Dans les commentaires de mon précédent billet, j’ai noté que beaucoup d’entre vous doutaient de mes sources. Alors, j’ai cherché, comme chacun peut le faire, dans Google Actu. Le lien le plus récent est celui d’un dangereux journal anarcho-laxiste bien connu pour sa défense acharnée des délinquants : j’ai nommé Le Figaro.

Voici l’article du Figaro qui donne un éclairage intéressant sur les faits.

Il me semble pertinent, dans le cadre de ce billet, de citer intégralement le Procureur de la République, Bernard Beffy.

« Il ne s’agit pas du tout d’une simple gifle, mais bien d’une vraie scène de violence longue de 1 minute qui dépasse largement les bornes. La classe entière a été choquée par ce qui s’est passé, et ce sont deux élèves traumatisées qui, à la fin du cours, se sont rendues à l’infirmerie pour raconter ce à quoi elles venaient d’assister.
A aucun moment le professeur n’a demandé à l’élève de débarrasser son bureau. L’enseignant a tout renversé sans un mot et c’est alors que l’élève de 11 ans, qui en paraît 8 physiquement, lui a demandé pourquoi il avait fait cela. Le professeur l’a saisi par le col et poussé contre le mur, l’enfant l’a insulté, la gifle est partie. Le professeur a ensuite traîné l’élève en larmes, qui ne touchait pas terre, jusqu’à son bureau, puis dans une salle attenante où il a exigé des excuses qu’il a obtenues avant de ramener l’enfant dans la classe en lançant que la parenthèse était refermée et que personne ne devait parler de ce qui s’était passé… »

Voici le Procureur cité in extenso. Or, l’article est intéressant parce qu’on apprend que cette version est basée sur les interrogatoires de :

  • La directrice de l’établissement scolaire
  • L’infirmière scolaire de l’établissement
  • 6 élèves interrogés
  • L’enseignant

Et que tous donnent cette même version des faits - même l’enseignant qui “reconnait davantage qu’une simple gifle” (encore une fois, je ne fais que citer).

Rappellons que l’enseignant sera jugé en procédure de CRPC - c’est à dire de Reconnaissance Préalable de Culpabilité : le fameux “plaider-coupable”. Ceux qui affirment donc que les choses ne se seraient pas passées comme cela se montrent en fait plus royaliste que le Roi.

Et quand je pense que certains (une majorité de personne, même) ont essayé de faire passer l’enfant pour un affreux délinquant pervers qui a poussé son prof à bout avant de porter plainte dans un accès de machiavélisme, j’ai vraiment les boules. Les boules pour cet enfant, qui a été victime de violences. Oui il faut le dire. Les boules pour tous les autres enfants qui ont été victimes de violence et qu’on a fait passer pour des délinquants, aussi. Car si on l’a fait avec autant de brio pour un, on a dû le faire plus d’une fois dans des affaires moins médiatisées.

Quiconque suit ce blog depuis ses débuts sait que l’un de mes buts était de faire contre-poid face à l’hystérie que l’on connait parfois sur les affaires qui concernent les enfants victimes. Mais en l’occurence, quand il y a violence nette et reconnue, il ne me semble pas juste d’accabler un enfant qui a déjà pas mal morflé. Surtout, j’affirme qu’au vu de la version “officielle” et des témoignages qui composent cette version, continuer à vouloir parler d’une simple “gifle réponse à une insulte” est une escroquerie intellectuelle.

Un peu plus, et c’était l’enfant le coupable de s’être fait maltraîter…

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