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	<title>Et pourtant, elle tourne... &#187; famille</title>
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	<description>Droits de l'homme, droits de l'enfant, libertés individuelles et anti-anti-pédophilie...</description>
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		<title>La nouvelle mode : incarcérer les parents de famille</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Sep 2007 02:19:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
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		<category><![CDATA[droits de l'enfant]]></category>
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		<description><![CDATA[La justice ne sait décidément plus quoi inventer pour remplir encore un peu plus les prisons déjà surpeuplées. Et tandis qu'on entend le petit refrain sur le législateur qui a la main lourde dans les textes, on oublie de parler de ces magistrats qui, disposant pourtant de toute la marge de manoeuvre que leurs syndicats ne cessent de réclamer, se sentent obligés de donner des peines démentielles : les prisons sont archi-surchargées mais, incapable de se remettre en question, la machine judiciaire continue de donner des peines de prison énormes à chaque occasion, comme si la prison était le seul moyen de punir un individu, comme si c'était l'unique réponse pénale qu'il était possible d'apporter, comme si le surpeuplement carcéral n'était pas déjà effroyable, comme si notre société n'incarcérait pas assez, comme s'il n'était pas effrayant de constater que le nombre de détenus dans ce pays ne cesse d'augmenter, alors que dans un pays comme la Finlande par exemple, il a été divisé par deux (mais je vous parlerais des Nordiques une autre fois).
Comme si surtout, puisque c'est le sujet, il était sain et raisonnable d'incarcérer à tout bout de champs des gens qui ont des enfants à élever. Comme si ce n'était pas une punition terrible pour les enfants que de les priver de leur papa ou de leur maman. Comme si les enfants allaient s'éduquer tout seul une fois les parents en prison...

Deux peines d'incarcération prononcées en l'espace de quelques jours. L'une à Angers, l'autre à Amiens, pour des faits somme toute assez similaires.

La première est un père de famille condamné à trois mois de prison ferme, pour avoir gifflé l'instituteur de son fils, en apprennant que ledit instituteur avait soulevé l'enfant par le col. Trois mois de prison ferme... C'est une décision hautement contestable et pour plusieurs points :

- D'abord parce que cet instituteur n'avait pas plus le droit de soulever un enfant par le col, que le père n'avait le droit de giffler l'instit'. S'en prendre à un plus faible que soi est lâche par nature et d'une violence pas plus excusable que d'adulte à adulte. Cela lui est aussi interdit administrativement (l'Éducation Nationale n'autorise pas ses employés à agresser physiquement les élèves). Cela lui est enfin interdit pénalement : les seules et uniques personnes autorisées à user de la force dans l'éducation d'un enfant étant les parents eux-même, ou les détenteurs de l'autorité parentale (ce que ne sont pas les instits) : autant dire que la justice fais preuve d'un deux poids deux mesures tout à fait contestable. Donner une peine relativement lourde à un père qui n'a fait que défendre son enfant face à un instituteur qui lui-même avait fait preuve de violence est tout de même une décision largement discutable, pour ne pas dire honteuse.
- Ensuite parce que l'instituteur en question, pourtant premier concerné, n'en demandait pas tant : il ne réclamait qu'un euro symbolique de dommages et intérêts. Mais la justice ne connait pas le symbole : il faut mettre en prison, sinon c'est pas drôle !

- Enfin parce que très logiquement, si cet homme est un parent qui a giflé l'instituteur de son fils, c'est que le père doit élever un enfant. On apprend d'ailleurs que l'enfant est un peu difficile, que le père est débordé, et qu'il a fait une demande de soutien psychologique en milieu scolaire pour l'enfant ! Et là, l'affaire tourne au scandaleux : Parce que pas un seul instant, les juges n'ont pensé à l'enfant ! L'enfant qui était déjà en situation difficile. L'enfant qui va perdre son père pendant 3 mois, envoyé en enfer ! L'enfant qui va en être d'autant plus perturbé alors qu'il a déjà besoin d'aide ! L'enfant qui va vachement aimer l'école à cause de laquelle son papa est en prison.

Un enfant sacrifié pour les délires répressifs de la justice. Mais cette affaire n'est pas la seule, en l'espace de quelques jours, d'où le terme de mode. Jugez plutôt  :

Une mère de famille condamnée à 4 mois ferme pour avoir agressé des institutrices, parce que l'école refusait d'intégrer sa fille légèrement en retard. 4 mois ferme ! Rebelotte ! Pendant ces 4 mois donc, la fillette (qui était scolarisée en maternelle, c'est dire si nous parlons d'un âge où, comme le nom de l'école l'indique, l'enfant a besoin de sa maman) ne pourra plus voir sa mère, pendant ces 4 mois, elle n'aura que lettres et parloirs. Pendant ces 4 mois, la fillette ne sera plus éduquée par sa maman. Et cette fois encore, la fillette d'aller tous les jours dans l'école qui a envoyé sa mère en prison pendant 4 mois ! Ambiance à l'école ! Quatre mois de punition pour cette fillette ! Qui va éduquer la petite pendant ces 4 mois ? Monsieur le juge et ses peines de détention ? Assumera-t-il ce qu'il a fait à cette fillette et à son éducation ? Non bien-sûr car la justice se fiche des enfants lorsqu'elle attaque les parents. Elle ne s'en est jamais préoccupée et si vous demandez à des conjoints de détenus, il ne sauront que trop bien vous l'expliquer. Ainsi cette femme mère d'une petite fille qui disait à propos de l'incarcération de son mari "qu'il soit puni, c'est normal, il a fait une connerie. Mais pourquoi on est punis, nous ?" C'est vrai cela : Pourquoi, monsieur le juge ?
On aurait pu penser que dans des affaires comme celles-là au moins, la justice aurait la présence d'esprit de penser aux enfants, puisqu'ils sont à l'origine des deux affaires. Mais non. Les enfants devront donc s'éduquer seul loin de leurs parents, en allant dans "l'école qui a envoyé papa/maman en prison". Comme la rentrée s'annonce gaie pour ces petits...

Merci pour les enfants, messieurs les juges. Sincèrement. Je suis sûr que toute leur vie, ils vous en seront reconnaissant. Ils n'oublieront pas. Et nous non-plus, nous le peuple français au nom duquel vous avez rendu votre verdict.

PS: Vous voulez me poursuivre en m'accusant de chercher à jeter le discrédit, publiquement par actes, paroles, écrits ou images de toute nature, sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l'autorité de la justice ou à son indépendance ? Mais faites donc ! Je saurais vous dire, moi, et en face, que ces décisions que vous avez pris en notre nom, celui du peuple français, vous l'avez usurpé, parce qu'en tant que membre du peuple français je suis scandalisé, et parce que si je ne me permettrais jamais ni de remettre en question l'autorité, ni l'indépendance de la justice, je m'accorde le droit, au nom du peuple français dont je fais moi aussi partie, de dire que votre décision est scandaleusement traumatisante pour les enfants, et qu'il est du devoir du citoyen d'un pays humaniste d'oser dire que la maltraîtance d'État n'est pas acceptable moralement.
Je suis membre du peuple français, et je ne vous reconnait pas le droit moral, messieurs les juges, d'affirmer que votre décision d'arracher leur père ou leur mère à ces enfants sont des décisions qui ont étés prises en mon nom. Surtout pas dans de telles affaires où les enfants sont au centre des débats. Si vous les avez oubliés, sachez que nous, pas.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La justice ne sait décidément plus quoi inventer pour remplir encore un peu plus les prisons déjà surpeuplées. Et tandis qu&#8217;on entend le petit refrain sur le législateur qui a la main lourde dans les textes, on oublie de parler de ces magistrats qui, disposant pourtant de toute la marge de manoeuvre que leurs syndicats ne cessent de réclamer, se sentent obligés de donner des peines démentielles : les prisons sont archi-surchargées mais, incapable de se remettre en question, la machine judiciaire continue de donner des peines de prison énormes à chaque occasion, comme si la prison était le seul moyen de punir un individu, comme si c&#8217;était l&#8217;unique réponse pénale qu&#8217;il était possible d&#8217;apporter, comme si le surpeuplement carcéral n&#8217;était pas déjà effroyable, comme si notre société n&#8217;incarcérait pas assez, comme s&#8217;il n&#8217;était pas effrayant de constater que le nombre de détenus dans ce pays ne cesse d&#8217;augmenter, alors que dans un pays comme la Finlande par exemple, il a été divisé par deux (mais je vous parlerais des Nordiques une autre fois).<br />
Comme si surtout, puisque c&#8217;est le sujet, il était sain et raisonnable d&#8217;incarcérer à tout bout de champs des gens qui ont des enfants à élever. Comme si ce n&#8217;était pas une punition terrible pour les enfants que de les priver de leur papa ou de leur maman. Comme si les enfants allaient s&#8217;éduquer tout seul une fois les parents en prison&#8230;</p>
<p>Deux peines d&#8217;incarcération prononcées en l&#8217;espace de quelques jours. L&#8217;une à Angers, l&#8217;autre à Amiens, pour des faits somme toute assez similaires.</p>
<p>La première est un père de famille condamné à trois mois de prison ferme, pour avoir gifflé l&#8217;instituteur de son fils, en apprennant que ledit instituteur avait soulevé l&#8217;enfant par le col. Trois mois de prison ferme&#8230; C&#8217;est une décision hautement contestable et pour plusieurs points :</p>
<p>- D&#8217;abord parce que cet instituteur n&#8217;avait pas plus le droit de soulever un enfant par le col, que le père n&#8217;avait le droit de giffler l&#8217;instit&#8217;. S&#8217;en prendre à un plus faible que soi est lâche par nature et d&#8217;une violence pas plus excusable que d&#8217;adulte à adulte. Cela lui est aussi interdit administrativement (l&#8217;Éducation Nationale n&#8217;autorise pas ses employés à agresser physiquement les élèves). Cela lui est enfin interdit pénalement : les seules et uniques personnes autorisées à user de la force dans l&#8217;éducation d&#8217;un enfant étant les parents eux-même, ou les détenteurs de l&#8217;autorité parentale (ce que ne sont pas les instits) : autant dire que la justice fais preuve d&#8217;un deux poids deux mesures tout à fait contestable. Donner une peine relativement lourde à un père qui n&#8217;a fait que défendre son enfant face à un instituteur qui lui-même avait fait preuve de violence est tout de même une décision largement discutable, pour ne pas dire honteuse.<br />
- Ensuite parce que l&#8217;instituteur en question, pourtant premier concerné, n&#8217;en demandait pas tant : il ne réclamait qu&#8217;un euro symbolique de dommages et intérêts. Mais la justice ne connait pas le symbole : il faut mettre en prison, sinon c&#8217;est pas drôle !</p>
<p>- Enfin parce que très logiquement, si cet homme est un parent qui a giflé l&#8217;instituteur de son fils, c&#8217;est que le père doit élever un enfant. On apprend d&#8217;ailleurs que l&#8217;enfant est un peu difficile, que le père est débordé, et qu&#8217;il a fait une demande de soutien psychologique en milieu scolaire pour l&#8217;enfant ! Et là, l&#8217;affaire tourne au scandaleux : Parce que pas un seul instant, les juges n&#8217;ont pensé à l&#8217;enfant ! L&#8217;enfant qui était déjà en situation difficile. L&#8217;enfant qui va perdre son père pendant 3 mois, envoyé en enfer ! L&#8217;enfant qui va en être d&#8217;autant plus perturbé alors qu&#8217;il a déjà besoin d&#8217;aide ! L&#8217;enfant qui va vachement aimer l&#8217;école à cause de laquelle son papa est en prison.</p>
<p>Un enfant sacrifié pour les délires répressifs de la justice. Mais cette affaire n&#8217;est pas la seule, en l&#8217;espace de quelques jours, d&#8217;où le terme de mode. Jugez plutôt :</p>
<p>Une mère de famille condamnée à 4 mois ferme pour avoir agressé des institutrices, parce que l&#8217;école refusait d&#8217;intégrer sa fille légèrement en retard. 4 mois ferme ! Rebelotte ! Pendant ces 4 mois donc, la fillette (qui était scolarisée en maternelle, c&#8217;est dire si nous parlons d&#8217;un âge où, comme le nom de l&#8217;école l&#8217;indique, l&#8217;enfant a besoin de sa maman) ne pourra plus voir sa mère, pendant ces 4 mois, elle n&#8217;aura que lettres et parloirs. Pendant ces 4 mois, la fillette ne sera plus éduquée par sa maman. Et cette fois encore, la fillette d&#8217;aller tous les jours dans l&#8217;école qui a envoyé sa mère en prison pendant 4 mois ! Ambiance à l&#8217;école ! Quatre mois de punition pour cette fillette ! Qui va éduquer la petite pendant ces 4 mois ? Monsieur le juge et ses peines de détention ? Assumera-t-il ce qu&#8217;il a fait à cette fillette et à son éducation ? Non bien-sûr car la justice se fiche des enfants lorsqu&#8217;elle attaque les parents. Elle ne s&#8217;en est jamais préoccupée et si vous demandez à des conjoints de détenus, il ne sauront que trop bien vous l&#8217;expliquer. Ainsi cette femme mère d&#8217;une petite fille qui disait à propos de l&#8217;incarcération de son mari &laquo;&nbsp;qu&#8217;il soit puni, c&#8217;est normal, il a fait une connerie. Mais pourquoi on est punis, nous ?&nbsp;&raquo; C&#8217;est vrai cela : Pourquoi, monsieur le juge ?<br />
On aurait pu penser que dans des affaires comme celles-là au moins, la justice aurait la présence d&#8217;esprit de penser aux enfants, puisqu&#8217;ils sont à l&#8217;origine des deux affaires. Mais non. Les enfants devront donc s&#8217;éduquer seul loin de leurs parents, en allant dans &laquo;&nbsp;l&#8217;école qui a envoyé papa/maman en prison&nbsp;&raquo;. Comme la rentrée s&#8217;annonce gaie pour ces petits&#8230;<br />
Merci pour les enfants, messieurs les juges. Sincèrement. Je suis sûr que toute leur vie, ils vous en seront reconnaissant. Ils n&#8217;oublieront pas. Et nous non-plus, nous le peuple français au nom duquel vous avez rendu votre verdict.</p>
<p>PS: Vous voulez me poursuivre en m&#8217;accusant de chercher à jeter le discrédit, publiquement par actes, paroles, écrits ou images de toute nature, sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l&#8217;autorité de la justice ou à son indépendance ? Mais faites donc ! Je saurais vous dire, moi, et en face, que ces décisions que vous avez pris en notre nom, celui du peuple français, vous l&#8217;avez usurpé, parce qu&#8217;en tant que membre du peuple français je suis scandalisé, et parce que si je ne me permettrais jamais ni de remettre en question l&#8217;autorité, ni l&#8217;indépendance de la justice, je m&#8217;accorde le droit, au nom du peuple français dont je fais moi aussi partie, de dire que votre décision est scandaleusement traumatisante pour les enfants, et qu&#8217;il est du devoir du citoyen d&#8217;un pays humaniste d&#8217;oser dire que la maltraîtance d&#8217;État n&#8217;est pas acceptable moralement.<br />
Je suis membre du peuple français, et je ne vous reconnait pas le droit moral, messieurs les juges, d&#8217;affirmer que votre décision d&#8217;arracher leur père ou leur mère à ces enfants sont des décisions qui ont étés prises en mon nom. Surtout pas dans de telles affaires où les enfants sont au centre des débats. Si vous les avez oubliés, sachez que nous, pas.</p>
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		<title>La castration pour les pédophiles&#8230; et pour les mères infanticides ?</title>
		<link>http://www.et-pourtant.org/actualites/la-castration-pour-les-pedophiles-et-pour-les-meres-infanticides.html</link>
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		<pubDate>Tue, 04 Sep 2007 00:24:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ainsi donc voici le nouveau crédo du gouvernement, suite à l'affaire du petit E., enlevé et agressé sexuellement par un pédophile sortant de prison. Il faudrait castrer chimiquement et/ou placer en "hôpital-prison" les pédophiles après leur peine de prison, ou à tout le moins les pédophiles "dangereux", autrement dit ceux qui ne sont pas assez convaincants quand ils assurent qu'ils sont subitement devenus hétérosexuels et qu'ils regrettent infiniment. (En fait il se murmure même ça et là que Sarkozy aurait avoué au père de l'enfant qu'il serait favorable à la peine de mort pour ce genre de gens, mais l'Élysée a démenti l'information... mouais). Ma foi, c'est une solution qui se justifie. On peut décider que pour des gens dangereux dans la société, les médicaments et un lieu fermé mais autre que la prison s'impose.

D'accord. Mais pourquoi seulement les pédophiles ? Et les femmes congeleuses d’enfants récidivistes, par exemple ? Vous savez, ces mères qui tuent leurs bébés, puis les mettent au congélateur (ou les enterrent dans leur jardin), à plusieurs reprises le plus souvent faisant d'elles des récidivistes, comme il y en a eu une encore tout récemment ? Pas d’hôpital-prison pour elles ? Pas de discours outré de la part de Nicolas Sarkozy à base de "trop c'est trop et on va bien voir ce qu'on va voir" ? Et les autres, tous les coupables de la violence ordinaire (donc non-sexuelle) sur les enfants ? Pas d'hôpitaux prisons pour eux non-plus ?
Quest-ce que cette fixette sur les délinquants sexuels ? Peut-on donc impunément ou presque, tabasser, maltraîter, et même tuer plusieurs enfants, du moment que c’est non-sexuel ?
Quand c'est pas du Sexe, les mauvais traitements à enfants ne sont pas graves et ne nécessitent plus de mesures spéciales anti-dangerosité ?

Pas d'accord.

J'ose affirmer que pour défendre les enfants, il faudrait commencer par prendre le sujet des mauvais traîtement sur enfant dans une perspective plus large que la délinquance sexuelle.
Pour un petit E. enlevé, combien de milliers de gamins tabassés par leurs propres parents ? Combien de dizaines d’enfants congelés ou enterrés dans le jardin par leur propre mère ? Pas d’hôpitaux prison pour leurs agresseurs ? Pas de camisole chimique pour leurs agresseurs ?

Les victimes d’abus non-sexuels n’ont donc rien d’autre que de souffrir en silence, parce que le pédophile, c’est quand même un bouc émissaire vachement plus excitant donc vachement plus générateur d’audience et de votes ? La mère-tueuse n'excitant pas assez le chaland, on doit la laisser tranquille et tant pis pour les enfants morts, tandis que le pédophile doit subir sa peine ad vitam aeternam ?

Quand un type viole un petit E., il prend 15 ou 20 ans. Quand une femme congèle ses enfants, elle prend 6 mois ferme tout au plus. C’est moins grave de tuer ses propres enfants ? C'est "mieux" ?

Et encore que le violeur et ravisseur du petit E. prenne 15 ou 20 ans, surtout en état de multirécidive, ce n'est pas ce qu'il y a de plus chouant.

Mais je me permet de soulever le problème des “délinquants sexuels” qu’on veut “soigner” ou “castrer”, ou emprisonner ad vitam aeternam, parce qu’ils ont le malheur d’avoir aimé des mineurs encore à 1 an de leur majorité sexuelle…

Premier problème : on ne soigne pas plus la pédophilie que l’homosexualité : on ne soigne pas une orientation sexuelle, quelle qu’elle soit, et même si notre société la condamne. Tout simplement parce qu'en l'état actuel des choses, on ne sait pas faire une telle chose.
Second problème : on perçoit l'hypocrisie des défenseurs de la quéquette des adolescents "châste, purs et innocents" des adolescents de 14 ans (néammoins condamnables et emprisonnables pour viol sur mineur, touts châstes, purs et innocents qu'ils soient) qui laissent mourrir les bébés-congelés.

Et encore : il n'y a pas que ceux qui ont le malheur de s'intéresser aux moins de quinze ans qui subissent les foudres de la Loi. Les magistrats sont, depuis 10 ans, passés maîtres dans l'art de condamner les rapports consentis avec des mineurs civils mais majeurs sexuels en prétendant une “autorité” imaginaire de la part de l’adulte…

Ce sont ces délinquants sexuels là qui remplissent les prisons, qui prennent 15 ans de prison au lieu des 5 ans maximum d’une atteinte sexuelle, parce qu’on requalifie en viol ce qui n’est en réalité qu’une atteinte sexuelle. Et après on décide qu’une fois libre ils ne le seront pas vraiment, parce qu'ils ne regrettent rien et affirment ne pas êtres des monstres, et qu’il est indispensable qu'ils en reprennent pour 30 ans de soins et de pillules castratrices aux effets secondaires dont on parle trop peu.

Tiens, parlons-en de la pillule castratrice : notamment, elle donne parfois des pulsions de meurtres. Comme ça, on sera tranquille : plus de pédophiles, plus de violeurs, juste des tueurs (congeleurs ?) d'enfants. C'est tellement mieux pour nos chères têtes blondes...

Pendant ce temps, les congeleuses d’enfants sont libres et courent toujours… Remarquez la cohérence du projet : les délinquants sexuels prendront leur petite pillule, cesseront d'avoir des érections mais deviendront tueurs, congèleront des enfants, et comme c’est moins grave que de jouer à touche-pipi avec un ado de 14 ans consentant, ils ne prendront que 6 mois ferme.

Et cela étant, il ne s'agit pas de défendre le ravisseur du petit E., et l’hôpital-prison est sûrement une bonne solution pour lui. Mais pour les mères congeleuses d’enfants aussi : sauf que pour celles-là, rien n'est prévu à part la liberté et l'impunité. Il faut dire que leur meurtre n'étant pas sexuel, la morale est sauve. Pas les enfants, mais tant pis. Peut-être même que la pillule-castratrice peut être une solution pour cet homme après tout, tout comme la camisole chimique ou la Ritaline feraient le plus grand bien à certains bons hétérosexuels parents violents mais non-incestueux.
En fait, la petite pillule pourrait aider 2% des délinquants sexuels. Certains en ont besoin, certains même la réclament. Mais pour les 98% restant ?

Car ce qu'il faut dire, parce que trop de monde l'ignore, c'est qu'une large majorité de pédophiles ne sont ni des malades ni des monstres : ils ont pragmatiquement une orientation sexuelle différente. Tout au plus on sait aider ceux qui le veulent à ne pas passer à l’acte (avec une certaine efficacité, mais sans garantie de résultat sur toute une vie). Au prix d’une vie de frustration et de vide affectif total, parce que l’orientation sexuelle se double généralement d’une orientation affective :

Le problème qu’a la société et qu'elle refuse de voir, c’est en effet que les pédophiles qui déclarent être amoureux de leur "victime" sont sincères. Et ça, personne ne peut rien n'y faire, même pas les pillules, même pas les psychiatres, même pas les hôpitaux-prisons.

Et croyez-moi, les psychiatres comme les psychologues en ont marre de soigner des gens qui vont bien dans leur tête mais qui ont un seul problème : ils aiment trop jeune. On sait rien faire contre ça et pour certains d’entre nous on sait même pas s’il est souhaitable de faire quelque chose contre ça. Ils ne sont pas malades, ils sont inadaptés : c'est tout différent ! Est-ce à eux ou à la société de changer ?

Parce que desfois, celui qui traumatise l’enfant, surtout quand "l’enfant" a déjà un certain âge et qu’il est en fait déjà un jeune adolescent, et en particulier lorsque la relation était “sans contrainte, menace violence ni surprise” pour reprendre les termes du Code Pénal, c’est pas le pédophile : c’est le policier qui va le préssuriser jusqu’à l’intolérable pour lui arracher des avoeux

Comment croyez-vous que se sent un enfant interrogé à plusieurs reprises à propos d’un abus sexuel qui n'a jamais eu lieu, mais sur lequel la police insiste pour avoir des avoeux parce qu'elle souhaite à tout prix incarcérer un homme ? Comment croyez-vous que se sent un jeune qui a eu un rapport sexuel consenti et qu'il a apprécié, mais dont un juge lui répètera à l’envie que c'était un abus, qu’il est victime, et ce jusqu’à ce que le mineur finisse par en être convaincu ?

Parce que revenons à une base de la psychologie : la victimisation est avant tout un mécanisme basé sur l’image que l’on a de soi. Et quand on fait tout pour renvoyer une image de victime qui DOIT souffrir à un enfant, il finis par l’intérioriser. Il deviens victime : non-pas par ce qu'il a vécu, mais par l'image qu'on lui en renvoie. C'est là qu'a lieu le traumatisme.

Mais qui osera parler de tout ça, mettre un coup de pied dans la fourmilière et dire "changeons nos comportements" ? C’est nettement plus vendeur et surtout plus facile de parler d’hôpitaux-prisons et de monstres pédophiles. Mais attention : l'hôpital prison, c'est juste pour les pédophiles. Parce que tuer des bébés, ça fait pas de victimes, c'est pas grave, et les mères infanticides ne sont jamais dangereuses ni en risque de récidive…

Pas de soins pour ces femmes là ou si peu, et un certain sentiment d’injustice et d’hypocrisie reigne chez les gens mieux informés, et notamment chez les psychologues et psychiatres qui ont parfois l’impression de n’être qu’un instrument de plus du pouvoir, en ne devant soigner que les ennemis "désignés" de la société.

Pendant ce temps, on incarcère des enfants de 13 ans. J'en parle parce que l'une des grande cause d'incarcération des mineurs c'est… le viol sur mineur !! Ce qui est bien avec les mineurs, c’est la faculté qu’ils ont de servir à la fois de victimes et de coupables de la pédophilie, selon ce qui arrange les pouvoirs publics. C’est fort quand-même !

Et de ce point de vue là, le législateur n'est pas plus coupable que les juges. On a beau jeu critiquer Nicolas Sarkozy, mais nombre de magistrats qui le critiquent sont les premiers à prononcer de telles peines d'incarcération d'enfants. Qui croit pourtant qu’un rapport sexuel consenti est, à 13 ans, plus traumatisant que deux ans dans l’Enfer de la prison ? Assurément aucun ancien détenu ne croira à une telle histoire. Demandez donc à n'importe quel ancien détenu ce qu'il aurait préféré, entre deux ans de prison et un rapport sexuel consenti avec le ou la partenaire de son choix, juste pour voir (demandez à un jeune adolescent de 13 ans également, ce qu'il préfère d'entre les deux, histoire d'avoir l'avis des principaux concernés par toutes ces lois : vous verrez leur réponse).
Il faudrait en parler aussi, de la Maltraîtance d’État. L’hôpital-prison pour Sarkozy et les juges qui incarcèrent des jeunes de 13 ans ? Ou la castration chimique à la place ? Avec un peu de psycho de comptoir, on pourra même prétendre âgir pour mettre fin à leurs pulsions sadiques de séquestration d'enfants. Avec un peu de psycho plus sérieuse, on se dit parfois que Nicolas Sarkozy, les juges, et la population dans son ensemble est bien hargneuse, bien revancharde vis à vis des "coupables" délinquants parfois très jeunes, et qu'un petit tranquilisant leur ferait le plus grand bien, et leur éviterait d'avoir recours à un bouc-émissaire certes pratique, mais dont il ne faudrait pas oublier qu'il est lui aussi un humain.

Moi en tout cas, je suis favorable à l'hôpital-prison pour ceux qui incarcèrent des enfants, vu le danger qu'ils représentent. Parce que quiconque fait un peu de psychologie connait la dépression qui suit l’incarcération, ainsi que la dépression post-libération : des gens à ramasser à la serpillère, qui se laissent parfois mourrir ayant perdu l'habitude de ne serait-ce qu'ouvrir seul une porte. Alors quand on parle d’enfants de 13 ans… ces victimes là, on s’en fiche ? Ha ben oui, j'allais oublier… c’est pas sexuel, donc tout va bien, la morale est sauve.

 

Honnêtement, il deviens usant de constater chaque jour l’instrumentalisation de la jeunesse - en sa qualité de “victime” ou de “coupable” selon ce qui arrange le mieux - à des fins politiciennes ou pour le plaisir d'avoir un bouc-émissaire sur qui taper. Et l'hypocrisie ne va pas en diminuant.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ainsi donc voici le nouveau crédo du gouvernement, suite à l&#8217;affaire du petit E., enlevé et agressé sexuellement par un pédophile sortant de prison. Il faudrait castrer chimiquement et/ou placer en &laquo;&nbsp;hôpital-prison&nbsp;&raquo; les pédophiles après leur peine de prison, ou à tout le moins les pédophiles &laquo;&nbsp;dangereux&nbsp;&raquo;, autrement dit ceux qui ne sont pas assez convaincants quand ils assurent qu&#8217;ils sont subitement devenus hétérosexuels et qu&#8217;ils regrettent infiniment. (En fait il se murmure même ça et là que Sarkozy aurait avoué au père de l&#8217;enfant qu&#8217;il serait favorable à la peine de mort pour ce genre de gens, mais l&#8217;Élysée a démenti l&#8217;information&#8230; mouais). Ma foi, c&#8217;est une solution qui se justifie. On peut décider que pour des gens dangereux dans la société, les médicaments et un lieu fermé mais autre que la prison s&#8217;impose.</p>
<p>D&#8217;accord. Mais pourquoi seulement les pédophiles ? Et les femmes congeleuses d’enfants récidivistes, par exemple ? Vous savez, ces mères qui tuent leurs bébés, puis les mettent au congélateur (ou les enterrent dans leur jardin), à plusieurs reprises le plus souvent faisant d&#8217;elles des récidivistes, comme il y en a eu une encore tout récemment ? Pas d’hôpital-prison pour elles ? Pas de discours outré de la part de Nicolas Sarkozy à base de &laquo;&nbsp;trop c&#8217;est trop et on va bien voir ce qu&#8217;on va voir&nbsp;&raquo; ? Et les autres, tous les coupables de la violence ordinaire (donc non-sexuelle) sur les enfants ? Pas d&#8217;hôpitaux prisons pour eux non-plus ?<br />
Quest-ce que cette fixette sur les délinquants sexuels ? Peut-on donc impunément ou presque, tabasser, maltraîter, et même tuer plusieurs enfants, du moment que c’est non-sexuel ?<br />
Quand c&#8217;est pas du Sexe, les mauvais traitements à enfants ne sont pas graves et ne nécessitent plus de mesures spéciales anti-dangerosité ?</p>
<p>Pas d&#8217;accord.</p>
<p>J&#8217;ose affirmer que pour défendre les enfants, il faudrait commencer par prendre le sujet des mauvais traîtement sur enfant dans une perspective plus large que la délinquance sexuelle.<br />
Pour un petit E. enlevé, combien de milliers de gamins tabassés par leurs propres parents ? Combien de dizaines d’enfants congelés ou enterrés dans le jardin par leur propre mère ? Pas d’hôpitaux prison pour leurs agresseurs ? Pas de camisole chimique pour leurs agresseurs ?</p>
<p>Les victimes d’abus non-sexuels n’ont donc rien d’autre que de souffrir en silence, parce que le pédophile, c’est quand même un bouc émissaire vachement plus excitant donc vachement plus générateur d’audience et de votes ? La mère-tueuse n&#8217;excitant pas assez le chaland, on doit la laisser tranquille et tant pis pour les enfants morts, tandis que le pédophile doit subir sa peine ad vitam aeternam ?</p>
<p>Quand un type viole un petit E., il prend 15 ou 20 ans. Quand une femme congèle ses enfants, elle prend 6 mois ferme tout au plus. C’est moins grave de tuer ses propres enfants ? C&#8217;est &laquo;&nbsp;mieux&nbsp;&raquo; ?</p>
<p>Et encore que le violeur et ravisseur du petit E. prenne 15 ou 20 ans, surtout en état de multirécidive, ce n&#8217;est pas ce qu&#8217;il y a de plus chouant.</p>
<p>Mais je me permet de soulever le problème des “délinquants sexuels” qu’on veut “soigner” ou “castrer”, ou emprisonner ad vitam aeternam, parce qu’ils ont le malheur d’avoir aimé des mineurs encore à 1 an de leur majorité sexuelle…</p>
<p>Premier problème : on ne soigne pas plus la pédophilie que l’homosexualité : on ne soigne pas une orientation sexuelle, quelle qu’elle soit, et même si notre société la condamne. Tout simplement parce qu&#8217;en l&#8217;état actuel des choses, on ne sait pas faire une telle chose.<br />
Second problème : on perçoit l&#8217;hypocrisie des défenseurs de la quéquette des adolescents &laquo;&nbsp;châste, purs et innocents&nbsp;&raquo; des adolescents de 14 ans (néammoins condamnables et emprisonnables pour viol sur mineur, touts châstes, purs et innocents qu&#8217;ils soient) qui laissent mourrir les bébés-congelés.</p>
<p>Et encore : il n&#8217;y a pas que ceux qui ont le malheur de s&#8217;intéresser aux moins de quinze ans qui subissent les foudres de la Loi. Les magistrats sont, depuis 10 ans, passés maîtres dans l&#8217;art de condamner les rapports consentis avec des mineurs civils mais majeurs sexuels en prétendant une “autorité” imaginaire de la part de l’adulte…</p>
<p>Ce sont ces délinquants sexuels là qui remplissent les prisons, qui prennent 15 ans de prison au lieu des 5 ans maximum d’une atteinte sexuelle, parce qu’on requalifie en viol ce qui n’est en réalité qu’une atteinte sexuelle. Et après on décide qu’une fois libre ils ne le seront pas vraiment, parce qu&#8217;ils ne regrettent rien et affirment ne pas êtres des monstres, et qu’il est indispensable qu&#8217;ils en reprennent pour 30 ans de soins et de pillules castratrices aux effets secondaires dont on parle trop peu.</p>
<p>Tiens, parlons-en de la pillule castratrice : notamment, elle donne parfois des pulsions de meurtres. Comme ça, on sera tranquille : plus de pédophiles, plus de violeurs, juste des tueurs (congeleurs ?) d&#8217;enfants. C&#8217;est tellement mieux pour nos chères têtes blondes&#8230;</p>
<p>Pendant ce temps, les congeleuses d’enfants sont libres et courent toujours… Remarquez la cohérence du projet : les délinquants sexuels prendront leur petite pillule, cesseront d&#8217;avoir des érections mais deviendront tueurs, congèleront des enfants, et comme c’est moins grave que de jouer à touche-pipi avec un ado de 14 ans consentant, ils ne prendront que 6 mois ferme.</p>
<p>Et cela étant, il ne s&#8217;agit pas de défendre le ravisseur du petit E., et l’hôpital-prison est sûrement une bonne solution pour lui. Mais pour les mères congeleuses d’enfants aussi : sauf que pour celles-là, rien n&#8217;est prévu à part la liberté et l&#8217;impunité. Il faut dire que leur meurtre n&#8217;étant pas sexuel, la morale est sauve. Pas les enfants, mais tant pis. Peut-être même que la pillule-castratrice peut être une solution pour cet homme après tout, tout comme la camisole chimique ou la Ritaline feraient le plus grand bien à certains bons hétérosexuels parents violents mais non-incestueux.<br />
En fait, la petite pillule pourrait aider 2% des délinquants sexuels. Certains en ont besoin, certains même la réclament. Mais pour les 98% restant ?</p>
<p>Car ce qu&#8217;il faut dire, parce que trop de monde l&#8217;ignore, c&#8217;est qu&#8217;une large majorité de pédophiles ne sont ni des malades ni des monstres : ils ont pragmatiquement une orientation sexuelle différente. Tout au plus on sait aider ceux qui le veulent à ne pas passer à l’acte (avec une certaine efficacité, mais sans garantie de résultat sur toute une vie). Au prix d’une vie de frustration et de vide affectif total, parce que l’orientation sexuelle se double généralement d’une orientation affective :</p>
<p>Le problème qu’a la société et qu&#8217;elle refuse de voir, c’est en effet que les pédophiles qui déclarent être amoureux de leur &laquo;&nbsp;victime&nbsp;&raquo; sont sincères. Et ça, personne ne peut rien n&#8217;y faire, même pas les pillules, même pas les psychiatres, même pas les hôpitaux-prisons.</p>
<p>Et croyez-moi, les psychiatres comme les psychologues en ont marre de soigner des gens qui vont bien dans leur tête mais qui ont un seul problème : ils aiment trop jeune. On sait rien faire contre ça et pour certains d’entre nous on sait même pas s’il est souhaitable de faire quelque chose contre ça. Ils ne sont pas malades, ils sont inadaptés : c&#8217;est tout différent ! Est-ce à eux ou à la société de changer ?</p>
<p>Parce que desfois, celui qui traumatise l’enfant, surtout quand &laquo;&nbsp;l’enfant&nbsp;&raquo; a déjà un certain âge et qu’il est en fait déjà un jeune adolescent, et en particulier lorsque la relation était “sans contrainte, menace violence ni surprise” pour reprendre les termes du Code Pénal, c’est pas le pédophile : c’est le policier qui va le préssuriser jusqu’à l’intolérable pour lui arracher des avoeux</p>
<p>Comment croyez-vous que se sent un enfant interrogé à plusieurs reprises à propos d’un abus sexuel qui n&#8217;a jamais eu lieu, mais sur lequel la police insiste pour avoir des avoeux parce qu&#8217;elle souhaite à tout prix incarcérer un homme ? Comment croyez-vous que se sent un jeune qui a eu un rapport sexuel consenti et qu&#8217;il a apprécié, mais dont un juge lui répètera à l’envie que c&#8217;était un abus, qu’il est victime, et ce jusqu’à ce que le mineur finisse par en être convaincu ?</p>
<p>Parce que revenons à une base de la psychologie : la victimisation est avant tout un mécanisme basé sur l’image que l’on a de soi. Et quand on fait tout pour renvoyer une image de victime qui DOIT souffrir à un enfant, il finis par l’intérioriser. Il deviens victime : non-pas par ce qu&#8217;il a vécu, mais par l&#8217;image qu&#8217;on lui en renvoie. C&#8217;est là qu&#8217;a lieu le traumatisme.</p>
<p>Mais qui osera parler de tout ça, mettre un coup de pied dans la fourmilière et dire &laquo;&nbsp;changeons nos comportements&nbsp;&raquo; ? C’est nettement plus vendeur et surtout plus facile de parler d’hôpitaux-prisons et de monstres pédophiles. Mais attention : l&#8217;hôpital prison, c&#8217;est juste pour les pédophiles. Parce que tuer des bébés, ça fait pas de victimes, c&#8217;est pas grave, et les mères infanticides ne sont jamais dangereuses ni en risque de récidive…</p>
<p>Pas de soins pour ces femmes là ou si peu, et un certain sentiment d’injustice et d’hypocrisie reigne chez les gens mieux informés, et notamment chez les psychologues et psychiatres qui ont parfois l’impression de n’être qu’un instrument de plus du pouvoir, en ne devant soigner que les ennemis &laquo;&nbsp;désignés&nbsp;&raquo; de la société.</p>
<p>Pendant ce temps, <strong>on incarcère des enfants de 13 ans</strong>. J&#8217;en parle parce que l&#8217;une des grande cause d&#8217;incarcération des mineurs c&#8217;est… <strong>le viol sur mineur</strong> !! Ce qui est bien avec les mineurs, c’est la faculté qu’ils ont de servir à la fois de victimes et de coupables de la pédophilie, selon ce qui arrange les pouvoirs publics. C’est fort quand-même !</p>
<p>Et de ce point de vue là, le législateur n&#8217;est pas plus coupable que les juges. On a beau jeu critiquer Nicolas Sarkozy, mais nombre de magistrats qui le critiquent sont les premiers à prononcer de telles peines d&#8217;incarcération d&#8217;enfants. Qui croit pourtant qu’un rapport sexuel consenti est, à 13 ans, plus traumatisant que deux ans dans l’Enfer de la prison ? Assurément aucun ancien détenu ne croira à une telle histoire. Demandez donc à n&#8217;importe quel ancien détenu ce qu&#8217;il aurait préféré, entre deux ans de prison et un rapport sexuel consenti avec le ou la partenaire de son choix, juste pour voir (demandez à un jeune adolescent de 13 ans également, ce qu&#8217;il préfère d&#8217;entre les deux, histoire d&#8217;avoir l&#8217;avis des principaux concernés par toutes ces lois : vous verrez leur réponse).<br />
Il faudrait en parler aussi, de la Maltraîtance d’État. L’hôpital-prison pour Sarkozy et les juges qui incarcèrent des jeunes de 13 ans ? Ou la castration chimique à la place ? Avec un peu de psycho de comptoir, on pourra même prétendre âgir pour mettre fin à leurs pulsions sadiques de séquestration d&#8217;enfants. Avec un peu de psycho plus sérieuse, on se dit parfois que Nicolas Sarkozy, les juges, et la population dans son ensemble est bien hargneuse, bien revancharde vis à vis des &laquo;&nbsp;coupables&nbsp;&raquo; délinquants parfois très jeunes, et qu&#8217;un petit tranquilisant leur ferait le plus grand bien, et leur éviterait d&#8217;avoir recours à un bouc-émissaire certes pratique, mais dont il ne faudrait pas oublier qu&#8217;il est lui aussi un humain.</p>
<p>Moi en tout cas, je suis favorable à l&#8217;hôpital-prison pour ceux qui incarcèrent des enfants, vu le danger qu&#8217;ils représentent. Parce que quiconque fait un peu de psychologie connait la dépression qui suit l’incarcération, ainsi que la dépression post-libération : des gens à ramasser à la serpillère, qui se laissent parfois mourrir ayant perdu l&#8217;habitude de ne serait-ce qu&#8217;ouvrir seul une porte. Alors quand on parle d’enfants de 13 ans… ces victimes là, on s’en fiche ? Ha ben oui, j&#8217;allais oublier… c’est pas sexuel, donc tout va bien, la morale est sauve.</p>
<p>Honnêtement, il deviens usant de constater chaque jour l’instrumentalisation de la jeunesse &#8211; en sa qualité de “victime” ou de “coupable” selon ce qui arrange le mieux &#8211; à des fins politiciennes ou pour le plaisir d&#8217;avoir un bouc-émissaire sur qui taper. Et l&#8217;hypocrisie ne va pas en diminuant.</p>
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