes de meurtres, de viols de femmes, les décapitations de soldats par des membres d'Al Qaeda (ça tournait beaucoup sur internet à une époque, et bizarrement personne ne s'en offusquait). Tout cela n'est pas choquant pour les petits enfants ! Ca, ils peuvent continuer à regarder, ce n'est ni dangereux ni choquant. D'ailleurs on en voit plein aux 20h : c'est bien la preuve que c'est sain et familial, une bonne décapitation, non ? Non ce qui est dangereux, ce sont les mineurs tous nus ! CA c'est traumatisant ! Troisième aveu.

Quatrième aveu : Ce ne sera pas à la justice de déclarer un site comme "à filtrer", mais le gouvernement qui en décidera, à sa discrétion,e t avertira les fournisseurs d'accès. Court-circuitage de la justice : l'Etat décide seul de ce qui doit, en France, être lisible ou pas sur internet ! Comme en Chine, en somme.

A ce propos, et cinquième aveu, les Renseignements Généraux auraient une liste de 385 "sites pédophiles" à filtrer. D'abord c'est quoi un site pédophile ? C'est un site attiré sexuellement par les enfants ? On pourrait parler de sites pédo-pornographique, mais il est possible que ce ne soit pas vraiment uniquement la pédopornographie qui est visée à dire vrai. Or donc, 385 sites : depuis le temps que les dames patronnesses, présidentes d'association de défense du slip des pitizenfants nous bassinent avec leurs "300 000 sites pédophiles et ça augmente exponentiellement"... de 300 000 sites, on pase à 385. C'est clairement la montage qui accouche de la souris. Et on apprend qu'on s'était donc bien fichu de nous avec cette histoire de centaines de milliers de sites. Les associations de défenses des pitizenfants et autres lobbyistes de la théorie du grand complot pédo-nazi sur internet ont fait long feu ! Et de cinq donc.

Au fait, 385 sites, c'est bien, mais sur combien ? Difficile d'estimer la taille exacte du web, mais on peut l'estimer grâce à des moteurs comme Yahoo et Google, qui ont arrêté de compter après les premiers dizaines de milliards de pages. En 2005, Yahoo avait indexé près de 20 Milliards de pages. Il semble donc que parler de 38,5 Milliards de pages au total, aujourd'hui, soit une estimation raisonnable. 385 sites sur 38,5 Milliards de pages, c'est donc mettre en place un firewall à la chinoise pour un site web malsain sur 100 Millions de sites sains. Ou pour la faire en pourcentage, pour 0,000001% du web. Sixième aveu.

Encore plus énorme ! On apprend que sur ces 385 sites, 95% sont hébergés à l'étranger... cela veut dire qu'il y en a donc 5% qui sont hébergés en France ! Autrement dit : il y aurait des sites pédophiles connus des services de renseignement généraux, reconnus comme pédophiles, localisés, sur le territoire français, mais... personne ne les fait fermer ! On va les filtrer, mais on ne les ferme pas ! Cela peut signifier deux choses :

    * Soit ces sites sont bel et bien illégaux (pédopornographie) et alors on se demande ce qu'ils font encore hébergés sur le sol français ! Il n'est tout de même pas bien compliqué de toquer à la porte d'un hébergeur français avec une commission rogatoire et de demander de débrancher la prise. Et il n'existe aucun hébergeur français qui fera de la résistance si le site est effectivement illégal. Je me demande donc ce qu'attendent les brigades anti-cybercriminalité pour faire fermer ces sites et poursuivre leurs auteurs. Ils en ont arrêté d'autres pour bien moins que cela.  Septième aveu et non des moindres.
    * Ou alors la réalité est que ces sites sont légaux, et qu'il ne s'agit pas de pédopornographie ! Il s'agit de sites légaux, mais qu'on va filtrer quand même parce qu'ils déplaisent aux renseignements généraux. L'info n'est pas neuve : Dans une conférence donnée en 2007 aux Rencontres Mondiales du Logiciel Libre à Amiens, Benjamin Bayart, spécialiste en réseaux et télécoms (président du plus ancien fournisseur d'accès internet vivant de France), expliquait qu'il était déjà arrivé que les R.G. "demandent en loucedé" aux fournisseurs d'accès à internet de filtrer les sites de dissidents, non-pas parce qu'ils font quelque chose d'illégal, mais simplement parce que tous ces gens qui dissident, ça fait chier !
      Il semble possible que cela soit ce qui se prépare. "Et pourtant, elle tourne" sera-t-il filtré parce que nous refusons de hurler avec les loups quand il est question de pédophilie ? Allez savoir ! Il est possible aussi que la cible soit un certain nombre de sites de discussion pour pédophiles et autour de la pédophilie, qui ne contiennent rien d'illégal (pas d'images, rien) mais qui tiennent un discours, il faut bien le dire, déplaisant pour la population et le gouvernement : ce discours, je ne vous le reproduirais pas dans ces lignes. Et mon propos n'est pas de le juger. Mais à partir du moment où ces sites sont légaux, les filtrer représente ni plus ni moins qu'une forme de censure politique ! Benjamin Bayart avait prévu, mais à l'époque ça se faisait en douce. Maintenant le gouvernement l'admet plus officiellement : La France s'apprête à censurer des sites légaux parce que les propos déplaisent ! Huitième aveu !

Evidemment, chacun sait que s'il n'y a que 385 sites "filtrables", ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de pédopornographie sur internet. C'est essentiellement parce que cela fait bien longtemps qu'elle se distribue via d'autres protocoles internet que les sites web. Peer to peer, discussion en direct (IRC), réseaux cryptés (Freenet), newsgroups... bref tout sauf le "worldwide web" ! Vouloir filtrer des "sites" pour lutter contre la pédopornographie, c'est un neuvième aveu : celui que le Ministère de l'Intérieur n'y connait strictement rien au fonctionnement d'internet et au sujet sur lequel il la ramène !

Dixième et dernier aveu : si vous croyez qu'il n'y a que la pédopornographie qui est visée, vous rêvez tout debout : Nadine Morano elle même parlait de sites pédopornographiques "ou illégaux", et aussi de restreindre l'accès à des sites "à risque mais non-illégaux" : encore la censure politique qui s'annonce (filtrer des sites non-illégaux, c'est osé !). Mais c'est aussi assez évident : il y a bien des sites illégaux quoique non-pédopornographiques, tels que par exemple... les sites qui diffusent illégalement des contenus protégés par le droit d'auteur. Autrement dit, il s'agirait assez vite de filtrer aussi tout ce qui a trait au piratage. C'était le sens de l'article L331-22 de la loi HADOPI contre le piratage de musique sur internet (dit "Loi Olivennes") : retoqué par le conseil d'Etat, cette mesure pourra donc revenir dans une nouvelle loi, cette-fois ci sous prétexte de sauver les pitizenfants contre les affreux pédo-nazis ! Et de dix aveux !


Voilà bien dix preuves que cette histoire de "filtrage du web" est une vaste fumisterie. Voilà donc bien dix aveux qui font tâche. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que le gouvernement s&#8217;apprête à installer un grand firewall <span style="text-decoration: line-through;">à la chinoise</span> &#8220;comme toutes les démocraties&#8221; pour filtrer le web, on sait que l&#8217;industrie du disque regarde de près les possibilités qu&#8217;offrent cette grande idée du Ministère de l&#8217;Intérieur. Pour justifier la mesure, on nous ressors le couplet des vilains pédophiles et des pitizenfants à protéger.</p>
<p>Evidemment risible, Michelle Aliot-Marie ne recule devant aucun amalgamme pour justifier la mesure : il s&#8217;agit tantôt de &#8220;protéger les enfants&#8221; contre les contenus choquants sur internet (il paraît que 36% est confronté à des images &#8220;choquantes et traumatisantes&#8221; chez les 11-17 ans.. mon Dieu, le gouvernement découvre que les jeunes sont fans de films d&#8217;horreur et de gore, et feignent de croire que cela n&#8217;existe que sur internet), tantôt de lutter contre &#8220;des images insoutenables&#8221; et les viols d&#8217;enfants qu&#8217;ils sont censés supposer, et desfois on justifie la mesure par de supposés pervers qui séduiraient les pitizenfants sur internet, et de nous ressortir les classiques enquêtes sur les dizaines de milliers d&#8217;enfants enlevés par internet&#8230; ou à qui simplement un adulte a adressé la parole : c&#8217;est la même chose (il parait).  Curieux mélange des préoccupations rassemblés sous la bannière de la &#8220;lutte contre la pédophilie&#8221; : comme ce terme fourre-tout est pratique ! Il a le mérite d&#8217;annihiler tout esprit critique chez les gens. Premier aveu : la ministre ne sait pas exactement pourquoi elle veut filtrer le web. Mais elle veut le filtrer !</p>
<p>Or, donc, en tout cas, il faut sauver les pitizenfants des affreux pédopornographes. Et pour cela, filtrer les sites pédopornographiques ! Déjà une série d&#8217;autres aveux&#8230; D&#8217;abord, pace qu&#8217;on sait qu&#8217;on ne tombe pas par hasard sur un site pédopornographique. Ce seraient donc les pitizenfants eux-même qui seraient à l&#8217;affut de ces sites ? Ce serait là un deuxième aveu, et qui ferait tâche pour le moins. Et pourtant quand on y pense&#8230; qu&#8217;est-ce que de la pédopornographie ? Un mineur tout nu ? Messieurs-dames, pères et mères de famille, si vous saviez ce que certains mineurs font avec leur webcam lorsque leurs parents ont le dos tourné&#8230; que voilà d&#8217;affreux pédopornographes ! Le fait est qu&#8217;ils ne traumatisent personne à part leurs parents, en tout cas pas les pitizenfants.</p>
<p>Plus drôle, enfin si j&#8217;ose dire, nous allons donc filtrer les sites pédopornographiques pour protéger les pitizenfants, mais pas le reste ! Les enfants pourront donc continuer à consulter, au choix, des sites faisant l&#8217;apologie du racisme, des sites à contenu ultra-violent, des sites de photos gores, des scènes de meurtres, de viols de femmes, les décapitations de soldats par des membres d&#8217;Al Qaeda (ça tournait beaucoup sur internet à une époque, et bizarrement personne ne s&#8217;en offusquait). Tout cela n&#8217;est pas choquant pour les petits enfants ! Ca, ils peuvent continuer à regarder, ce n&#8217;est ni dangereux ni choquant. D&#8217;ailleurs on en voit plein aux 20h : c&#8217;est bien la preuve que c&#8217;est sain et familial, une bonne décapitation, non ? Non ce qui est dangereux, ce sont les mineurs tous nus ! CA c&#8217;est traumatisant ! Troisième aveu.</p>
<p>Quatrième aveu : Ce ne sera pas à la justice de déclarer un site comme &#8220;à filtrer&#8221;, mais le gouvernement qui en décidera, à sa discrétion,e t avertira les fournisseurs d&#8217;accès. Court-circuitage de la justice : l&#8217;Etat décide seul de ce qui doit, en France, être lisible ou pas sur internet ! Comme en Chine, en somme.</p>
<p>A ce propos, et cinquième aveu, les Renseignements Généraux auraient une liste de 385 &#8220;sites pédophiles&#8221; à filtrer. D&#8217;abord c&#8217;est quoi un site pédophile ? C&#8217;est un site attiré sexuellement par les enfants ? On pourrait parler de sites pédo-pornographique, mais il est possible que ce ne soit pas vraiment uniquement la pédopornographie qui est visée à dire vrai. Or donc, 385 sites : depuis le temps que les dames patronnesses, présidentes d&#8217;association de défense du slip des pitizenfants nous bassinent avec leurs &#8220;300 000 sites pédophiles et ça augmente exponentiellement&#8221;&#8230; de 300 000 sites, on pase à 385. C&#8217;est clairement la montage qui accouche de la souris. Et on apprend qu&#8217;on s&#8217;était donc bien fichu de nous avec cette histoire de centaines de milliers de sites. Les associations de défenses des pitizenfants et autres lobbyistes de la théorie du grand complot pédo-nazi sur internet ont fait long feu ! Et de cinq donc.</p>
<p>Au fait, 385 sites, c&#8217;est bien, mais sur combien ? Difficile d&#8217;estimer la taille exacte du web, mais on peut l&#8217;estimer grâce à des moteurs comme Yahoo et Google, qui ont arrêté de compter après les premiers dizaines de milliards de pages. En 2005, Yahoo avait indexé près de 20 Milliards de pages. Il semble donc que parler de 38,5 Milliards de pages au total, aujourd&#8217;hui, soit une estimation raisonnable. 385 sites sur 38,5 Milliards de pages, c&#8217;est donc mettre en place un firewall à la chinoise pour un site web malsain sur 100 Millions de sites sains. Ou pour la faire en pourcentage, pour 0,000001% du web. Sixième aveu.</p>
<p>Encore plus énorme ! On apprend que sur ces 385 sites, 95% sont hébergés à l&#8217;étranger&#8230; cela veut dire qu&#8217;il y en a donc 5% qui sont hébergés en France ! Autrement dit : il y aurait des sites pédophiles connus des services de renseignement généraux, reconnus comme pédophiles, localisés, sur le territoire français, mais&#8230; personne ne les fait fermer ! On va les filtrer, mais on ne les ferme pas ! Cela peut signifier deux choses :</p>
<ul>
<li>Soit ces sites sont bel et bien illégaux (pédopornographie) et alors on se demande ce qu&#8217;ils font encore hébergés sur le sol français ! Il n&#8217;est tout de même pas bien compliqué de toquer à la porte d&#8217;un hébergeur français avec une commission rogatoire et de demander de débrancher la prise. Et il n&#8217;existe aucun hébergeur français qui fera de la résistance si le site est effectivement illégal. Je me demande donc ce qu&#8217;attendent les brigades anti-cybercriminalité pour faire fermer ces sites et poursuivre leurs auteurs. Ils en ont arrêté d&#8217;autres pour bien moins que cela.  Septième aveu et non des moindres.</li>
<li>Ou alors la réalité est que ces sites sont légaux, et qu&#8217;il ne s&#8217;agit pas de pédopornographie ! Il s&#8217;agit de sites légaux, mais qu&#8217;on va filtrer quand même parce qu&#8217;ils déplaisent aux renseignements généraux. L&#8217;info n&#8217;est pas neuve : Dans une conférence donnée en 2007 aux Rencontres Mondiales du Logiciel Libre à Amiens, Benjamin Bayart, spécialiste en réseaux et télécoms (président du plus ancien fournisseur d&#8217;accès internet vivant de France), expliquait qu&#8217;il était déjà arrivé que les R.G. &#8220;demandent en loucedé&#8221; aux fournisseurs d&#8217;accès à internet de filtrer les sites de dissidents, non-pas parce qu&#8217;ils font quelque chose d&#8217;illégal, mais simplement parce que tous ces gens qui dissident, ça fait chier !<br />
Il semble possible que cela soit ce qui se prépare. &#8220;Et pourtant, elle tourne&#8221; sera-t-il filtré parce que nous refusons de hurler avec les loups quand il est question de pédophilie ? Allez savoir ! Il est possible aussi que la cible soit un certain nombre de sites de discussion pour pédophiles et autour de la pédophilie, qui ne contiennent rien d&#8217;illégal (pas d&#8217;images, rien) mais qui tiennent un discours, il faut bien le dire, déplaisant pour la population et le gouvernement : ce discours, je ne vous le reproduirais pas dans ces lignes. Et mon propos n&#8217;est pas de le juger. Mais à partir du moment où ces sites sont légaux, les filtrer représente ni plus ni moins qu&#8217;une forme de censure politique ! Benjamin Bayart avait prévu, mais à l&#8217;époque ça se faisait en douce. Maintenant le gouvernement l&#8217;admet plus officiellement : La France s&#8217;apprête à censurer des sites légaux parce que les propos déplaisent ! Huitième aveu !</li>
</ul>
<p>Evidemment, chacun sait que s&#8217;il n&#8217;y a que 385 sites &#8220;filtrables&#8221;, ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;il n&#8217;y a pas de pédopornographie sur internet. C&#8217;est essentiellement parce que cela fait bien longtemps qu&#8217;elle se distribue via d&#8217;autres protocoles internet que les sites web. Peer to peer, discussion en direct (IRC), réseaux cryptés (Freenet), newsgroups&#8230; bref tout sauf le &#8220;worldwide web&#8221; ! Vouloir filtrer des &#8220;sites&#8221; pour lutter contre la pédopornographie, c&#8217;est un neuvième aveu : celui que le Ministère de l&#8217;Intérieur n&#8217;y connait strictement rien au fonctionnement d&#8217;internet et au sujet sur lequel il la ramène !</p>
<p>Dixième et dernier aveu : si vous croyez qu&#8217;il n&#8217;y a que la pédopornographie qui est visée, vous rêvez tout debout : Nadine Morano elle même parlait de sites pédopornographiques &#8220;ou illégaux&#8221;, et aussi de restreindre l&#8217;accès à des sites &#8220;à risque mais non-illégaux&#8221; : encore la censure politique qui s&#8217;annonce (filtrer des sites non-illégaux, c&#8217;est osé !). Mais c&#8217;est aussi assez évident : il y a bien des sites illégaux quoique non-pédopornographiques, tels que par exemple&#8230; les sites qui diffusent illégalement des contenus protégés par le droit d&#8217;auteur. Autrement dit, il s&#8217;agirait assez vite de filtrer aussi tout ce qui a trait au piratage. C&#8217;était le sens de l&#8217;article L331-22 de la loi HADOPI contre le piratage de musique sur internet (dit &#8220;Loi Olivennes&#8221;) : retoqué par le conseil d&#8217;Etat, cette mesure pourra donc revenir dans une nouvelle loi, cette-fois ci sous prétexte de sauver les pitizenfants contre les affreux pédo-nazis ! Et de dix aveux !</p>
<p>Voilà bien dix preuves que cette histoire de &#8220;filtrage du web&#8221; est une vaste fumisterie. Voilà donc bien dix aveux qui font tâche.</p>
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		<title>Les pieds nickelés de la prison à 10 ans&#8230;</title>
		<link>http://www.et-pourtant.org/actualites/les-pieds-nickeles-de-la-prison-a-10-ans.html</link>
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		<pubDate>Sat, 24 May 2008 17:29:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[A l'aube du futur projet de loi Dati visant à modifier en profondeur - sinon à détruire - l'Ordonnance de 1945, il me paraissait utile de rappeler que nos élus n'en sont pas à leur coup d'essai en la matière - à droite comme à gauche d'ailleurs. Petit historique des tentatives d'enfermer des enfants de dix ans.

Ils s'appellent Lionnel Luca, Christian Estrosi, François Vannson, Richard Cazenave, Thierry Mariani, ou même Jean-Pierre Chevênement : ils se spécialisent dans la haine des jeunes et le font savoir dans leur activité de député. Ce sont les pieds nickelés de la prison à 10 ans, et de la prison à perpétuité à 13 ans.

Rappelons quelques faits : en France, tout mineur, à partir de l'âge de 7-8 ans environ (l'âge n'est pas fixé par la loi) est responsable de ses actes et peut être amené à être condamné par un tribunal pour enfants. Toutefois, il ne peut être condamné à des peines, telles que la prison, qu'à partir de 13 ans. Avant cet âge, il s'agit de sanctions éducatives ou de mesures éducatives (placement en centre éducatif ou en foyer, stage de citoyenneté, réparation des dommages...).
A partir de 13 ans, ils peuvent être condamnés à une peine de prison d'une durée maximale égale à la moitié de la peine maximale prévue pour les majeurs : autrement dit, si la peine maximale prévue pour un adulte est de 20 ans, le mineur âgé de 13 à 15 ans ne pourra pas être condamné à plus de 10 ans de prison. Et si la peine maximale est la prison à perpétuité, alors un mineur de moins de seize ans pourra être condamné à un maximum de 20 ans de prison.
Enfin, pour les mineurs âgés d'au moins seize ans, ils pourront - ou pas - risquer la même peine qu'un adulte, selon les circonstances.
A noter que toutes ces mesures sont aussi valables pour les mineurs non-condamnés : un enfant de 13 ans peut ainsi être placé en détention provisoire, et un enfant de 10 ans peut être placé en foyer avant son jugement.

Cette justice, qui permet d'envoyer un mineur de 13 ans en prison pendant 20 ans, est déjà l'une des plus sévère de toute l'Union Européenne. Elle envoie, chaque année, plusieurs milliers de mineurs en prison chaque année, là où un pays comme la Suède incarcère UN mineur par an (et de 15 ans minimum, contre treize chez nous), tandis qu'on Espagne ou au Portugal, on n'incarcère tout simplement pas les mineurs.

On l'a vue à l'oeuvre récemment, lorsque notre chère justice a trouvé malin d'envoyer en garde à vue des enfants de 11 et 12 ans, avant de les arracher à leurs parents pour les placer en famille d'accueil avant tout jugement, tout en admettant que les enfants étaient "terrorisés" par leur garde à vue (et pour cause, la garde à vue est indubitablement l'un des événement les plus traumatisant que puisse faire subir la société à ses citoyens), parce qu'ils ont eu le malheur de jouer à touche-pipi avec une fille de leur âge ce qui leur a valu une accusation de viol, non pas parce qu'ils ont fait preuve de violence ou de contrainte physique, mais par le truchement d'une argumentation plus ou moins obscure sur l' "emprise psychologique" d'un enfant de 11 ans sur une enfant du même âge (la belle affaire).

Mais elle n'est pas suffisante pour les députés cités ci-dessus, et quelques autres : ils la veulent encore beaucoup, beaucoup plus violente. Et tentent donc, régulièrement, de la faire varier, et attention, de façon encore bien plus radicale que ce qu'a pu faire, par exemple, un Nicolas Sarkozy ces dernières années (c'est dire !).

Certains - moi le premier - se sont offusqués de voir Nicolas Sarkozy faire sauter l'excuse de minorité pour les récidivistes d'au moins 16 ans. Alors tenez-vous bien, parce qu'à gauche, on propose encore plus balèse : Dans une proposition de loi datée du 2 Octobre 2001 (Proposition n°3292) sur laquelle nous avons mis la main, les députés M. Georges SARRE, Jean-Pierre CHEVÈNEMENT, Pierre CARASSUS, Jacques DESALLANGRE, Jean-Pierre MICHEL, Michel SUCHOD et Gérard SAUMADE proposent rien de moins que de faire péter l'excuse de minorité dès... 13 ans. Et non pas pour récidive, mais pour une simple réitération. Autrement dit, un mineur âgé de 13 ans qui se retrouverait deux fois dans un tribunal, quels que soient les faits, serait jugé comme un adulte. Rien de moins !

Mais attendez, car ce n'est pas tout : il ne s'agissait pas de la première atteinte aux droits des mineurs à être considérés comme des mineurs. Plus tôt dans l'année, et de leur côté, à droite, les députés MM. Christian ESTROSI (actuellement au gouvernement Sarkozy), Pierre AUBRY, Léon BERTRAND, Richard CAZENAVE, Jean-Marc CHAVANNE, Charles COVA, Henri de GASTINES, Xavier DENIAU, Jean-Pierre DUPONT, Jean-Michel FERRAND, Roland FRANCISCI, Jean-Claude GUIBAL, Gérard HAMEL, Didier JULIA, Jacques KOSSOWSKI, Lionnel LUCA, Thierry MARIANI, Alain MARLEIX, Franck MARLIN, Jean MARSAUDON, Philippe MARTIN, Patrice MARTIN-LALANDE, Jacques MASDEU-ARUS, Gilbert MEYER, Jacques MYARD, Jean-Marc NUDANT, Bernard SCHREINER, Jean-Claude THOMAS, Léon VACHET et François VANNSON suggèrent, dans une proposition de loi datée du 30 Janvier 2001 (proposition n°2895), une série de mesure qui dépassent l'entendement, après un exposé des motifs absolument délirant de mensonges et de simplifications.

Après avoir suggéré éhontément que la Suisse incarcère ses enfants dès 7 ans, soit beaucoup plus tôt que nous (ce qui est, bien entendu, absolument faux), nos pieds nickelés suggèrent :

    * De fixer la majorité pénale à 16 ans ! (mais bien sûr, de ne pas toucher à la majorité civile, histoire que les mineurs aient des responsabilités sans les droits qui vont avec)
    * De permettre l'incarcération des mineurs - et autres peines d'adultes - à partir de l'âge de 10 ans !
    * D'établir un couvre-feu permanent interdisant à tout mineur de douze ans non-accompagné de circuler dans l'espace public à partir de 22 heures).

Vous avez bien lu : baisse de l'âge de majorité pénale, et incarcération à partir de 10 ans. Pour rappel, l'enfant de 10 ans qui n'a jamais redoublé et qui est né en début d'année, est scolarisé en école primaire, plus exactement en classe de CM2. Pour peu qu'il aie redoublé et qu'il soit né en fin d'année, il peut être élève de CE2, par exemple : dans ces conditions, on pourrait sans problème incarcérer pour "viol sur mineur de 15 ans" un enfant de CE2 parce qu'il a été regarder sous la juppe d'une camarade de classe qui n'aurait pas donné son accord, par exemple. Un enfant de CE2 risquerait ainsi 10 ans de prison - de vraie prison - pour une telle histoire.

Mieux : si on mélangeait les deux premiers textes, on arriverait à la situation hallucinante suivante : un enfant de CE2 pourrait, juridiquement, être condamné à la prison à perpétuité ! Rien de moins ! Et dans l'exemple cité ci-dessus, il risquerait 20 ans de prison : il rentrerait en prison en CE2, il en ressortirait devenu quasi-trentenaire !

Et si on ne les mélangeait pas ? A l'heure actuelle, avec la Rétention de Sûreté et avec la seule proposition de loi Estrosi, l'enfant de 10 ans écopant d'une peine de 15 ans de prison (viol en réunion, pour avoir regardé à deux sous la juppe d'une camarade non-consentante) pourrait parfaitement être placés en Rétention de Sûreté, et y passer le restant de ses jours. Même pas sorti de l'enfance, ils passeraient alors l'intégralité de leur vie à l'écart des hommes.

Vous croyez que ça s'arrête là ? Que nenni ! Moins d'un an plus tard, très exactement le 17 janvier 2002 (proposition n°3549), cette fois en freelance, le député François Vannson récidive ! Et de répéter les mesures phares de son texte précédent : il renonce toutefois à la prison à 10 ans, mais pas à la majorité pénale à 16 ans. Ni à détricoter énergiquement l'Ordonnance de 1945, y compris l'article qui oblige l'État a pourvoir le mineur d'un avocat... apparemment, pour l'ami Vannson, il n'y a aucun problème à laisser un enfant de 10 ans assurer lui-même sa défense devant un tribunal.
Avant lui, c'était au tour de Lionnel Luca de récidiver, dans une proposition de loi signée de sa main et datée du 5 décembre 2001 (proposition n°3447) , il re-propose les classiques majorité pénale à 16 ans et prison à partir de 10 ans. Hé oui, il y en a qui insistent lourdement, avec l'idée de mettre des enfants de 10 ans au mitard.

"Mais ces propositions commencent à dater", me direz-vous. Vous croyez ? C'est que nos pieds nickelés de la majorité pénale (mais pas civile, surtout pas) à 16 ans sont motivés, et ceux de l'incarcération à 10 ans au moins autant.

Ils agissent un peu plus subtilement, maintenant, il est vrai : plutôt que de proposer des lois aussi ridicules et outrancières, ils avancent par petit pas, détricotant lentement mais sûrement l'ordonnance de 1945, cherchant à faire passer l'âge des peines de 13 à 10 ans : ils ont déjà obtenu les sanctions éducatives en plus des mesures éducatives. Ils ont obtenu la majorité pénale à 16 ans "pour les récidivistes" (ce que sont la plupart des adolescents délinquants). Et ils vont continuer à attaquer sur ce terrain. De nombreuses propositions du député Vannson ont d'ailleurs été adoptées entre temps.

Et aujourd'hui, où en sommes nous ? Hébien c'est simple : en avril dernier, Rachida Dati annonçait qu' "une commission réfléchira à la pertinence d'abaisser l'âge de responsabilité pénale" et annonçait des "peines pour les 10-13ans" : le serpent de mer de la prison à 10 ans refait surface. Et en effet, la commission sur la réforme de l'ordonnance de 1945 est en place depuis le Mardi 15 Avril. L'idée de "remettre la sanction au coeur du texte" [de l'ordonnance de 1945] également, ce qui est parfaitement contraire à son esprit, puisque la base absolue de ce texte était de "faire passer l'éducatif en priorité sur la sanction".

Nos pieds nickelés de la prison à 10 ans ont changé de forme d'attaque, et parfois même de nom, mais certainement pas d'idée.

Et c'est ainsi que lui : 
http://www.et-pourtant.org/img/ten.jpg

Pourrait se retrouver ici :
http://www.et-pourtant.org/img/Fleurytetelit.jpg

Et prendre sa douche là :
http://www.et-pourtant.org/img/Fleurydouche.jpg


Bienvenue dans le pays des droits de l'homme ! Pas dans celui des droits de l'enfant !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A l&#8217;aube du futur projet de loi Dati visant à modifier en profondeur - sinon à détruire - l&#8217;Ordonnance de 1945, il me paraissait utile de rappeler que nos élus n&#8217;en sont pas à leur coup d&#8217;essai en la matière - à droite comme à gauche d&#8217;ailleurs. Petit historique des tentatives d&#8217;enfermer des enfants de dix ans.</p>
<p>Ils s&#8217;appellent Lionnel Luca, Christian Estrosi, François Vannson, Richard Cazenave, Thierry Mariani, ou même Jean-Pierre Chevênement : ils se spécialisent dans la haine des jeunes et le font savoir dans leur activité de député. Ce sont les pieds nickelés de la prison à 10 ans, et de la prison à perpétuité à 13 ans.</p>
<p>Rappelons quelques faits : en France, tout mineur, à partir de l&#8217;âge de 7-8 ans environ (l&#8217;âge n&#8217;est pas fixé par la loi) est responsable de ses actes et peut être amené à être condamné par un tribunal pour enfants. Toutefois, il ne peut être condamné à des peines, telles que la prison, qu&#8217;à partir de 13 ans. Avant cet âge, il s&#8217;agit de sanctions éducatives ou de mesures éducatives (placement en centre éducatif ou en foyer, stage de citoyenneté, réparation des dommages&#8230;).<br />
A partir de 13 ans, ils peuvent être condamnés à une peine de prison d&#8217;une durée maximale égale à la moitié de la peine maximale prévue pour les majeurs : autrement dit, si la peine maximale prévue pour un adulte est de 20 ans, le mineur âgé de 13 à 15 ans ne pourra pas être condamné à plus de 10 ans de prison. Et si la peine maximale est la prison à perpétuité, alors un mineur de moins de seize ans pourra être condamné à un maximum de 20 ans de prison.<br />
Enfin, pour les mineurs âgés d&#8217;au moins seize ans, ils pourront - ou pas - risquer la même peine qu&#8217;un adulte, selon les circonstances.<br />
A noter que toutes ces mesures sont aussi valables pour les mineurs non-condamnés : un enfant de 13 ans peut ainsi être placé en détention provisoire, et un enfant de 10 ans peut être placé en foyer avant son jugement.</p>
<p>Cette justice, qui permet d&#8217;envoyer un mineur de 13 ans en prison pendant 20 ans, est déjà l&#8217;une des plus sévère de toute l&#8217;Union Européenne. Elle envoie, chaque année, plusieurs milliers de mineurs en prison chaque année, là où un pays comme la Suède incarcère UN mineur par an (et de 15 ans minimum, contre treize chez nous), tandis qu&#8217;on Espagne ou au Portugal, on n&#8217;incarcère tout simplement pas les mineurs.</p>
<p>On l&#8217;a vue à l&#8217;oeuvre récemment, lorsque notre chère justice a trouvé malin d&#8217;envoyer en garde à vue des enfants de 11 et 12 ans, avant de les arracher à leurs parents pour les placer en famille d&#8217;accueil avant tout jugement, tout en admettant que les enfants étaient &#8220;terrorisés&#8221; par leur garde à vue (et pour cause, la garde à vue est indubitablement l&#8217;un des événement les plus traumatisant que puisse faire subir la société à ses citoyens), parce qu&#8217;ils ont eu le malheur de jouer à touche-pipi avec une fille de leur âge ce qui leur a valu une accusation de viol, non pas parce qu&#8217;ils ont fait preuve de violence ou de contrainte physique, mais par le truchement d&#8217;une argumentation plus ou moins obscure sur l&#8217; &#8220;emprise psychologique&#8221; d&#8217;un enfant de 11 ans sur une enfant du même âge (la belle affaire).</p>
<p>Mais elle n&#8217;est pas suffisante pour les députés cités ci-dessus, et quelques autres : ils la veulent encore beaucoup, beaucoup plus violente. Et tentent donc, régulièrement, de la faire varier, et attention, de façon encore bien plus radicale que ce qu&#8217;a pu faire, par exemple, un Nicolas Sarkozy ces dernières années (c&#8217;est dire !).</p>
<p>Certains - moi le premier - se sont offusqués de voir Nicolas Sarkozy faire sauter l&#8217;excuse de minorité pour les récidivistes d&#8217;au moins 16 ans. Alors tenez-vous bien, parce qu&#8217;à gauche, on propose encore plus balèse : Dans une proposition de loi datée du 2 Octobre 2001 (Proposition n°3292) sur laquelle nous avons mis la main, les députés M. Georges SARRE, Jean-Pierre CHEVÈNEMENT, Pierre CARASSUS, Jacques DESALLANGRE, Jean-Pierre MICHEL, Michel SUCHOD et Gérard SAUMADE proposent rien de moins que de faire péter l&#8217;excuse de minorité dès&#8230; 13 ans. Et non pas pour récidive, mais pour une simple réitération. Autrement dit, un mineur âgé de 13 ans qui se retrouverait deux fois dans un tribunal, quels que soient les faits, serait jugé comme un adulte. Rien de moins !</p>
<p>Mais attendez, car ce n&#8217;est pas tout : il ne s&#8217;agissait pas de la première atteinte aux droits des mineurs à être considérés comme des mineurs. Plus tôt dans l&#8217;année, et de leur côté, à droite, les députés MM. Christian ESTROSI (actuellement au gouvernement Sarkozy), Pierre AUBRY, Léon BERTRAND, Richard CAZENAVE, Jean-Marc CHAVANNE, Charles COVA, Henri de GASTINES, Xavier DENIAU, Jean-Pierre DUPONT, Jean-Michel FERRAND, Roland FRANCISCI, Jean-Claude GUIBAL, Gérard HAMEL, Didier JULIA, Jacques KOSSOWSKI, Lionnel LUCA, Thierry MARIANI, Alain MARLEIX, Franck MARLIN, Jean MARSAUDON, Philippe MARTIN, Patrice MARTIN-LALANDE, Jacques MASDEU-ARUS, Gilbert MEYER, Jacques MYARD, Jean-Marc NUDANT, Bernard SCHREINER, Jean-Claude THOMAS, Léon VACHET et François VANNSON suggèrent, dans une proposition de loi datée du 30 Janvier 2001 (proposition n°2895), une série de mesure qui dépassent l&#8217;entendement, après un exposé des motifs absolument délirant de mensonges et de simplifications.</p>
<p>Après avoir suggéré éhontément que la Suisse incarcère ses enfants dès 7 ans, soit beaucoup plus tôt que nous (ce qui est, bien entendu, absolument faux), nos pieds nickelés suggèrent :</p>
<ul>
<li>De fixer la majorité pénale à 16 ans ! (mais bien sûr, de ne pas toucher à la majorité civile, histoire que les mineurs aient des responsabilités sans les droits qui vont avec)</li>
<li>De permettre l&#8217;incarcération des mineurs - et autres peines d&#8217;adultes - à partir de l&#8217;âge de 10 ans !</li>
<li>D&#8217;établir un couvre-feu permanent interdisant à tout mineur de douze ans non-accompagné de circuler dans l&#8217;espace public à partir de 22 heures).</li>
</ul>
<p>Vous avez bien lu : baisse de l&#8217;âge de majorité pénale, et <strong>incarcération à partir de 10 ans</strong>. Pour rappel, l&#8217;enfant de 10 ans qui n&#8217;a jamais redoublé et qui est né en début d&#8217;année, est scolarisé en école primaire, plus exactement en classe de CM2. Pour peu qu&#8217;il aie redoublé et qu&#8217;il soit né en fin d&#8217;année, il peut être élève de CE2, par exemple : dans ces conditions, on pourrait sans problème incarcérer pour &#8220;viol sur mineur de 15 ans&#8221; un enfant de CE2 parce qu&#8217;il a été regarder sous la juppe d&#8217;une camarade de classe qui n&#8217;aurait pas donné son accord, par exemple. <strong>Un enfant de CE2 risquerait ainsi 10 ans de prison - de vraie prison - pour une telle histoire.</strong></p>
<p>Mieux : si on mélangeait les deux premiers textes, on arriverait à la situation hallucinante suivante : un enfant de CE2 pourrait, juridiquement, être condamné à la prison à perpétuité ! Rien de moins ! Et dans l&#8217;exemple cité ci-dessus, il risquerait 20 ans de prison : il rentrerait en prison en CE2, il en ressortirait devenu quasi-trentenaire !</p>
<p>Et si on ne les mélangeait pas ? A l&#8217;heure actuelle, avec la Rétention de Sûreté et avec la seule proposition de loi Estrosi, l&#8217;enfant de 10 ans écopant  d&#8217;une peine de 15 ans de prison (viol en réunion, pour avoir regardé à deux sous la juppe d&#8217;une camarade non-consentante) pourrait parfaitement être placés en Rétention de Sûreté, et y passer le restant de ses jours. Même pas sorti de l&#8217;enfance, ils passeraient alors l&#8217;intégralité de leur vie à l&#8217;écart des hommes.</p>
<p>Vous croyez que ça s&#8217;arrête là ? Que nenni ! Moins d&#8217;un an plus tard, très exactement le 17 janvier 2002 (proposition n°3549), cette fois en freelance, le député François Vannson récidive ! Et de répéter les mesures phares de son texte précédent : il renonce toutefois à la prison à 10 ans, mais pas à la majorité pénale à 16 ans. Ni à détricoter énergiquement l&#8217;Ordonnance de 1945, y compris l&#8217;article qui oblige l&#8217;État a pourvoir le mineur d&#8217;un avocat&#8230; apparemment, pour l&#8217;ami Vannson, il n&#8217;y a aucun problème à laisser un enfant de 10 ans assurer lui-même sa défense devant un tribunal.<br />
Avant lui, c&#8217;était au tour de Lionnel Luca de récidiver, dans une proposition de loi signée de sa main et datée du 5 décembre 2001 (proposition n°3447) , il re-propose les classiques majorité pénale à 16 ans et prison à partir de 10 ans.  Hé oui, il y en a qui insistent lourdement, avec l&#8217;idée de mettre des enfants de 10 ans au mitard.</p>
<p>&#8220;Mais ces propositions commencent à dater&#8221;, me direz-vous. Vous croyez ? C&#8217;est que nos pieds nickelés de la majorité pénale (mais pas civile, surtout pas) à 16 ans sont motivés, et ceux de l&#8217;incarcération à 10 ans au moins autant.</p>
<p>Ils agissent un peu plus subtilement, maintenant, il est vrai : plutôt que de proposer des lois aussi ridicules et outrancières, ils avancent par petit pas, détricotant lentement mais sûrement l&#8217;ordonnance de 1945, cherchant à faire passer l&#8217;âge des peines de 13 à 10 ans : ils ont déjà obtenu les sanctions éducatives en plus des mesures éducatives. Ils ont obtenu la majorité pénale à 16 ans &#8220;pour les récidivistes&#8221; (ce que sont la plupart des adolescents délinquants). Et ils vont continuer à attaquer sur ce terrain. De nombreuses propositions du député Vannson ont d&#8217;ailleurs été adoptées entre temps.</p>
<p>Et aujourd&#8217;hui, où en sommes nous ? Hébien c&#8217;est simple : en avril dernier, Rachida Dati annonçait qu&#8217; &#8220;une commission réfléchira à la pertinence d&#8217;abaisser l&#8217;âge de responsabilité pénale&#8221; et annonçait des &#8220;peines pour les 10-13ans&#8221; : le serpent de mer de la prison à 10 ans refait surface. Et en effet, la commission sur la réforme de l&#8217;ordonnance de 1945 est en place depuis le Mardi 15 Avril. L&#8217;idée de &#8220;remettre la sanction au coeur du texte&#8221; [de l'ordonnance de 1945] également, ce qui est parfaitement contraire à son esprit, puisque la base absolue de ce texte était de &#8220;faire passer l&#8217;éducatif en priorité sur la sanction&#8221;.</p>
<p>Nos pieds nickelés de la prison à 10 ans ont changé de forme d&#8217;attaque, et parfois même de nom, mais certainement pas d&#8217;idée.</p>
<p>Et c&#8217;est ainsi que lui :<br />
<img src="img/ten.jpg" alt="10 ans" /></p>
<p>Pourrait se retrouver ici :<br />
<a href="http://picasaweb.google.com/rue89.com/QuartierDisciplinaireDeLaPrisonDeFleuryMRogis"><img src="img/Fleurytetelit.jpg" alt="Q.D. Prison de Fleury-Mérogis" /></a></p>
<p>Et prendre sa douche là :<br />
<img src="img/Fleurydouche.jpg" alt="Fleury-Mérogis Douche" /></p>
<p>Bienvenue dans le pays des droits de l&#8217;homme ! Pas dans celui des droits de l&#8217;enfant !</p>
]]></content:encoded>
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		<title>&#8220;Soutien à Alexandre&#8221; : 200 signatures ! Merci !</title>
		<link>http://www.et-pourtant.org/actualites/soutien-a-alexandre-200-signatures-merci.html</link>
		<comments>http://www.et-pourtant.org/actualites/soutien-a-alexandre-200-signatures-merci.html#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 16:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[violence]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le cadre de la pétition "Soutien à Alexandre" ( http://petition.et-pourtant.org ), nous venons - vous venez - de dépasser les 200 signatures.

C'est une grande réussite pour nous tous, chacun des signataires.

Lorsque j'ai lancé cette initiative, j'ai écrit : "si nous pouvions être quelques dizaines à faire savoir à cet enseignant et à cet élève que non, la version AFP/Laboureur/Maître Lec n’a pas convaincu toute la France, je pense que nous rendrions service à un enfant de onze ans qui en a probablement fort besoin."

Aujourd'hui, grâce à vous tous, ce n'est pas par dizaines, qu'Alexandre devra compter ses soutiens, mais bel et bien par centaines !

Et en effet, les signatures sont nombreuses et continuent à arriver (plus lentement), grâce à vos efforts à tous, et aux nombreuses personnes qui ont signé et fait signer la pétition, l'ont diffusée sur de nombreux blogs, et sur certains forums. C'est parti de rien et avec des moyens quasi-inexistants que nous avons lancé cette initiative, sans être soutenu ni activement ni passivement, contrairement aux deux autres pétitions, ni par Libération, ni par le Nouvelobs, ni par leurs sites respectifs, ni par TF1, ni par France 2, ni par aucune chaîne de télévision, et à peine par quelques blogs. Nous sommes évidemment bien loin des 40 000 signatures du SNES (encore que l'on devrait plutôt parler de 30 000 signatures réelles), mais vu les circonstances, et vu notre absence de tribune dans les médias, on peut déjà parler d'immense succès, tant nos moyens sont réduits.

Sans vous, cette pétition n'aurait été rien de plus qu'un pétard mouillé. Sans votre bonne volonté à tous, rien n'aurait été possible.

C'est parce que chacun d'entre vous a pris le temps de lire, de se renseigner sur la vérité des faits, de réfléchir et parfois d'accepter de se remettre en question et d'accepter une autre version que celle qui vous avait initialement convaincue, c'est parce que chacun d'entre vous a fait l'effort de signer et parfois, de faire tourner l'information que nous avons obtenu un si bon résultat. Merci infiniment. Et ce n'est pas fini.

La mobilisation doit continuer.

Aujourd'hui, donc, nous avons plus de deux cents noms à envoyer à la famille d'Alexandre, et aux autres personnes concernées dans cette affaire (au SNES de Lille notamment, qui déclarait sans rire n'avoir pas reçu "une seule critique" de leur démarche). C'est énorme ! Mais est-ce une raison pour s'arrêter en si bon chemin ?

Nous avons été plus de deux cents à nous mobiliser, mais bien d'autres personnes encore peuvent le faire. Soit qu'ils peuvent comprendre qu'ils ont été manipulés, soit qu'ils connaissent déjà la véracité des faits et attendent d'être mis au courant de l'existence de cette pétition.

Nous pouvons donc, tous ensemble, faire encore grimper ce chiffre. Alors faisons-le.

Comment offrir à cette pétition un succès croissant ?

Pour ce faire, outre le fait de signer la pétition, vous pouvez opérer de plusieurs façons :

    * Faites signer votre famille proche (épouse, époux, enfants, parents...).
    * Informez votre famille plus éloignée et vos amis, prévenez votre carnet d'adresse sur MSN ou encore par mail.
    * Publiez un appel à signer et à faire tourner sur votre blog ou votre site.
    * Parlez-en autour de vous : collègues de travail, voisins, membre des associations que vous fréquentez, syndicat auquel vous appartenez...
    * Parlez-en dans les blogs que vous fréquentez, ainsi que dans les rubriqus appropriées des forums sur lesquels vous avez l'habitude de poster.
    * Soyez inventif : si vous connaissez d'autres façon de faire connaitre cette pétition, n'hésitez pas. Et informez-en nous également, si vous le voulez bien.

Mais surtout, ce que vous ne devez pas faire :

    * Ne lancez pas de chaîne de mail : celles-ci deviennent souvent incontrôlables et se retrouvent déformées, modifiées, tronquées, et peuvent tourner pendant des années sans que l'on puisse les arrêter.
    * Ne spammez pas : n'envoyez pas de courriers non-sollicités à des inconnus, ne polluez pas les blogs, ne postez que sur les forums appropriés (rubriques discussions diverses etc.), de manière raisonnée.
    * Ne signez pas pour autrui sans son accord explicite, ne signez pas sous plusieurs identités inventées, ne signez pas plusieurs fois, afin que - contrairement à d'autres pétitions (suivez mon regard et lisez attentivement les signatures à celle du SNES) - la pétition de soutien à Alexandre conserve toute sa crédibilité et son sérieux. A ce titre, je surveille attentivement cette pétition et supprime systématiquement les doublons manifestes (même email, même IP et nom de famille différent, etc.).

Encore une fois, merci infiniment pour votre mobilisation et votre geste. Ce succès était inespéré, ce succès, c'est le votre, ce succès, nous nous le devons à tous. Merci, merci, merci.

La mobilisation pour Alexandre est, à ce jour, un beau succès. Continuons !

Samuel
Initiateur de la pétition Soutien à Alexandre
http://petition.et-pourtant.org]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le cadre de la pétition &#8220;Soutien à Alexandre&#8221;, nous venons - vous venez - de dépasser les 200 signatures.</p>
<p><strong>C&#8217;est une grande réussite pour nous tous, chacun des signataires.</strong></p>
<p>Lorsque j&#8217;ai lancé cette initiative, j&#8217;ai écrit : <em>&#8220;si nous pouvions être quelques dizaines à faire savoir à cet enseignant et à cet élève que non, la version AFP/Laboureur/Maître Lec n’a pas convaincu toute la France, je pense que nous rendrions service à un enfant de onze ans qui en a probablement fort besoin.&#8221;</em></p>
<p>Aujourd&#8217;hui, grâce à vous tous, ce n&#8217;est pas par dizaines, qu&#8217;Alexandre devra compter ses soutiens, mais bel et bien par centaines !</p>
<p>Et en effet, les signatures sont nombreuses et continuent à arriver (plus lentement), grâce à vos efforts à tous, et aux nombreuses personnes qui ont signé et fait signer la pétition, l&#8217;ont diffusée sur de nombreux blogs, et sur certains forums. C&#8217;est parti de rien et avec des moyens quasi-inexistants que nous avons lancé cette initiative, sans être soutenu ni activement ni passivement, contrairement aux deux autres pétitions, ni par Libération, ni par le Nouvelobs, ni par leurs sites respectifs, ni par TF1, ni par France 2, ni par aucune chaîne de télévision, et à peine par quelques blogs. Nous sommes évidemment bien loin des 40 000 signatures du SNES (encore que l&#8217;on devrait plutôt parler de 30 000 signatures réelles), mais vu les circonstances, et vu notre absence de tribune dans les médias, on peut déjà parler d&#8217;immense succès, tant nos moyens sont réduits.</p>
<p>Sans vous, cette pétition n&#8217;aurait été rien de plus qu&#8217;un pétard mouillé. Sans votre bonne volonté à tous, rien n&#8217;aurait été possible.</p>
<p>C&#8217;est parce que chacun d&#8217;entre vous a pris le temps de lire, de se renseigner sur la vérité des faits, de réfléchir et parfois d&#8217;accepter de se remettre en question et d&#8217;accepter une autre version que celle qui vous avait initialement convaincue, c&#8217;est parce que chacun d&#8217;entre vous a fait l&#8217;effort de signer et parfois, de faire tourner l&#8217;information que nous avons obtenu un si bon résultat. Merci infiniment. <u>Et ce n&#8217;est pas fini</u>.</p>
<p><strong>La mobilisation doit continuer.</strong></p>
<p>Aujourd&#8217;hui, donc, nous avons plus de deux cents noms à envoyer à la famille d&#8217;Alexandre, et aux autres personnes concernées dans cette affaire (au SNES de Lille notamment, qui déclarait sans rire n&#8217;avoir pas reçu &#8220;une seule critique&#8221; de leur démarche). C&#8217;est énorme ! Mais est-ce une raison pour s&#8217;arrêter en si bon chemin ?</p>
<p>Nous avons été plus de deux cents à nous mobiliser, mais bien d&#8217;autres personnes encore peuvent le faire. Soit qu&#8217;ils peuvent comprendre qu&#8217;ils ont été manipulés, soit qu&#8217;ils connaissent déjà la véracité des faits et attendent d&#8217;être mis au courant de l&#8217;existence de cette pétition.</p>
<p>Nous pouvons donc, tous ensemble, faire encore grimper ce chiffre. Alors faisons-le.</p>
<p><strong>Comment offrir à cette pétition un succès croissant ?</strong></p>
<p>Pour ce faire, outre le fait de signer la pétition, vous pouvez opérer de plusieurs façons :</p>
<ul>
<li>Faites signer votre famille proche (épouse, époux, enfants, parents&#8230;).</li>
<li>Informez votre famille plus éloignée et vos amis, prévenez votre carnet d&#8217;adresse sur MSN ou encore par mail.</li>
<li>Publiez un appel à signer et à faire tourner sur votre blog ou votre site.</li>
<li>Parlez-en autour de vous : collègues de travail, voisins, membre des associations que vous fréquentez, syndicat auquel vous appartenez&#8230;</li>
<li>Parlez-en dans les blogs que vous fréquentez, ainsi que dans les rubriqus appropriées des forums sur lesquels vous avez l&#8217;habitude de poster.</li>
<li>Soyez inventif : si vous connaissez d&#8217;autres façon de faire connaitre cette pétition, n&#8217;hésitez pas. Et informez-en nous également, si vous le voulez bien.</li>
</ul>
<p>Mais surtout, <strong>ce que vous ne devez pas faire :</strong></p>
<ul>
<li>Ne lancez pas de chaîne de mail : celles-ci deviennent souvent incontrôlables et se retrouvent déformées, modifiées, tronquées, et peuvent tourner pendant des années sans que l&#8217;on puisse les arrêter.</li>
<li>Ne spammez pas : n&#8217;envoyez pas de courriers non-sollicités à des inconnus, ne polluez pas les blogs, ne postez que sur les forums appropriés (rubriques discussions diverses etc.), de manière raisonnée.</li>
<li>Ne signez pas pour autrui sans son accord explicite, ne signez pas sous plusieurs identités inventées, ne signez pas plusieurs fois, afin que - contrairement à d&#8217;autres pétitions (suivez mon regard et lisez attentivement les signatures à celle du SNES) - la pétition de soutien à Alexandre conserve toute sa crédibilité et son sérieux. A ce titre, je surveille attentivement cette pétition et supprime systématiquement les doublons manifestes (même email, même IP et nom de famille différent, etc.).</li>
</ul>
<p>Encore une fois, <strong>merci infiniment</strong> pour votre mobilisation et votre geste. Ce succès était inespéré, ce succès, c&#8217;est le votre, ce succès, nous nous le devons à tous. Merci, merci, merci.</p>
<p>La mobilisation pour Alexandre est, à ce jour, un beau succès. <strong><u>Continuons</u> !</strong></p>
<p>Samuel<br />
Initiateur de la pétition Soutien à Alexandre<br />
<a href="http://petition.et-pourtant.org" title="Pétition Soutien à Alexandre Berlaimont">http://petition.et-pourtant.org</a></p>
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